Pass: C. Williams (CHI) - 361 yds, 24/48, 2 TD, 2 int Rush: J. Jacobs (GB) - 55 yds, 19 car Rec: C. Loveland (CHI) - 137 yds, 8 rec Fiche du match…
San Francisco 49ers (6)
23
Philadelphia Eagles (3)
19
Sun. 11/01 4:30pm ET
Pass: B. Purdy (SF) - 262 yds, 18/31, 2 TD, 2 int Rush: S. Barkley (PHI) - 106 yds, 26 car Rec: D. Robinson (SF) - 111 yds, 6 rec, 1 TD Fiche du match…
Los Angeles Rams (5)
34
Carolina Panthers (4)
31
Sat. 10/01 4:30pm ET
Pass: M. Stafford (LAR) - 304 yds, 24/42, 3 TD, 1 int Rush: K. Williams (LAR) - 57 yds, 13 car Rec: J. Coker (CAR) - 134 yds, 9 rec, 1 TD Fiche du match…
Los Angeles Chargers (7)
3
New England Patriots (2)
16
Sun. 11/01 8:00pm ET
Pass: D. Maye (NE) - 268 yds, 17/29, 1 TD, 1 int Rush: D. Maye (NE) - 66 yds, 10 car Rec: R. Stevenson (NE) - 75 yds, 3 rec Fiche du match…
Buffalo Bills (6)
27
Jacksonville Jaguars (3)
24
Sun. 11/01 1:00pm ET
Pass: J. Allen (BUF) - 273 yds, 28/35, 1 TD Rush: T. Etienne Jr (JAX) - 67 yds, 10 car Rec: P. Washington (JAX) - 107 yds, 7 rec, 1 TD
Pass: J. Allen (BUF) - 283 yds, 25/39, 3 TD, 2 int Rush: J. Cook III (BUF) - 117 yds, 24 car Rec: M. Mims Jr (DEN) - 93 yds, 8 rec, 1 TD Fiche du match…
Houston Texans (5)
16
New England Patriots (2)
28
Sun. 18/01 3:00pm ET
Pass: C. Stroud (HOU) - 212 yds, 20/47, 1 TD, 4 int Rush: R. Stevenson (NE) - 70 yds, 16 car Rec: K. Boutte (NE) - 75 yds, 3 rec, 1 TD Fiche du match…
Los Angeles Rams (5)
27
Seattle Seahawks (1)
31
Sun. 25/01 6:30pm ET
Pass: M. Stafford (LAR) - 374 yds, 22/35, 3 TD Rush: K. Walker III (SEA) - 62 yds, 19 car, 1 TD Rec: P. Nacua (LAR) - 165 yds, 9 rec, 1 TD Fiche du match…
New England Patriots (2)
10
Denver Broncos (1)
7
Sun. 25/01 3:00pm ET
Pass: J. Stidham (DEN) - 133 yds, 17/31, 1 TD, 1 int Rush: R. Stevenson (NE) - 71 yds, 25 car Rec: M. Mims Jr (DEN) - 62 yds, 4 rec Fiche du match…
Seattle Seahawks
29
New England Patriots
13
Sun. 08/02 6:30pm ET
Pass: D. Maye (NE) - 295 yds, 27/43, 2 TD, 2 int Rush: K. Walker III (SEA) - 135 yds, 27 car Rec: M. Hollins (NE) - 78 yds, 4 rec, 1 TD Fiche du match…
Le renouvellement est globalement classique (2 en AFC, 4 en NFC), mais le fait important c'est que dans chaque conférence les têtes de série #1 de l'année dernière (Kansas City en AFC, Detroit en NFC) ne sont même plus en playoffs cette année ! La plus grosse surprise est évidemment la non-qualification des Kansas City Chiefs (et pas de peu : ils ont été éliminés à trois semaines de la fin de la saison …). Il faut remonter à la saison 2014 pour retrouver des playoffs sans KC, et les Chiefs sont allés jusqu'au Super Bowl à 5 reprises dans les six dernières saisons… Du côté des retours, on soulignera celui des New England Patriots , absents depuis la retraite de Tom Brady.
