La tâche semblait
ardue pour les
Carolina Panthers ce soir : pour devenir la première équipe de l'histoire à atteindre une finale de Conférence avec un "
losing record" (c'est à dire moins de 9 victoires en 16 matchs de saison régulière) ils devaient battre les
Seattle Seahawks, champions en titre, et
presque invincibles à domicile (seulement 2 défaites à Seattle en 3 ans…

).
Et pourtant, ils ont pleinement tenté leur chance, et ont même
fait illusion pendant 3 quarts-temps. Déjà grâce à leur
défense contre la course : ils réussissent ainsi à limiter la meilleure équipe de la NFL à la course à
seulement 100 yards au total

! Et puis, en attaque,
Cam Newton réalise un
bon match : il termine à 23 sur 36 pour 246 yards, avec 2 touchdowns, et en ajoutant 37 yards à la course. En fait, il "match" son adversaire du jour, puisque
Russell Wilson livre une feuille de stats identique : 15 sur 22 pour 268 yards, et 3 TDs.
Globalement, Carolina aura même plus de first-downs, plus d'actions en attaque, et plus de temps de jeu que Seattle.
Mais ce sont les
3 turnovers (1 fumble perdu et 2 interceptions) qui vont
coûter cher aux Panthers…

Deux d'entre eux vont amener un touchdown pour les Seahawks, et c'est l'écart qui restera en fin de match.
Une première interception de Newton n'a donné aucun point à Seattle, mais c'est sur le second de ces turnovers (un fumble dès le drive suivant de Carolina) que sont marqués les premiers points. Il aura fallu attendre pour cela la
toute fin du premier quart-temps, le match ayant été jusque là extrêmement défensif (
0 - 7). Les trois drives du second quart-temps (dont l'un de plus de 8 minutes) amènent chacun un score (TD CAR, TD SEA et FG SEA), ce qui fait que le score à la mi-temps reste
serré :
10 - 14.
(
Note : le field-goal final a été re-tiré 3 fois
! Ces 4 dernières secondes de temps de jeu ont en fait duré plusieurs minutes, la faute à Kam Chancellor des Seahawks, qui a "inauguré" à deux reprises une nouvelle tactique défensive à la limite de la légalité en sautant par-dessus la ligne offensive !! Très drôle… 
).
Getty Images / Otto Greule JrIl faut ensuite attendre la première action du quatrième quart-temps (rien au troisième) pour voir un field-goal de Seattle (
10 - 17). Puis Russell Wilson lance son troisième touchdown de la soirée, et porte l'avance à 14 points (
10 - 24). Il faut souligner la
grande efficacité de Wilson dans ce match, en particulier sur les "
3rd downs", ses trois TDs ayant TOUS été sur une
3ème tentative : 16 yards pour
Doug Baldwin au premier quart (sur une 3
ème et 9), 63 yards (superbe catch en mouvement) pour
Jermaine Kearse au second (sur une 3
ème et 7), et 25 yards pour
Luke Willson à 10'26" de la fin (sur une 3
ème et 10).
En fait, avec 8 sur 8 sur 3
ème tentative (100%), 199 yds (moyenne de 25) et 3 TDs,
Russell Wilson établit
4 records…
L'action impressionnante de ce match sera pourtant
défensive : sur le drive suivant, alors que Carolina semble sur le point de réduire à nouveau l'écart (ils ne sont plus qu'à 13 yards de l'embut adverse), Cam Newton est intercepté par
Kam Chancellor, qui a anticipé la passe. Et le
safety qui avait bien fait
rigoler le public et les commentateurs en fin de première mi-temps (
voir note ci-dessus) prouve qu'il n'est pas là que pour s'amuser…
Il retourne cette interception (
cf. photo ci-dessus) sur presque
tout le terrain (
90 yards 
!!) pour un touchdown qui clôt pratiquement le match (
10 - 31).
C'est le
plus long touchdown de l'histoire de Seattle (battant celui de 87 yds par
Percy Harvin dans le
Super Bowl de l'année dernière, voir paragraphe "
L'homme qui valait $67 millions"), le troisième de la carrière de Chancellor.
Il reste 5'55" à jouer, mais le match est plié, et le touchdown de Newton vers
Kelvin Benjamin (son second ce soir) ne sert qu'à réduire le score final (et à confirmer mon pronostic…

) :
17 - 31.
Les Seattle Seahawks continuent donc leur
domination à domicile sur les trois dernières saisons (22-2, dont 8 playoffs consécutifs), 9 de ces victoires laissant leur adversaire à moins de 10 points (record sur la période). À noter que
bizarrement, c'est la première fois depuis la saison 2005 que le champion en titre gagne un match de playoff la saison suivante… (??

).