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Points marquants de ce premier tour :
- les deux participants au Super Bowl de l'année dernière sont éliminés dès le premier tour.
- les équipes spéciales n'ont pas brillé : aucun gros retour de coup de pied (à part celui de Cromartie, décisif pour les Jets).
- aucun TD défensif : s'il y a eu quelques interceptions et fumbles (mais globalement beaucoup moins de turnovers que l'année dernière à ce stade), aucun(e)s ne s'est transformé en TD.
- j'ai eu à moitié raison sur mes pronostics
: j'avais anticipé la grosse surprise (cf. "avis aux parieurs"), en revanche le match que j'imaginais serré s'est avéré être celui où l'écart a été le plus important (parce que les Chiefs se sont écroulés d'un coup). Notons qu'il y a eu 3 victoires à l'extérieur sur 4 matchs.
Présentation demi-finales de Conférence ("divisional games")
Les 4 équipes de ce second tour en Conférence Nationale sont
toutes différentes des équipes de l'année dernière à ce stade de la compétition. Seules
deux équipes (Baltimore et New York) se retrouvent au second tour comme l'année dernière dans la Conférence Américaine (et joueront comme en 2010 à l'extérieur). Soit un taux global de renouvellement de 75% (62.5% en 2010).
Dans la
Conférence Américaine, les deux rencontres de ce second tour seront
entre équipes de la même poule en saison régulière. Ce sera donc leur troisième affrontement de l'année (puisque les équipes dans la même poule se rencontrent automatiquement deux fois en saison régulière), et bien sûr des matchs où les deux adversaires se connaissent bien, puisque qu'ils sont dans la même poule depuis des années.
Dans la
Conférence Nationale, beaucoup sont déjà en train de
saliver sur une
hypothétique finale NFC entre les
Bears et les
Packers (qui semble vraiment possible cette année)… Une rivalité historique (dans la poule NFC Nord) depuis 89 ans qui ne s'est exprimée en playoffs qu'à
une seule reprise : c'était en
1941 !!…

(à l'époque, le format des playoffs était différent). En fait, ce n'est seulement que la quatrième fois dans l'histoire que les deux équipes sont ensembles en playoffs (et ne se sont donc rencontrées qu'une fois). Et si en plus cet affrontement était en finale NFC (pour une place au Super Bowl), ce serait incroyable…
Les matchs de
samedi sont les plus ouverts : Pittsburgh devrait s'en sortir, et le "Packers - Falcons" est très indécis (Green Bay a ses chances). Peut-être moins de suspense
dimanche (mais surprise toujours possible) : les Jets joueront leur 9
ème match consécutif de playoff
à l'extérieur, et on se dit que ce sera dur face à l'attaque de New England (ils ont été battus 45-3 par les Patriots il y a quelques semaines). Enfin, les Seahawks seront une nouvelle fois "
double-digit underdogs" face à Chicago (ce qui signifie que Chicago est favori d'au moins 10 points), mais c'était déjà le cas contre New Orleans et on a vu le résultat…
=>
Points marquants des finales de Conférence :
- les Green Bay Packers sont seulement la deuxième équipe classée "N°6" dans leur conférence a réussir à accèder au Super Bowl. Ce sera leur 5ème participation (ils en ont gagné 3 sur 4), mais la première depuis 13 ans (et du coup, la première fois qu'ils prétendront au "Vince Lombardi Trophy", nommé ainsi d'après leur légendaire coach). Enfin, c'est la 4ème équipe à atteindre le Super Bowl après 3 victoires à l'extérieur (Patriots 1985, Steelers 2005, Giants 2007, les deux dernières ayant par la suite gagné le Super Bowl).
- les Jets perdent pour la 4ème fois en Finale AFC depuis 1969 (et la seconde fois consécutive, puisqu'ils étaient déjà à ce niveau l'année dernière).
- les Steelers parviennent au Super Bowl pour la seconde fois en 3 ans (et la troisième en six ans). Ben Roethlisberger aura l'occasion d'égaler Tom Brady pour les "bagues de Champion" (3 bagues pour Brady).
- les quaterbacks ont été particulièrement mauvais sur ces finales
: le meilleur rating est pour Mark Sanchez (102.2, et il a pourtant perdu), les autres sont tous en-dessous de 70 (rappel : le score parfait est de l'ordre de 150-160, un bon score est de l'ordre de 120).
