Ces deux équipes se rencontrent certes deux fois CHAQUE saison (rivaux de la division
NFC West), mais en playoffs cela n'est arrivé
que 2 fois dans l'histoire, et les Los Angeles Rams ont remporté les deux confrontations. Ce soir, leur première possession est bien bloquée par la défense des Seahawks ("
3 & out"). Puis, alors que le quaterback de Seattle,
Sam Darnold, est annoncé "à seulement 90%" (

!) à cause d'une légère blessure, il lance une BOMBE qui est captée sur le côté par
Rashid Shaheed pour un gain de
51 yards 
! Il aurait pu aller jusqu'au touchdown s'il n'avait pas été rattrappé
in-extremis par le dernier défenseur de Los Angeles. Ce touchdown sera marqué quelques actions plus tard grâce à une petite course de
Kenneth Walker III (
cf. photo plus bas,
0 - 7).
Entre la fin du premier et celle du deuxième,
plusieurs possessions des deux équipes se terminent soit par un punt soit par un field-goal (lointain à chaque fois, mais réussi), deux pour Los Angeles, un pour Seattle (
6 - 10). C'est à deux minutes de la pause que
les choses s'emballent : une petite passe de Matthew Stafford trouve
Kyren Williams, qui est seul (très mauvaise défense sur ce coup…

) et n'a plus qu'à courir jusqu'au touchdown. Los Angeles passe donc en tête pour la première fois, mais ça ne va pas durer… En effet, sur le dernier drive de la mi-temps, une superbe passe de Darnold permet un gros gain pour Seattle, et quelques secondes avant la mi-temps une autre passe est captée par
Jaxon Smith-Njigba dans l'embut. On retourne donc aux vestiaires sur le score de
13 - 17.
AP / Stephen BrashearOn n'en a pas encore parlé, mais la météo est évidemment
bien plus clémente de ce
côté-là de l'Amérique : 6°C (léger vent), ainsi qu'un beau soleil pour débuter la rencontre. C'est
toujours étonnant de quitter un match (à Denver) de
nuit (ou quasiment) pour se retrouver sur le match suivant (car les deux Finales de Conférence se déroulent l'une après l'autre) en
plein jour : à cause du décalage horaire, toute la première mi-temps à Seattle s'est déroulée sur une belle fin de journée…

La nuit est cependant bien tombée lorsque commence la seconde période. Les Rams parviennent à bloquer le drive d'ouverture de Seattle, mais sur le coup de pied de dégagement ils laissent échapper le ballon (c'est un "
muff", récupéré par Seattle). C'est un
turnover (le premier du match) PARTICULIÈREMENT COÛTEUX puisque forcément il replace les Seahawks
directement en position de marquer. Et c'est fait dès l'action suivante, passe de Darnold vers
Jake Bobo pour le touchdown.
Los Angeles réplique : il suffit de deux très longues passes réussies par
Matthew Stafford pour amener juste après un touchdown capté par
Davante Adams (
20 - 24). Les attaques semblent vraiment avoir trouvé les
bons ajustements pendant la pause car les drives concluants
s'enchaînent : après 9 actions (sur 65 yds), c'est ainsi
Cooper Kupp qui marque un nouveau touchdown pour Seattle. Puis c'est
Puka Nacua qui capte de justesse une passe à la limite de l'embut (après une pénalité particulièrement idiote de la part d'un joueur de Seattle…

), on a donc désormais eu
4 possessions de SUITE qui ont donné des touchdowns (deux de chaque côté), et le score est passé à
27 - 31.
Il reste encore un peu plus d'un quart-temps à jouer, et on se demande jusqu'où ce
chassé-croisé peut nous emmener. Il faut attendre le dernier quart-temps pour voir la défense de Los Angeles ENFIN réussir à bloquer un drive de Seattle dans cette seconde mi-temps. Leur attaque va alors construire un TRÈS long drive, mais ils échouent finalement
sans points à une dizaine de yards du but. Comme ce drive a consommé
beaucoup de temps, les Seahawks récupèrent la possession avec moins de cinq minutes restantes, et ils peuvent commencer à faire tourner le chrono, mais tout en progressant sinon c'est contre-productif…

En dépassant la mi-terrain à deux minutes restantes, c'est quasiment gagné, à moins d'un ultime turnover… qui n'arrivera pas. Pour Seattle, ce sera la
4ème participation à un Super Bowl, la première depuis 2014, et ils affronteront le
même adversaire que
cette année-là (les fans de Seattle se souviennent encore du fameux "
worst play call ever" en fin de match, cf. résumé).