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SEACHI
BALPIT
NYJNE
Green BayChicago
New YorkPittsburgh
Pittsburgh Steelers (12 - 4)Sun. 06/02 6:30pm ETGreen Bay Packers (10 - 6)
New Orleans Saints (5)
36
Seattle Seahawks (4)
41
Sat. 08/01
4:30pm ET
Pass: D. Brees (NO) - 404 yds, 2 TD
Rush: M. Lynch (SEA) - 19 car, 131 yds, 1 TD
Rec: D. Henderson (NO) - 7 rec, 77 yds, 1 TD

Fiche du match…
Green Bay Packers (6)
21
Philadelphia Eagles (3)
16
Sun. 09/01
4:30pm ET
Pass: M. Vick (PHI) - 292 yds, 1 TD, 1 INT
Rush: J. Starks (GB) - 23 car, 123 yds
Rec: J. Avant (PHI) - 7 rec, 93 yds, 1 TD

Fiche du match…
New York Jets (6)
17
Indianapolis Colts (3)
16
Sat. 08/01
8:00pm ET
Pass: P. Manning (IND) - 225 yds, 1 TD
Rush: L. Tomlinson (NYJ) - 16 car, 82 yds, 2 TD
Rec: P. Garcon (IND) - 5 rec, 112 yds, 1 TD

Fiche du match…
Baltimore Ravens (5)
30
Kansas City Chiefs (4)
7
Sun. 09/01
1:00pm ET
Pass: J. Flacco (BAL) - 265 yds, 2 TD
Rush: J. Charles (KC) - 9 car, 82 yds, 1 TD
Rec: T. Heap (BAL) - 10 rec, 108 yds

Fiche du match…
Green Bay Packers (6)
48
Atlanta Falcons (1)
21
Sat. 15/01
8:00pm ET
Pass: A. Rodgers (GB) - 366 yds, 3 TD
Rush: J. Starks (GB) - 25 car, 66 yds
Rec: G. Jennings (GB) - 8 rec, 101 yds

Fiche du match…
Seattle Seahawks (4)
24
Chicago Bears (2)
35
Sun. 16/01
1:00pm ET
Pass: J. Cutler (CHI) - 274 yds, 2 TD
Rush: M. Forte (CHI) - 25 car, 80 yds
Rec: G. Olsen (CHI) - 3 rec, 113 yds, 1 TD

Fiche du match…
Baltimore Ravens (5)
24
Pittsburgh Steelers (2)
31
Sat. 15/01
4:30pm ET
Pass: B. Roethlisberger (PIT) - 226 yds, 2 TD
Rush: R. Mendenhall (PIT) - 20 car, 46 yds, 2 TD
Rec: A. Brown (PIT) - 3 rec, 75 yds
Fiche du match…
New York Jets (6)
28
New England Patriots (1)
21
Sun. 16/01
4:30pm ET
Pass: T. Brady (NE) - 299 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: S. Greene (NYJ) - 17 car, 76 yds, 1 TD
Rec: J. Cotchery (NYJ) - 5 rec, 96 yds

Fiche du match…
Green Bay Packers (6)
21
Chicago Bears (2)
14
Sun. 23/01
3:00pm ET
Pass: A. Rodgers (GB) - 244 yds, 2 INT
Rush: J. Starks (GB) - 22 car, 74 yds, 1 TD
Rec: G. Jennings (GB) - 8 rec, 130 yds

Fiche du match…
New York Jets (6)
19
Pittsburgh Steelers (2)
24
Sun. 23/01
6:30pm ET
Pass: M. Sanchez (NYJ) - 233 yds, 2 TD
Rush: R. Mendenhall (PIT) - 27 car, 121 yds, 1 TD
Rec: D. Keller (NYJ) - 8 rec, 64 yds
Fiche du match…
Pittsburgh Steelers
25
Green Bay Packers
31
Sun. 06/02
6:30pm ET
Pass: A. Rodgers (GB) - 304 yds, 3 TD
Rush: R. Mendenhall (PIT) - 14 car, 63 yds, 1 TD
Rec: J. Nelson (GB) - 9 rec, 140 yds, 1 TD
Fiche du match…

Wildcard

Tableau des équipes qualifiées Bilan de la saison régulière 2010-2011

Les deux matchs les plus intéressants (a priori) semblent être "Packers - Eagles" (dimanche soir), et "Jets - Colts" (samedi soir), revanche de la finale de Conférence de l'année dernière.
Le match le plus ouvert semble être "Ravens - Chiefs", alors que "Saints - Seahawks" sera évidemment le plus déséquilibré (avec une côte MONSTRE pour Seattle, pourtant à domicile, avis aux parieurs… wink2).
Équipes qualifiées : saison 2010-2011
RangConférence Américaine (AFC)Bilan
1
New England Patriots
14 - 2
2
Pittsburgh Steelers
12 - 4
3
Indianapolis Colts
10 - 6
4
Kansas City Chiefs
10 - 6
5
Baltimore Ravens
12 - 4
6
New York Jets
11 - 5
RangConférence Nationale (NFC)Bilan
1
Atlanta Falcons
13 - 3
2
Chicago Bears
11 - 5
3
Philadelphia Eagles
10 - 6
4
Seattle Seahawks
7 - 9
5
New Orleans Saints
11 - 5
6
Green Bay Packers
10 - 6
  • L'année dernière, à ce même stade de la compétition, nous avions eu droit à un match d'anthologie, avec un total de 96 points marqués (voir NFL Playoffs 2009-2010). Cette année, c'est certes moins (a priori, c'est quand même le 6ème meilleur total de l'histoire), mais ce premier match des playoffs 2010-2011 est aussi la la plus grande surprise de l'année ! Difficile de croire que la pire équipe jamais qualifiée pour les playoffs pouvait éliminer les Champions en titre (même en jouant à domicile). Surtout après avoir vu la piètre prestation des Seahawks la semaine passée (victoire à domicile qui leur a permis de se qualifier, mais sans convaincre).

    Marshawn Lynch TD
    AP Photo / Ted S. Warren
    Et d'ailleurs, le match commence comme on s'y attendait, un FG pour New Orleans, une interception de Matt Hasselbeck, et un touchdown pour Drew Brees, qui donne une avance de 10 - 0 aux Saints après moins de 9 minutes de jeu. On se dit que l'après-midi va être pénible pour les Seahawks… neutral
    Un premier TD lancé par Hasselbeck maintient Seattle, mais le second quart-temps commence par un touchdown à la course pour New Orleans qui reprend 10 points d'avance (17 - 7). Nouveau retour de Seattle (17 - 14), puis un fumble des Saints qui permet à Seattle d'égaliser par un FG (17 - 17). Les Seawhawks prennent ensuite l'avantage en fin de mi-temps (grâce à déjà la 3ème passe de touchdown pour Matt Hasselbeck et celle-ci est de 45 yards !), heureusement les Saints marquent un FG dans les dernières secondes pour maintenir un écart faible à la mi-temps (20 - 24).