Présentation du Super Bowl XLV 2010-2011
Sur les huit dernières années, le représentant de la
Conférence Américaine au Super Bowl est assez stable puisque seules
3 équipes se partagent ce rôle : New England (3 fois), Indianapolis (2 fois) et Pittsburgh (3 fois). En revanche, sur la même période, ce sont
8 équipes différentes qui ont représenté la
Conférence Nationale.
- Green Bay Packers : la franchise a gagné les deux premiers Super Bowls de l'histoire (1966 et 1967), et le trophée a été renommé en honneur de leur coach Vince Lombardi à sa mort en 1970. Les Packers vont tenter de remporter leur quatrième Super Bowl (en cinq tentatives), leur 13ème titre de champion depuis 1929 (avant la création de la Ligue NFL et du Super Bowl).
Néanmoins les années récentes ont été moins fastes, puisque c'est la première fois depuis la saison 1997-1998 que les Packers retrouvent le Super Bowl. À l'époque, c'est le mythique Brett Favre qui avait mené les siens jusqu'en finale. Un drôle de symbole, l'année même où Favre a (enfin) décidé de se retirer. Parti de Green Bay il y a trois ans, il a donné à Aaron Rodgers, quarterback de 24 ans, l'occasion de saisir sa chance. Et après trois saisons, le jeune quaterback réussit donc à ramener Green Bay au Super Bowl, validant ainsi le choix (contesté à l'époque par de nombreux fans) de se séparer d'une légende comme Brett Favre (mais déjà en fin de carrière).
=> La statistique surprenante : les Green Bay Packers n'ont jamais été menés de plus de 7 points à aucun moment pendant leurs 19 matchs cette saison (playoffs inclus). Cela ne s'est produit que 5 fois depuis 1938, la dernière en 1962.
NFL.com Pittsburgh Steelers : ce sera la 8ème fois que Pittsburgh se retrouvera au Super Bowl, égalant le record jusque là détenu par Dallas, et ils sont sur un 6-1 dans le grand match, leur seule défaite étant contre les Dallas Cowboys en 1996. Ils auront l'occasion d'améliorer leur record de Super Bowl remporté (6, devant les 5 de Dallas et San Francisco). Ces dernières années, ils ont remporté le Super Bowl XL 2005-2006 et le Super Bowl XLIII 2008-2009.
Pour la plupart des joueurs des Steelers, ce sera leur second Super Bowl. Pour quelques vétérans, comme Hines Ward, Ben Roethlisberger, James Farrior et Troy Polamalu, ce sera leur troisième participation. Certains membres de Pittsburgh vont (probablement) livrer leur dernier match : Dick LeBeau (l'assistant coach coordinateur de la défense, 73 ans) et Hines Ward, le receveur vedette. Ce dernier a été mauvais lors de son dernier SB en 2009, sera-t-il à la hauteur de sa réputation aujourd'hui ?
=> La statistique surprenante : les Steelers ont un total de 29 joueurs dans leur effectif qui ont déjà gagné un Super Bowl. Les Packers n'en ont aucun.
- les attaques : sans ses receveurs et la performance de la ligne offensive afin de lui donner du temps pour lancer sa passe, le meilleur QB n'est rien. Néanmoins, il est naturel de voir l'attaque reposer sur les performances du quaterback. Et dans ce domaine, Ben Roethlisberger et Aaron Rodgers sont tous deux dans le top 5 des meilleurs quarterbacks de la Ligue.
Si le match est serré à la fin, il est naturel de parier sur Roethlisberger (2 bagues de champion, 10 victoires pour 2 défaites en playoffs, 2 victoires pour aucune défaite au Super Bowl) pour réaliser le drive victorieux, plus que sur Rodgers. Néanmoins, ses stats au Super Bowl n'ont pas été excellentes. Ses deux bagues de champion ont été remportées surtout grâce à ses coéquipiers.
Quant à Aaron Rodgers, sur les cinq derniers matches, il a lancé 11 passes de touchdowns pour seulement trois interceptions, une excellente performance. Son seul défaut, comme souvent arrivé à un tel match : l'inexpérience…
Du côté des autres joueurs de l'attaque, on surveillera James Starks pour les Packers (le running-man héros des playoffs) et le receveur Hines Ward pour les Steelers (voire un éventuel renouveau du tight-end Heath Miller).
- les défenses : il y a très peu de trous dans les défenses des Pittsburgh Steelers et des Green Bay Packers. Elles se sont en effet classées respectivement à la 2ème et à la 5ème place de la NFL cette saison.
