Dallas est en playoffs pour la troisième saison
consécutive, une chose que la franchise n'avait plus fait depuis leur fameuse série 1991-1996 (pendant laquelle ils ont gagné 3 de leurs 5 Super Bowls). Les deux dernières saisons, ils ont été éliminés par San Francisco (d'abord en wildcard puis en divisional). Ce match oppose les
deux meilleurs quaterbacks en terme de touchdowns :
Dak Prescott (
36, DAL) et
Jordan Love (
32, GB).
Les Green Bay Packers ont gagné le "
toss" et choisissent de débuter le match en attaque, ce qui est
plutôt rare ces derniers temps. En tous cas c'est un choix payant (qui fait évidemment partie de la préparation de la stratégie

), puisqu'à l'issue d'un long drive qui mange
plus de la moitié du premier quart-temps ils ouvrent le score par un touchdown à la course de
Aaron Jones.
7 - 0. Après une possession inactive de chaque côté, Dak Prescott est
intercepté par
Jaire Alexander et cela donne une excellente position aux Packers. Ils profitent de ce
turnover pour doubler leur avantage, ainsi que les statistiques de
Aaron Jones, puisque c'est encore lui qui se charge du TD (
14 - 0).
On vient de rentrer dans le deuxième quart-temps, et les statistiques de Dallas en attaque sont
catastrophiques 
jusqu'à présent. Et ça continue avec un nouveau drive inactif, alors que les Packers mangent encore beaucoup de temps jusqu'à une passe de Jordan Love captée dans l'embut par
Dontayvion Wicks (20 yds; la conversion est manquée,
20 - 0). Au moment du "
2 minutes warning", Dallas a de nouveau le ballon, et on se dit qu'en marquant avant la mi-temps et sachant qu'ils auront
aussi la première possession de la seconde mi-temps, les choses sont encore jouables, mais Prescott est
intercepté une deuxième fois dans ce match, par
Darnell Savage, qui remonte plus de la moitié du terrain (
64 yards) pour un TD ("
pick-6"). Finalement, les Cowboys ouvrent bien leur score avant la mi-temps, par un touchdown de
Jake Ferguson à la dernière seconde, mais ça fait quand même
27 - 7 à la pause…

Comme "prévu", les Cowboys profitent du premier drive de la seconde mi-temps pour marquer à nouveau, mais ce n'est qu'un field-goal (qui pourrait néanmoins compter en fin de match, à cause de la conversion manquée par les Packers en deuxième quart-temps). Le chemin paraît encore long, d'autant que sur le drive suivant Green Bay marque un autre TD (
encore
Aaron Jones à la course,
34 - 10). Dallas réduit l'écart grâce à une course de touchdown par
Tony Pollard, et les fans des Cowboys peuvent encore y croire car la conversion à deux points "semble" réussie, mais elle est annulée par une pénalité, et le kicker loupe sa transformation (
34 - 16, donc toujours trois possessions d'écart…).
En fin de troisième,
Luke Musgrave, laissé
totalement seul 
(!), est trouvé par Jordan Love pour un nouveau TD de Green Bay. Cette fois, même s'il reste un quart-temps entier, qu'il peut y avoir des turnovers, que les Cowboys sont l'une des meilleures attaques, qu'ils sont imbattables à domicile, etc… etc…, on les voit mal revenir

.
Ce dernier quart-temps s'avère en fait
un peu fou 
en attaque : les Packers s'envolent vers leur record de points en playoffs (
48, record égalé avec le match divisional contre Atlanta en 2010) avec un TD sur 4
ème tentative (
Romeo Doubs), puis
Jake Ferguson marque
DEUX TDs pour Dallas (tous les deux convertis à deux points,
48 - 32)
Green Bay réalise donc la
surprise du week-end 
en battant les Cowboys à Dallas, lesquels étaient
invaincus ici depuis deux saisons (soit 16 matchs de suite…). Côté individuel,
Aaron Jones établit un nouveau record de yards à la course en moyenne contre Dallas (123.3), et
Jordan Love devient le premier quaterback
rookie à obtenir le
rating maximum dans un match de playoffs.