    Un gros match d'attaque donc (ou de mauvaises défenses), seuls 3 drives se sont conclus par un punt.

    Le troisième quart-temps reprend sur les mêmes bases avec un 4ème touchdown à la passe pour les Seahawks, qui mènent désormais 20 - 31, puis 20 - 34. Un très long drive de New Orleans (91 yards gagnés, à cheval sur la fin du troisième et le début du quatrième) permet de conserver le suspens (27 - 34), d'autant qu'un FG ramène l'écart à 4 points (30 - 34). Deux drives infructueux plus tard (un de chaque côté), les Seahawks se retrouvent avec le ballon et un peu plus de 4 minutes à jouer. C'est alors l'action du match : un course incroyable de Marshawn Lynch, qui zigzague dans la défense des Saints, évitant plusieurs plaquages (cf. photo) avant de marquer un touchdown de 67 yards ! (de très loin le plus beau TD de ce premier tour big_smile).

    Il reste 3'22", mais deux possessions d'écart (30 - 41), et malgré un ultime touchdown des Saints (conversion à 2 points manquée), ce sera trop tard, le onside kick ne fonctionne pas, et les Champions en titre quittent prématurément les Playoffs 2010-2011 (36 - 41)…
    Au final, les deux équipes ont été très proches en statistiques, mais les 4 TDs à la passe de Matt Hasselbeck (en fin de contrat, et que l'on dit proche de la retraite) ont fait la différence.
  • C'était le match le plus attendu de ce premier tour (d'ailleurs l'audience TV a été excellente). Probablement à cause du retour de Michael Vick. L'ancien quaterback vedette d'Atlanta revenait cette saison après 2 saisons d'absence (à cause de problèmes avec la justice…), et a réalisé une excellente saison avec Philadelphie. En face, Aaron Rodgers, le quaterback de Green Bay ne jouait que son second match de playoff, mais on se souvient encore du premier (la saison dernière, défaite 45-51 en prolongation contre Arizona, ce fameux match historique), où il n'avait pas démérité face à K. Warner.

    L'avantage est pris par Green Bay en début de match, avec un touchdown de Rodgers dans les dernières secondes du premier quart-temps, puis un second (toujours à la passe) au milieu du deuxième. Philadelphie marque un FG en fin de deuxième, et à la mi-temps le score est de 14 - 3, dans un match qui semble déjà dominé par les défenses. Le troisième quart-temps voit un TD (à la passe) de chaque côté, ce qui laisse le même écart (21 - 10). En début du dernier quart-temps, D. Akers manque un deuxième field-goal (il en a déjà manqué un sur le premier drive de la partie), ce qui va avoir des conséquences en fin de match (car avec 2 FGs supplémentaires, les Eagles auraient pu gagner).

    Clay Matthews Sack
    Getty Images / Al Bello
    À 4 minutes de la fin, Michael Vick marque lui-même le touchdown de l'espoir pour les Eagles (une petite course de 1 yard), malheureusement la conversion à 2 points (qui aurait permis à Philadelphie ne n'être plus mené que d'un FG) échoue, malgré deux tentatives (car il y a une pénalité sur la première). Les Eagles restent donc menés de 5 points (21 - 16), ce qui les oblige à marquer un touchdown sur un dernier drive au sommet du suspense. Après avoir bloqué les Packers (et le chrono, grâce aux temps morts) sur le drive suivant, Vick a l'occasion de réaliser ce drive victorieux avec encore 1'45" à jouer (donc très faisable… wink).

    Et ça marche plutôt bien puisque Philadelphie se retrouve à 27 yards de l'embut avec 44 secondes restantes. Mais alors qu'il y a suffisamment de temps pour tenter 2 ou 3 actions (ou bien arrêter le chrono en jetant la balle, ce qui permet de préparer une tactique pour marquer ce touchdown dont ils ont besoin), Michael Vick (ou son coach) choisit de lancer tout de suite une passe assez improbable, et il est intercepté dans l'embut.
    Un choix assez bizarre (au minimum) qui clôt du coup le match et les espoirs des Eagles.

    À part ce choix discutable en fin de match (sans oublier les 2 FGs manqués, même si le premier était difficile), on a vraiment l'impression que les Packers ont gagné ce match grâce à une meilleure préparation. Leur défense "anti-Vick" était particulièrement au point, sackant le quaterback adverse à 3 reprises (cf. photo). Au contraire, les Eagles n'ont sans doute pas assez prêté attention au running-back James Starks (rookie, donc presque inconnu), qui a engrangé 123 yards en 32 courses dans ce match.
  • La revanche de la finale AFC de l'année dernière (victoire des Colts pour accéder au Super Bowl XLIV 2009-2010). Un début de match très défensif, puisque les 8 premiers drives (les deux équipes combinées) se terminent par un punt. Il faut attendre les deux-tiers du second quart-temps pour voir enfin une action d'éclat : une très longue passe de Peyton Manning pour Pierre Garçon (le héros du match de l'année dernière) pour un touchdown de 57 yards (3ème plus longue passe de Manning en carrière). Avant la mi-temps, Mark Sanchez est intercepté, mais heureusement sans conséquence pour les Jets (ce sera le seul turnover de la partie). Les Colts mènent donc 0 - 7 à la mi-temps.

    Nick Folk FG
    AP Photo / Michael Conroy
    Le troisième quart-temps change radicalement des deux premiers : seuls 3 longs drives sont joués ! Conclus par un touchdown égalisateur à la course pour les Jets (LaDainian Tomlinson), un premier long field-goal d'Adam Vinatieri pour Indianapolis, puis un second touchdown de Tomlinson. Avec 10 minutes à jouer dans le quatrième et dernier quart-temps, les Jets prennent donc l'avantage pour la première fois du match (14 - 10). Nouveau FG de Vinatieri (14 - 13) et les Colts ont l'occasion de gagner le match avec un dernier drive commencé à 2'36" de la fin. Ils progressent bien, mais ont perdu des secondes précieuses (et 2 temps morts) lors du drive précédent à cause d'une erreur idiote qui leur a coûté une pénalité. Ils n'ont pas assez de temps pour aller jusqu'au touchdown, et envoient Adam Vinatieri, qui réussit un extraordinaire FG de 50 yards pour redonner l'avantage à Indianapolis (14 - 16).

    Le légendaire boteur est donc en passe de gagner une nouvelle fois un match grâce à un FG dans les dernières secondes. Mais précisément, des secondes il en reste 53… Et seconde erreur des Colts : ils n'arrivent pas à contenir le retour de coup de pied de Antonio Cromartie pour 47 yards (le plus long retour du week-end, sur les 4 matchs), ce qui place les Jets en bonne position pour tenter un drive rapide. Difficile également de comprendre pourquoi Indianapolis prend son dernier temps mort à 29 secondes de la fin (troisième erreur ?) alors que New York continue à progresser. Toujours est-il qu'après une dernière passe de Sanchez pour 18 yards, les Jets n'ont plus qu'à prendre leur dernier temps mort à 3 secondes, et leur boteur Nick Folk passe le FG victorieux (cf. photo) alors que les dernières secondes s'égrennent.