Conclusion
US Presswire / Mark J. RebilasL'équipe la plus expérimentée (Pittsburgh) a finalement scellé son propre destin en commettant
3 turnovers qui ont été tous trois
convertis en touchdowns par l'adversaire, soit
21 points encaissés à cause de ces erreurs. Les pénalités contre eux ont également souvent annulé des actions importantes. Au contraire, la jeune équipe de Green Bay a parfaitement su gérer l'avance obtenue tôt dans le match, et n'a pas concédé de turnover.
Du côté des quaterbacks,
Ben Roethlisberger a une nouvelle fois fait un match
assez mauvais en Super Bowl, et heureusement qu'il s'est néanmoins bien resaisi en seconde mi-temps. En première mi-temps, il avait une évaluation catastrophique de
31.9 !!
Son évaluation de 118.0 en seconde période lui permet d'obtenir une moyenne de 77.4 sur le match, mauvaise, mais moins humiliante. Il termine avec 25 passes complétées sur 40, 263 yards, 2 TDs, mais surtout
2 interceptions coûteuses pour les Steelers (et il en est à 5 interceptions en 3 Super Bowls).
Son homologue,
Aaron Rodgers n'a pas été parfait mais n'a pas commis d'erreur, malgré le fait que Green Bay utilise ultra-majoritairement la passe (seulement 13 courses sur le match). Ses statistiques : 24 passes complétées sur 39, 304 yards et 3 TDs (évaluation de 111.5). Il est logiquement
élu MVP du match (
cf. photo de gauche).
À noter également pour Green Bay l'excellente performance en attaque de
Jordy Nelson : 9 réceptions pour 140 yards et un touchdown, meilleur joueur offensif des Packers. C'était déjà la révélation des matchs de playoffs (en 3 matchs, il a capté et gagné pratiquement la moitié de tout ce qu'il avait fait sur les 16 matchs de saison régulière !).
Les
Green Bay Packers, coachés par
Mike McCarthy (
cf. photo de droite ci-dessous) remportent leur 4
ème Super Bowl (en 5 participations), leur 13
ème titre en tout (9 avant l'ère Super Bowl). Ce n'est que la deuxième fois qu'une équipe classée n°6 dans sa Conférence remporte le Super Bowl (Pittsburgh en 2005).
Getty Images / Al BelloGlobalement, ce Super Bowl était
intéressant à regarder, surtout la fin du deuxième quart-temps et tout le quatrième, avec un certain suspense sur la fin. Mais par rapport aux années précédentes (dont le niveau était certes particulièrement élevé), force est de reconnaître qu'il
n'a pas été vraiment spectaculaire… En fait, il manquait surtout d'une ou deux
actions d'éclat : la plus longue action du match n'est
que de 38 yards. L'action la plus probante fut sans doute le retour d'interception de Nick Collins en fin de premier quart-temps (ainsi que la transformation à deux points qui nous donnait une fin de match serrée).
Notons enfin que plusieurs
problèmes extra-sportifs sont venus
gâcher un peu la fête à Dallas :
- les organisateurs ont eu beaucoup de mal à gérer les mauvaises conditions climatiques dans la semaine (tempête de neige assez exceptionnelle sur Dallas). En particulier, des morceaux de glace se détachant de l'énorme toit du stade sont tombés sur des passants et des travailleurs, faisant 6 blessés dont un grave, quelques jours avant le Super Bowl.
- les problèmes de sièges non installés dans le stade (voir plus haut, la fin du paragraphe "Présentation") ont obligé 400 fans à s'entasser dans des petites salles pour finalement regarder le match à la télévision. La NFL tente bien d'offrir des compensations, mais cela ne calmera certainement pas la colère des spectateurs floués.
- beaucoup critiquent fortement les dépenses pharaoniques engagées (dont une partie est payée par les contribuables, comme le passage au-dessus du stade de quatre F-18 de la Navy qui a coûté $450 000 pour 2 secondes, et en plus le toit du stade était fermé…
). D'une manière générale, l'inflation des prix a déplu, et pas seulement pour les places dans le stade : certaines places de parking étaient à $900 (!), tous les produits proposés dans le stade étaient très chers, etc…
Beaucoup commencent donc à demander à ce que le football américain reste un sport populaire, alors que la tendance actuelle des propriétaires de chaque équipe est plutôt de construire chacun ce genre de stade démesuré et très cher… 
Rendez-vous la saison prochaine (à condition qu'un accord soit trouvé entre les propriétaires et les joueurs), le
5 février 2012 au
Lucas Oil Stadium de
Indianapolis, Indiana où aura lieu le
Super Bowl XLVI.

Bye-bye !!