    Si Peyton Manning n'a pas démérité (avec un rating supérieur à 100) et a largement dominé Mark Sanchez en statistiques, les Jets doivent leur victoire grâce à leur jeu de course (Tomlinson 82 yards et Greene 70 yards), et à quelques détails défavorables aux Colts en fin de match. À noter que c'est la 7ème fois (sur 11) que Peyton Manning est arrêté dès le premier match de playoff.
  • Un match un peu étrangeunsure Cela commence pas trop mal pour les Chiefs, puisque grâce à un superbe touchdown de 41 yards à la course ils mènent 3 - 7, et même un fumble en début de deuxième quart-temps ne leur coûte pas de points. Il faut attendre en fait les dernières secondes de la première mi-temps pour que Baltimore marque enfin un touchdown (passe de Flacco) et prenne la tête 10 - 7.

    Jameel McClain Turnover
    Getty Images / Doug Pensinger
    Bien sûr, on voit bien que l'attaque de Kansas City n'est pas excellente (seulement 17 actions en deux quart-temps, contre 42 pour Baltimore), mais avec seulement 3 points de retard, tout est possible. D'autant que les Chiefs ont le ballon pour le premier drive du troisième quart-temps, et qu'ils réussissent enfin à bien progresser (10 actions consécutives !), malgré une première interception, mais qu'ils ont récupérée immédiatement grâce à un fumble dans la foulée. Alors qu'ils sont encore à 33 yards de l'embut (donc un peu trop loin pour tenter un field-goal égalisateur), ils tentent alors un coup de poker avec une quatrième tentative et 1 yard à gagner. Et c'est alors que le match basculeroll

    À partir de cette tentative ratée, les Chiefs ne feront plus rien dans ce match, à part se saborder eux-mêmes par d'incroyables cadeaux aux Ravens. C'est bien simple, à partir de cette action, et alors qu'il reste pourtant 25 minutes de match (presque la moitié), Kansas City ne va jouer que 9 actions en attaque (!) pour un gain de -14 yards (oui, négatif…). Ils enchaînent un fumble et deux interceptions, alors qu'à chaque drive résultant des Ravens, Baltimore marque des points (deux FG et deux TD, soit un 20-0 sur la seconde mi-temps).

    Au total, Kansas City aura donc concédé 5 turnovers dans ce match, et c'est principalement à cause de leur mauvaise attaque (même si on peut aussi dire que la défense de Baltimore a "forcé" ces turnovers, cf. photo) qu'ils ont perdu cette rencontre. C'est le 7ème match consécutif perdu en playoffs pour les Chiefs, record NFL, le tout sur 17 ans, pusique leur dernière victoire en playoffs remonte à 1993 (à l'époque de la fin de carrière de la légende Joe Montana…). Mais Matt Cassel n'est pas Joe Montana : il termine avec seulement 70 yards à la passe, ce n'est que la troisième fois depuis 1970 qu'un QB fait moins que 75 yards et avec 3 interceptions.

Divisional

=> Points marquants de ce premier tour :
  • les deux participants au Super Bowl de l'année dernière sont éliminés dès le premier tour.
  • les équipes spéciales n'ont pas brillé : aucun gros retour de coup de pied (à part celui de Cromartie, décisif pour les Jets).
  • aucun TD défensif : s'il y a eu quelques interceptions et fumbles (mais globalement beaucoup moins de turnovers que l'année dernière à ce stade), aucun(e)s ne s'est transformé en TD.
  • j'ai eu à moitié raison sur mes pronostics wink : j'avais anticipé la grosse surprise (cf. "avis aux parieurs"), en revanche le match que j'imaginais serré s'est avéré être celui où l'écart a été le plus important (parce que les Chiefs se sont écroulés d'un coup). Notons qu'il y a eu 3 victoires à l'extérieur sur 4 matchs.

Présentation demi-finales de Conférence ("divisional games")


Les 4 équipes de ce second tour en Conférence Nationale sont toutes différentes des équipes de l'année dernière à ce stade de la compétition. Seules deux équipes (Baltimore et New York) se retrouvent au second tour comme l'année dernière dans la Conférence Américaine (et joueront comme en 2010 à l'extérieur). Soit un taux global de renouvellement de 75% (62.5% en 2010).

Dans la Conférence Américaine, les deux rencontres de ce second tour seront entre équipes de la même poule en saison régulière. Ce sera donc leur troisième affrontement de l'année (puisque les équipes dans la même poule se rencontrent automatiquement deux fois en saison régulière), et bien sûr des matchs où les deux adversaires se connaissent bien, puisque qu'ils sont dans la même poule depuis des années.

Dans la Conférence Nationale, beaucoup sont déjà en train de saliver sur une hypothétique finale NFC entre les Bears et les Packers (qui semble vraiment possible cette année)… Une rivalité historique (dans la poule NFC Nord) depuis 89 ans qui ne s'est exprimée en playoffs qu'à une seule reprise : c'était en 1941 !!blink (à l'époque, le format des playoffs était différent). En fait, ce n'est seulement que la quatrième fois dans l'histoire que les deux équipes sont ensembles en playoffs (et ne se sont donc rencontrées qu'une fois). Et si en plus cet affrontement était en finale NFC (pour une place au Super Bowl), ce serait incroyable…

Les matchs de samedi sont les plus ouverts : Pittsburgh devrait s'en sortir, et le "Packers - Falcons" est très indécis (Green Bay a ses chances). Peut-être moins de suspense dimanche (mais surprise toujours possible) : les Jets joueront leur 9ème match consécutif de playoff à l'extérieur, et on se dit que ce sera dur face à l'attaque de New England (ils ont été battus 45-3 par les Patriots il y a quelques semaines). Enfin, les Seahawks seront une nouvelle fois "double-digit underdogs" face à Chicago (ce qui signifie que Chicago est favori d'au moins 10 points), mais c'était déjà le cas contre New Orleans et on a vu le résultat… wink2
  • Qui arrêtera les Packers ? Après un premier TD pour Atlanta (suite à un fumble de Green Bay sur une longue passe), les Packers parviennent à égaliser au début du second quart-temps grâce à Jordy Nelson qui capte une passe dans l'embut (limite, cf. photo). Mais sur le retour de coup de pied suivant, les Falcons reprennent l'avantage par Eric Weems qui retourne pour 102 yards (!) et un TD, ce qui constitue un nouveau record dans l'histoire des playoffs. Green Bay égalise à nouveau (14 - 14, grâce à deux pénalités contre Atlanta) et on pense que le match va être serré.

    Jordy Nelson TD
    US Presswire / Dale Zanine
    Mais après un nouveau TD des Packers, Matt Ryan est intercepté une seconde fois (la première a été sans grande conséquence pour les Falcons : les Packers ont marqué le TD précédent après un drive de 80 yards, donc on ne peut pas dire que ce soit à cause de l'interception) et cela conduit cette fois à un touchdown de 70 yards par Tramon Williams dans les dernières secondes du deuxième quart-temps, d'où une avance 28 - 14 pour les Packers à la mi-temps. Les Falcons ne s'en remettront pas… neutral
    Dès le premier drive du troisième quart-temps, Green Bay enfonce le clou : un long drive (près de 7 minutes consommées, pour 80 yards de gain) et une conclusion à la course par Aaron Rodgers himself (35 - 14). Puis sur le drive suivant des Falcons, Green Bay "challenge" une passe de M. Ryan (c'est à dire : demande la révision vidéo sur une décision des arbitres) : et ils ont gain de cause !
    Note : quel EXCELLENT système que ces révisions vidéo… Ça change parfois l'issue d'un match (on le voit souvent), et en tout cas cela évite les polémiques ultérieures. On se demande toujours pourquoi les instances du football européen refusent d'instaurer un tel système… Rajouter deux arbitres sur la ligne de but, comme on tente de le faire en UEFA, ne SERT À RIEN. Ou en tout cas est BIEN MOINS EFFICACE que la vidéo (et si la vidéo ne permet pas de conclure, la décision initiale est conservée). Le même système est en vigueur en tennis (sur les grandes rencontres) depuis quelques années, et tout le monde trouve cela bien. Pourquoi pas en foot ?

    Bref, ce challenge réussi (la décision initiale des arbitres a été contredite par la vidéo) redonne le ballon à Green Bay en bonne position et ils marquent un nouveau touchdown à la passe, portant l'avantage à 42 - 14, et tuant du coup le suspense. Sur le drive suivant, Atlanta profite d'une pénalité pour réduire l'écart en début de quatrième (42 - 21), mais les 2 drives suivants des Falcons se terminent par des fumbles, convertis en FG pour Green Bay, ce qui donne le score final : 48 - 21.
    Ce match s'est joué en 2 moments clefs : d'une part les 2 TDs marqués par Green Bay en 42 secondes de temps effectifs en fin de première mi-temps (transformant un match serré 14 - 14 en un avantage 28 - 14), d'autre part (et pour une moindre part) ce challenge vidéo gagné.

    Mais au-delà de ces actions d'éclat, les Falcons, même à domicile, n'ont pas été à la hauteur : leur défense a été mauvaise (il est rare de gagner un match de playoff si vous encaissez plus de 40 points…) et Matt Ryan a concédé 2 interceptions pour l'attaque. Au contraire, Aaron Rodgers a plus que confirmé son bon match de la semaine dernière : 31 passes complétées pour 36 tentatives, 366 yards et 3 TDs… Plus un TD à la course. Il termine le match avec un rating extraordinaire de 136.8, et son pourcentage de réussite à la passe (81.6%) est tout simplement le 5ème de l'histoire des playoffs (Super Bowls compris)… unsure
    "Oh, by the way" (je cite directement, traduisant seulement la seconde partie de la phrase), Rodgers a lancé 10 passes de touchdown lors de ses 3 premiers matchs de playoffs (6 dans les deux matchs de cette année, 4 l'année dernière dans ce fameux match d'anthologie), ce qui constitue un record NFL.
  • Jay Cutler
    US Presswire / Mike DiNovo
    Ce que montre la feuille de match est très différent de ce que l'on pourrait croire en regardant juste le score final. En effet, la domination des Bears semble claire tout au long du match, le score étant encore de 0 - 21 au milieu du troisième quart-temps. C'est juste en fin de match que les Seahawks ont réussi à rendre l'écart moins humiliant.

    Le match s'est déroulé dans des conditions "difficiles" : -9°C avant le début (il a fallu dégeler le terrain et repeindre les lignes), puis la température est montée, -5°C au kickoff, et finalement c'est la neige qui est arrivée. Un vrai "home-field advantage" pour les Bears, les joueurs de Seattle étant pour leur part frigorifiés.

    Dès la première passe de Jay Cutler (cf. photo, on voit la neige, mais c'était bien pire…), Chicago prend l'avantage par un touchdown de 58 yards pour Greg Olsen. Suivent 2 TDs à la course (dont un par Cutler lui-même) pour un avantage de 0 - 21 à la mi-temps. Puis 0 - 28 dans le troisième (nouvelle course de Cutler) avant que Seattle marque enfin un FG en fin de quart-temps (3 - 28).
    Le quatrième quart-temps est en revanche totalement en faveur des Seahawks : grâce à une interception, ils reviennent 10 - 28, mais une nouvelle belle passe de Cutler (39 yards) les remet dans le rouge (10 - 35). Il reste 5 minutes à jouer, et Seattle va réussir 2 drives "rien à perdre" pour marquer 14 points supplémentaires, mais c'est trop tard, le miracle du premier tour ne se reproduit pas et Seattle est logiquement éliminé…
    Et Jay Cutler a, pour son premier match en playoffs, fait taire les critiques à son encontre : 15 sur 28 passes complétées, pour 274 yards, avec un quarterback rating de 111.3 (avec en plus 2 TDs à la course qui ne sont pas comptabilisés sur ces stats).
  • Hines Ward TD
    Getty Images / Gregory Shamus
    Le match des pénalités et des turnovers (au total des deux équipes, 15 pénalités pour 167 yards de perdus, et 5 turnovers)…
    La défense des Ravens a été excellente sur la première mi-temps, forçant déjà 2 turnovers contre Pittsburgh et les convertissant en points pour une avance surprise de 14 points (grâce également à déjà 6 pénalités contre les Steelers). Après un TD de chaque côté (chacun aidé par une très longue pénalité), la fin du premier quart-temps a été l'occasion d'un des plus étonnants touchdowns de l'histoire des playoffs : le quaterback des Steelers est alors en train de débuter un drive très à l'intérieur de son terrain (juste après le TD égalisateur de Baltimore) ; il est alors frappé par l'arrière, ce qui le fait lâcher le ballon ; c'est un fumble, mais PERSONNE NE REAGIT, car tout le monde (y compris le réalisateur) pense que c'est une passe incomplète ; le ballon gît plusieurs secondes sur le terrain, tout le monde s'est arrêté de jouer (défense et attaque), attendant l'action suivante ; s'apercevant soudain que les arbitres n'ont pas sifflé, le joueur de ligne défensive des Ravens Cory Redding ramasse le ballon et, en petites foulées, couvre les 13 yards le séparant de l'embut, alors que tous les autres joueurs le regardent sans esquisser la moindre réaction ; touchdown Baltimore ! On ne comprend pas tout de suite, il faudra attendre de longues minutes avant que le réalisateur ne retrouve enfin les images d'une autre caméra pour nous montrer l'action rigole ! Baltimore marque donc un second touchdown en 27 secondes de temps de jeu effectif. Et le premier quart-temps se termine sur un record en playoffs sur les 20 dernières années : 106 yards de pénalité combinés (en 9 pénalités).

    Ben Roethlisberger
    US Presswire / Charles LeClaire
    Le deuxième quart-temps est marqué par le deuxième fumble de Pittsburgh (qui conduit à un TD pour Baltimore) et d'un field-goal manqué par les Steelers, ce qui fait que Pittsburgh est mené à domicile 21 - 7 à la mi-temps, et Baltimore en route pour une surprise. Mais dans le troisième quart-temps, Baltimore concède à son tour 3 turnovers (2 fumbles et une interception), dont deux vont se conclure en TDs pour les Steelers (le second par Hines Ward, cf. photo de gauche ci-dessus, 21 - 21), et le troisième en FG au tout début du quatrième (21 - 24). De quoi reprendre espoir pour les 65 000 spectateurs (Heinz Field étant un "vieux" stade, c'est l'un des plus petits). À la moitié de ce dernier quart-temps, Baltimore aurait pu reprendre la tête avec un touchdown sur un retrour de punt, mais une nouvelle pénalité les prive de ce touchdown et ils doivent se contenter d'un FG égalisateur à 4 minutes de la fin.

    Le match aurait pu aller en prolongation, mais sur le drive suivant Ben Roethlisberger lance une passe de 58 yards vers le rookie Antonio Brown, ce qui conduit à un TD quelques actions plus tard. C'est LA passe du match, et le moment décisif. Les Ravens ont bien une dernière chance de revenir au score sur le dernier drive (1'33" à jouer), mais ils doivent finalement s'incliner une nouvelle fois face à leur grand rival. Si Pittsburgh était mené de 14 points à la mi-temps, c'était à cause de quelques erreurs. Ils passent un 24-3 à Baltimore sur la seconde mi-temps pour s'imposer, et les Ravens se sont avérés très faibles en attaque sur cette période : ils n'auront gagné en tout que 28 yards dans les deux derniers quarts-temps. D'ailleurs, le duel des quaterbacks est clairement en faveur de Pittsburgh : Joe Flacco finit avec 125 yards, 1 TD et surtout 2 gros turnovers (un fumble, une interception), alors que Ben Roethlisberger (cf. photo à droite) lance pour 226 yards et 2 touchdowns (mais avec ce fameux fumble en fin de premier quart-temps).
    Mais c'est aussi sa 7ème victoire consécutive contre Baltimore…
  • LA surprise du week-end… blink
    Dès le début du match, on voit clairement que le meilleur quaterback des dernières années et de la saison (meilleur joueur, MVP), Tom Brady, n'y est pas… Et dans son sillage, c'est toute l'attaque de New England, d'habitude si prolifique, qui trébuche. Des passes mal ajustées, ou des receveurs relâchant des passes faciles (y compris une pour un TD), c'est une mauvaise soirée pour l'attaque des Patriots. À la fin du deuxième quart-temps, une 4ème tentative tentée et ratée donne une bonne position pour les Jets qui conduit à un touchdown, ce qui concrétise une mi-temps à oublier pour les Patriots (14 - 3, plus petit score de New England sur les 43 derniers matchs à domicile…).

    Santonio Holmes TD
    Getty Images / Elsa
    Le match a débuté sur une polémique en raison du "trash-talking" de la semaine précédent cette rencontre (traduction française difficile : plusieurs joueurs, y compris les coachs, ont "critiqué" l'équipe adverse avec des mots "forts", voire censurés…). Bref, la rivalité sportive s'est retrouvée exarcerbée par les médias. Au-delà de la rivalité "naturelle" entre les deux équipes, le "duel" entre les deux coachs est indirectement l'un des enjeux de ce match.
    Et ce duel est pour l'instant en faveur de Rex Ryan (Jets). Le choix très discutable de Bill Belichick (Patriots) de tenter une hypothétique quatrième tentative (une action surprise, avec un "faux punt") à la dernière minute du second quart-temps a coûté un TD pour les Jets.

    En fin de troisième quart-temps, les Patriots reviennent dans le match grâce à une passe pour un TD de Tom Brady (17ème match consécutif avec une passe de TD, second dans l'histoire derrière Brett Favre et ses 20 matchs). D'autant que le TD est transformé à 2 points, ramenant New England à 3 points (14 - 11). Mais en tout début de quatrième quart-temps, New York refait le break grâce à une passe dans l'embut pour Santonio Holmes (cf. photo, 21 - 11). Les Patriots réussissent à revenir à un touchdown d'écart grâce à un field-goal (21-14), mais un beau retour de kickoff de Cromartie permet un nouveau TD pour New York (28 - 14), et malgré un dernier TD marqué par les Patriots dans les dernières secondes, New England perd son 3ème match consécutif en playoffs (28 - 21), alors que pour la deuxième fois consécutive (voir NFL Playoffs 2009-2010) les Jets gagnent 2 matchs de playoffs à l'extérieur pour se retrouver en finale AFC (record NFL).

Conférence

=> Points marquants de ce second tour :
  • beaucoup (VRAIMENT beaucoup fier) de points marqués.
  • les "top-seeded teams" (meilleures équipes en saison régulière, classées n°1 dans chaque conférence) ne seront même pas en finale de Conférence. L'année dernière, j'avais souligné le fait que les "n°1" n'arrivaient pas si souvent au Super Bowl (ce qui était le cas en 2010). C'est confirmé cette saison : la meilleure équipe en saison régulière n'est pas forcément favorite pour accéder au Super Bowl (encore moins pour la victoire finale). Pour la NFC (Conférence Nationale), c'est seulement la troisième fois en 21 ans que cela se produit.
  • à l'inverse, les deux équipes classées n°6 dans chaque Conférence (Green Bay et New York) auront une chance d'accéder au Super Bowl (dans les deux cas contre les n°2 de chaque conférence).
  • les Steelers ont amélioré un record de désormais 12 victoires pour une seule défaite dans les matchs à domicile lors du second tour des playoffs (divisional games), depuis 1970.

Présentation des finales de Conférence ("conference title games" or "conference championship games")


  • AFC Final : les Pittsburgh Steelers seront favoris, d'une part grâce à leur avantage du terrain, mais aussi à cause de leur expérience à ce stade de la compétition. Ce sera en effet leur 4ème AFC Championship Game en 7 saisons (2 ont été gagnés pour une place en Super Bowl, avec la victoire finale à chaque fois).
    Quant aux New York Jets, c'est la seule équipe des 4 qualifiées qui revient à ce niveau par rapport à l'année dernière. Et comme l'année dernière, ils ont pour cela gagné 2 fois à l'extérieur et se retrouvent à devoir gagner un troisième match à l'extérieur. Les "champions des matchs à l'extérieur" tenteront de revenir au Super Bowl depuis leur victoire en 1969 (l'un des premiers Super Bowl).
    Les derniers affrontement entre les deux équipes : une fois en 2010 (victoire des Jets 22-17 à Pittsburgh), une fois en 2007 (victoire des Jets 19-16 OT), et deux fois en 2004 (double victoire de Pittsburgh, 6-17 en saison régulière et 17-20 au second tour des playoffs).

  • Green Bay / Chicago - 1941
    AP Photo / NFL Photos
    NFC Final : "There we are !!!" Oui, ça y est, le fameux match dont je parlais dans la présentation du second tour aura bien lieu… tongue La plus longue rivalité dans la NFL (89 ans, pratiquement depuis le début puisque la NFL est née en 1920, même si les régles et les répartitions entre divisions étaient différentes à l'époque) va ENFIN se concrétiser dans un match de playoff. Ou plutôt dans un match de "playoff moderne". Car la seule rencontre "décisive" entre les Bears et les Packers remonte à 1941 (cf. photo), dans un match de playoff, mais à l'époque il s'agissait juste de déterminer le vainqueur de la division. Cette fois, les deux équipes rivales s'affronteront pour une place au Super Bowl (qui n'existe que depuis 1967).

    (Note : ce match a eu lieu le 14 décembre 1941, soit une semaine après l'attaque de Pearl Harbor par les japonais… Quelques semaines plus tard, la saison terminée, les Etats-Unis étaient en guerre, et bon nombre des acteurs de ce match partaient s'engager. Certains ne reviendront pas…).

    ÉVIDEMMENT, ce match tant attendu par les fans et (surtout) par les journalistes concentre la majorité des débats. Certains n'hésitent pas à dire que c'est LE match du siècle (ce qui est sûr, c'est que le diffuseur se frotte les mains en imaginant l'audience record… roll). Mais sportivement, cela reste une finale NFC, et c'est bien ce que les joueurs des deux équipes disent actuellement en interview. Certes, c'est une rivalité historique (histoire : au total, les Bears mènent 92 à 83 pour 6 matchs nuls, sur 181 matchs entre les deux équipes !) et un match forcément historique à cause de l'enjeu. Mais pas question pour autant de "trash-talking" : il n'y a aucune haine entre les joueurs, juste une rivalité entre les équipes…
    Difficile de sortir un favori dans un tel match : les Chicago Bears joueront à domicile, mais le froid n'inquiètera pas les Green Bay Packers (qui ont l'habitude de conditions encore plus dures). De plus, les Packers sont sur une série de 4 matchs "décisifs" (car 2 semaines avant la fin de la saison régulière, ils étaient déjà en "mode playoffs", puisqu'ils se sont qualifiés à la limite). Et les performances d'Aaron Rodgers sur les deux derniers matchs font de Green Bay l'équipe la plus en vue de ces playoffs.
  • Ce fameux match tant attendu (autant par les fans des deux côtés que par les journalistes) s'est transformé en un match bizarre, principalement défensif.
    Cela a pourtant bien commencé avec un long premier drive pour Green Bay (84 yards) qui conduit à un touchdown à la course par Aaron Rodgers (7 - 0). Mais tous les drives suivants du premier quart-temps ne terminent par des punts, grâce aux équipes défensives. On remarque néanmoins que si les deux équipes défendent bien, l'attaque des Packers gagne bien plus de terrain que celle des Bears : 137 yards (9 first-downs) contre seulement 33 yards (1 seul first-down) pour Chicago dans ce premier quart-temps. Cette domination offensive se traduit par un second TD pour les Packers en début de deuxième, toujours à la course (14 - 0). Et le scénario du premier quart-temps se reproduit : des punts, des punts… neutral

    Sam Shields INT
    US Presswire / Rob Grabowski
    En fin de mi-temps, une interception (un peu malchanceuse, le ballon rebondissant sur un pied) de Rodgers permet de croire quelques secondes que les Bears vont en profiter pour revenir au score, mais deux actions suivantes Jay Cutler est intercepté à son tour (par le rookie Sam Shields, cf. photo, qui empêche là un long TD qui aurait pu changer l'issue du match) !
    Et surtout, Cutler se blesse au genou sur cette dernière action de la première mi-temps. Cette blessure va devenir quelques heures plus tard la source d'une énorme polémique (voir en fin de résumé).

    Le troisième quart-temps ne voit aucun point marqué : le plus long drive de Green Bay se termine par une interception dans la zone rouge (on terminera le match avec un total de 5 interceptions, 2 contre Green Bay et 3 contre Chicago), et sinon ce ne sont que des petits drives de chaque côté, et des pénalités. Le quaterback remplaçant de Chicago, Todd Collins, ne fait pas mieux que l'infortuné Jay Cutler, et c'est donc le 3ème quaterback, un total inconnu du nom de Caleb Hanie, qui prend les rênes de l'attaque des Bears en début de quatrième quart-temps.

    Et ça marche enfin pour Chicago qui revient à un TD d'écart (14 - 7). Malheureusement, au milieu de ce dernier quart-temps, Hanie est intercepté par B.J. Raji, qui retourne pour un touchdown de 18 yards (21 - 7).

    Les Bears ne lâchent cependant pas le match, puisqu'ils reviennent une nouvelle fois sur le drive suivant (21 - 14), et ont même l'occasion d'égaliser sur leur dernier long drive du match. Ils ne sont plus qu'à 29 yards du but (et environ 40 secondes à jouer) lorsque que Hanie est intercepté une seconde fois, encore par Sam Shields, qui devient du coup le héros du match pour Green Bay.
    Cette 182ème rencontre entre les deux rivaux historiques a été au final moins passionnante que prévue, la faute aux quaterbacks qui n'ont pas été à la hauteur de leurs prestations précédentes : Rodgers finit avec un rating de seulement 55.4 (deux interceptions, aucun TD à la passe), Hanie est à 65.2 (1 TD, 2 INTs), et Cutler avant sa blessure était à… 31.8 ! sad

    Polémique : dès la fin du match, une polémique est née quant à l'attitude de Jay Cutler, et n'a cessé d'enfler, prenant même des proportions déraisonnables. On reproche à Cutler de n'avoir pas eu suffisamment de "cœur" (ou de "courage", voire un autre mot commençant par 'c' wink2) pour continuer le match malgré sa blessure. Il est vrai qu'il est revenu des vestiaires sur ses jambes, et qu'il a passé toute la seconde mi-temps debout sur la ligne de touche. Considérant qu'il avait réalisé jusque là un match pitoyable, certains vont même jusqu'à l'accuser d'avoir "profité" de sa blessure pour "abandonner ses partenaires"… yikes
    Si de tels propos semblent concevables de la part des fans de Chicago, forcément déçus par la prestation de leur équipe dans ce match historique, la polémique est surtout venue après que de nombreux autres joueurs de la NFL aient également, via les réseaux sociaux, émis des critiques parfois très vives envers leur "collègue", fait assez inhabituel. Et de fait, dans des matchs aussi importants qu'une finale NFC (ou un Super Bowl), il n'est pas rare de voir des joueurs blessés continuer le match quoi qu'il arrive (tant qu'ils ne sortent pas sur une civière…).
    Évidemment, les journalistes sportifs ont enchaîné, certains défendant le joueur et d'autres l'accablant, ce qui fait que depuis dimanche soir, sur l'un des plus gros sites sportif, près d'un post sur trois est consacré à ce sujet !! (bien plus que le nombre d'analyses du match lui-même). Bref, cela devient complètement fou… roll
  • Un match moins serré que ce que le score final laisse suggérer… Car il y a eu clairement 2 périodes dans ce match (correspondant aux quart-temps) : une première mi-temps tout à la gloire de Pittsburgh (en particulier à la course), et une seconde pour New York tentant de refaire leur retard (et réussissant).
    Dès leur premier drive, les Steelers ont montré leur force en "mangeant" deux tiers du premier quart-temps pour un TD (0 - 7), ne laissant qu'un punt à leur adversaire. Le deuxième commence mal avec une interception de Roethlisberger (la première depuis 198 passes ! wink), mais sans conséquence. Suivent un FG et un TD pour les Steelers (0 - 17), puis un fumble pour New York qui conduit à un nouveau TD pour Pittsburgh (après révision vidéo). Soit 2 TDs consécutifs en 47 secondes… Les Jets finissent par marquer un FG, mais sont déjà menés 3 - 24 à la mi-temps.

    Rashard Mendenhall
    Getty Images / Gregory Shamus
    Le héros de cette première mi-temps est déjà le running-back Rashard Mendenhall (cf. photo) : auteur de 95 yards en 17 courses, et d'un TD (le premier). Il finira le match avec 121 yards (en 27 courses). Globalement, la défense de Pittsburgh a été TRES efficace, obligeant souvent les Jets à tenter de longues troisièmes tentatives, et à la course, les Jets sont maintenus à 1 yard de gain sur toute la première mi-temps ( roll !!!). Ils finiront à 70 yards.

    En seconde mi-temps, les Steelers vont donner l'impression de "lever le pied" ou de "gérer leur avance". Cela commence par une longue passe de Sanchez (45 yards…) qui permet aux Jets de revenir à 2 TDs (10 - 24) au troisième quart-temps. Puis un "safety" (action plutôt rare, le quaterback adverse étant plaqué dans son propre embut, ce qui rapporte 2 points) au milieu du quatrième.
    Enfin, un nouveau TD de Sanchez qui permet à New York de revenir dans le match (19 - 24).
    Mais c'est trop tard, et malgré ce 16-0 imposé par les Jets à Pittsburgh en seconde mi-temps, les Steelers s'imposent.

    Malgré toutes les erreurs de Pittsburgh en seconde mi-temps (et le fait que les Jets n'ont jamais baissé les bras dans ce match très mal engagé pour eux), la domination des Steelers était claire. Pourtant, Mark Sanchez (20/33 pour 233 yards et 2 TDs) a BEAUCOUP mieux joué que le quaterback "élite" Ben Roethlisberger (10/19 pour 133 yards et 2 interceptions, sans TD ; un de ses plus mauvais match de playoffs de ces dernières années, avec un rating MINABLE de 35.5). Mais l'attaque à la course de Pittsburgh (cf. Mendenhall) était trop forte.

Super Bowl

=> Points marquants des finales de Conférence :
  • les Green Bay Packers sont seulement la deuxième équipe classée "N°6" dans leur conférence a réussir à accèder au Super Bowl. Ce sera leur 5ème participation (ils en ont gagné 3 sur 4), mais la première depuis 13 ans (et du coup, la première fois qu'ils prétendront au "Vince Lombardi Trophy", nommé ainsi d'après leur légendaire coach). Enfin, c'est la 4ème équipe à atteindre le Super Bowl après 3 victoires à l'extérieur (Patriots 1985, Steelers 2005, Giants 2007, les deux dernières ayant par la suite gagné le Super Bowl).
  • les Jets perdent pour la 4ème fois en Finale AFC depuis 1969 (et la seconde fois consécutive, puisqu'ils étaient déjà à ce niveau l'année dernière).
  • les Steelers parviennent au Super Bowl pour la seconde fois en 3 ans (et la troisième en six ans). Ben Roethlisberger aura l'occasion d'égaler Tom Brady pour les "bagues de Champion" (3 bagues pour Brady).
  • les quaterbacks ont été particulièrement mauvais sur ces finales neutral : le meilleur rating est pour Mark Sanchez (102.2, et il a pourtant perdu), les autres sont tous en-dessous de 70 (rappel : le score parfait est de l'ordre de 150-160, un bon score est de l'ordre de 120).

Présentation du Super Bowl XLV 2010-2011


Sur les huit dernières années, le représentant de la Conférence Américaine au Super Bowl est assez stable puisque seules 3 équipes se partagent ce rôle : New England (3 fois), Indianapolis (2 fois) et Pittsburgh (3 fois). En revanche, sur la même période, ce sont 8 équipes différentes qui ont représenté la Conférence Nationale.

  • Green Bay Packers : la franchise a gagné les deux premiers Super Bowls de l'histoire (1966 et 1967), et le trophée a été renommé en honneur de leur coach Vince Lombardi à sa mort en 1970. Les Packers vont tenter de remporter leur quatrième Super Bowl (en cinq tentatives), leur 13ème titre de champion depuis 1929 (avant la création de la Ligue NFL et du Super Bowl).
    Néanmoins les années récentes ont été moins fastes, puisque c'est la première fois depuis la saison 1997-1998 que les Packers retrouvent le Super Bowl. À l'époque, c'est le mythique Brett Favre qui avait mené les siens jusqu'en finale. Un drôle de symbole, l'année même où Favre a (enfin) décidé de se retirer. Parti de Green Bay il y a trois ans, il a donné à Aaron Rodgers, quarterback de 24 ans, l'occasion de saisir sa chance. Et après trois saisons, le jeune quaterback réussit donc à ramener Green Bay au Super Bowl, validant ainsi le choix (contesté à l'époque par de nombreux fans) de se séparer d'une légende comme Brett Favre (mais déjà en fin de carrière).

    => La statistique surprenante : les Green Bay Packers n'ont jamais été menés de plus de 7 points à aucun moment pendant leurs 19 matchs cette saison (playoffs inclus). Cela ne s'est produit que 5 fois depuis 1938, la dernière en 1962.

  • Super Bowl XLV
    NFL.com
    Pittsburgh Steelers : ce sera la 8ème fois que Pittsburgh se retrouvera au Super Bowl, égalant le record jusque là détenu par Dallas, et ils sont sur un 6-1 dans le grand match, leur seule défaite étant contre les Dallas Cowboys en 1996. Ils auront l'occasion d'améliorer leur record de Super Bowl remporté (6, devant les 5 de Dallas et San Francisco). Ces dernières années, ils ont remporté le Super Bowl XL 2005-2006 et le Super Bowl XLIII 2008-2009.
    Pour la plupart des joueurs des Steelers, ce sera leur second Super Bowl. Pour quelques vétérans, comme Hines Ward, Ben Roethlisberger, James Farrior et Troy Polamalu, ce sera leur troisième participation. Certains membres de Pittsburgh vont (probablement) livrer leur dernier match : Dick LeBeau (l'assistant coach coordinateur de la défense, 73 ans) et Hines Ward, le receveur vedette. Ce dernier a été mauvais lors de son dernier SB en 2009, sera-t-il à la hauteur de sa réputation aujourd'hui ?

    => La statistique surprenante : les Steelers ont un total de 29 joueurs dans leur effectif qui ont déjà gagné un Super Bowl. Les Packers n'en ont aucun.

  • les attaques : sans ses receveurs et la performance de la ligne offensive afin de lui donner du temps pour lancer sa passe, le meilleur QB n'est rien. Néanmoins, il est naturel de voir l'attaque reposer sur les performances du quaterback. Et dans ce domaine, Ben Roethlisberger et Aaron Rodgers sont tous deux dans le top 5 des meilleurs quarterbacks de la Ligue.
    Si le match est serré à la fin, il est naturel de parier sur Roethlisberger (2 bagues de champion, 10 victoires pour 2 défaites en playoffs, 2 victoires pour aucune défaite au Super Bowl) pour réaliser le drive victorieux, plus que sur Rodgers. Néanmoins, ses stats au Super Bowl n'ont pas été excellentes. Ses deux bagues de champion ont été remportées surtout grâce à ses coéquipiers.
    Quant à Aaron Rodgers, sur les cinq derniers matches, il a lancé 11 passes de touchdowns pour seulement trois interceptions, une excellente performance. Son seul défaut, comme souvent arrivé à un tel match : l'inexpérience…
    Du côté des autres joueurs de l'attaque, on surveillera James Starks pour les Packers (le running-man héros des playoffs) et le receveur Hines Ward pour les Steelers (voire un éventuel renouveau du tight-end Heath Miller).

  • les défenses : il y a très peu de trous dans les défenses des Pittsburgh Steelers et des Green Bay Packers. Elles se sont en effet classées respectivement à la 2ème et à la 5ème place de la NFL cette saison.

Conclusion


Aaron Rodgers MVP
US Presswire / Mark J. Rebilas
L'équipe la plus expérimentée (Pittsburgh) a finalement scellé son propre destin en commettant 3 turnovers qui ont été tous trois convertis en touchdowns par l'adversaire, soit 21 points encaissés à cause de ces erreurs. Les pénalités contre eux ont également souvent annulé des actions importantes. Au contraire, la jeune équipe de Green Bay a parfaitement su gérer l'avance obtenue tôt dans le match, et n'a pas concédé de turnover.

Du côté des quaterbacks, Ben Roethlisberger a une nouvelle fois fait un match assez mauvais en Super Bowl, et heureusement qu'il s'est néanmoins bien resaisi en seconde mi-temps. En première mi-temps, il avait une évaluation catastrophique de 31.9 !!
Son évaluation de 118.0 en seconde période lui permet d'obtenir une moyenne de 77.4 sur le match, mauvaise, mais moins humiliante. Il termine avec 25 passes complétées sur 40, 263 yards, 2 TDs, mais surtout 2 interceptions coûteuses pour les Steelers (et il en est à 5 interceptions en 3 Super Bowls).

Son homologue, Aaron Rodgers n'a pas été parfait mais n'a pas commis d'erreur, malgré le fait que Green Bay utilise ultra-majoritairement la passe (seulement 13 courses sur le match). Ses statistiques : 24 passes complétées sur 39, 304 yards et 3 TDs (évaluation de 111.5). Il est logiquement élu MVP du match (cf. photo de gauche).
À noter également pour Green Bay l'excellente performance en attaque de Jordy Nelson : 9 réceptions pour 140 yards et un touchdown, meilleur joueur offensif des Packers. C'était déjà la révélation des matchs de playoffs (en 3 matchs, il a capté et gagné pratiquement la moitié de tout ce qu'il avait fait sur les 16 matchs de saison régulière !).

Les Green Bay Packers, coachés par Mike McCarthy (cf. photo de droite ci-dessous) remportent leur 4ème Super Bowl (en 5 participations), leur 13ème titre en tout (9 avant l'ère Super Bowl). Ce n'est que la deuxième fois qu'une équipe classée n°6 dans sa Conférence remporte le Super Bowl (Pittsburgh en 2005).

Mike McCarthy
Getty Images / Al Bello
Globalement, ce Super Bowl était intéressant à regarder, surtout la fin du deuxième quart-temps et tout le quatrième, avec un certain suspense sur la fin. Mais par rapport aux années précédentes (dont le niveau était certes particulièrement élevé), force est de reconnaître qu'il n'a pas été vraiment spectaculaire… En fait, il manquait surtout d'une ou deux actions d'éclat : la plus longue action du match n'est que de 38 yards. L'action la plus probante fut sans doute le retour d'interception de Nick Collins en fin de premier quart-temps (ainsi que la transformation à deux points qui nous donnait une fin de match serrée).

Notons enfin que plusieurs problèmes extra-sportifs sont venus gâcher un peu la fête à Dallas :
  • les organisateurs ont eu beaucoup de mal à gérer les mauvaises conditions climatiques dans la semaine (tempête de neige assez exceptionnelle sur Dallas). En particulier, des morceaux de glace se détachant de l'énorme toit du stade sont tombés sur des passants et des travailleurs, faisant 6 blessés dont un grave, quelques jours avant le Super Bowl.
  • les problèmes de sièges non installés dans le stade (voir plus haut, la fin du paragraphe "Présentation") ont obligé 400 fans à s'entasser dans des petites salles pour finalement regarder le match à la télévision. La NFL tente bien d'offrir des compensations, mais cela ne calmera certainement pas la colère des spectateurs floués.
  • beaucoup critiquent fortement les dépenses pharaoniques engagées (dont une partie est payée par les contribuables, comme le passage au-dessus du stade de quatre F-18 de la Navy qui a coûté $450 000 pour 2 secondes, et en plus le toit du stade était fermé… unsure). D'une manière générale, l'inflation des prix a déplu, et pas seulement pour les places dans le stade : certaines places de parking étaient à $900 (!), tous les produits proposés dans le stade étaient très chers, etc…
    Beaucoup commencent donc à demander à ce que le football américain reste un sport populaire, alors que la tendance actuelle des propriétaires de chaque équipe est plutôt de construire chacun ce genre de stade démesuré et très cher… neutral
Rendez-vous la saison prochaine (à condition qu'un accord soit trouvé entre les propriétaires et les joueurs), le 5 février 2012 au Lucas Oil Stadium de Indianapolis, Indiana où aura lieu le Super Bowl XLVI. big_smile
Bye-bye !!
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