Notes sur la dernière semaine régulière :
Dans une saison marquée (à nouveau) par des blessures importantes (les deux meilleurs joueurs en Défense, le quaterback pendant presque la moitié de la saison), les San Francisco 49ers ont fait une fin de saison impressionnante, avec 6 victoires consécutives. Et grâce à des échecs de la part de leurs concurrents en NFC, ils se sont retrouvés en dernière semaine sur le point d'être tête de série #1 de la NFC, et donc l'occasion d'un avantage ÉNORME : exempté de premier tour, et TOUS les matchs à domicile. Et pas seulement pour les playoffs, mais jusqu'au bout car le Super Bowl de cette année se déroule à San Francisco ! Malheureusement, ce dernier match (contre Seattle) fut le match de trop : une prestation HORRIBLE , de loin le plus mauvais match depuis plusieurs saisons… (en particulier en attaque, avec seulement 3 points marqués). Du coup, ils chutent #6, et devront disputer tous leurs matchs à l'extérieur.
Comme d'habitude, il y a eu des matchs décisifs en dernière semaine, où le vainqueur se qualifie et le perdant est éliminé (cette saison, ce fut le cas du BAL-PIT). Mais un FAIT UNIQUE s'est produit cette année dans la NFC South : à cause de bilans très proches, l'équipe qualifiée de cette division l'a été selon le résultat de la rencontre entre deux AUTRES adversaires de division. C'était Tampa Bay ou Carolina, selon le résultat du match entre Atlanta et New Orleans (qui étaient déjà éliminés tous les deux). La victoire d'Atlanta a qualifié Carolina.
En ce qui concerne l'ordre des matchs, on récupère cette année un certain mélange entre AFC et NFC, mais les horaires restent classiques (1:00, 4:30, 8:00) :
Ces playoffs vont débuter par un match particulièrement déséquilibré : LAR-CAR (samedi après-midi) obtient en effet le record historique (ou quasi, si ça change un peu d'ici le match…) de pronostic pour une équipe à l'extérieur (-10.5 pour Los Angeles). En revanche, les cinq autres rencontres semblent serrées, avec un léger avantage pour les équipes à domicile. Le match le plus intéressant pourrait être celui de samedi soir, GB-CHI, ou le premier de l'après-midi de dimanche, BUF-JAX, très indécis tous les deux…
Équipes qualifiées : saison 2025-2026
Rang
Conférence Américaine (AFC)
Bilan
1
Denver Broncos
14 - 3
2
New England Patriots
14 - 3
3
Jacksonville Jaguars
13 - 4
4
Pittsburgh Steelers
10 - 7
5
Houston Texans
12 - 5
6
Buffalo Bills
12 - 5
7
Los Angeles Chargers
11 - 6
Rang
Conférence Nationale (NFC)
Bilan
1
Seattle Seahawks
14 - 3
2
Chicago Bears
11 - 6
3
Philadelphia Eagles
11 - 6
4
Carolina Panthers
8 - 9
5
Los Angeles Rams
12 - 5
6
San Francisco 49ers
12 - 5
7
Green Bay Packers
9 - 7 - 1
C'est forcément un match très attendu ce soir, puisqu'il oppose deux rivaux de division (la NFC North). Les deux équipes se sont donc obligatoirement rencontrées deux fois comme chaque année, et le calendrier a fait que c'était plutôt en fin de saison (Week 14 et Week 16), avec une victoire de chaque côté. Ce match des Wilcards sera donc leur troisième affrontement en un mois et demi… Le drive d'ouverture de Chicago s'étend sur plus de la moitié du premier quart-temps et se termine par un field-goal. Les Packers répondent avec un drive presque aussi long mais qui pour sa part amène un touchdown (passe captée par Christian Watson). Avec seulement une possession de chaque côté, on est déjà pratiquement à la fin du premier quart-temps (7 - 3). Au milieu du deuxième, Green Bay marque un nouveau TD, passe captée sur 18 yds par Jayden Reed. De son côté, l'attaque de Chicago semble en moins grande forme que ce qu'on a vu il y a deux semaines à San Francisco (où ils avaient fait un match incroyable, finalement perdu sur la dernière action) : à la suite de plusieurs petites erreurs (passe mal lancée ou balon relâché), ils tentent une 4ème tentative et le risque ne paie pas. Du coup les Packers se retrouvent en bonne position, et ils en profitent pour accentuer leur avance, grâce à une petite passe captée par Romeo Doubs. Les deux dernières minutes ne donnent rien et la mi-temps est sifflée sur le score de 21 - 3.
Les statistiques ne sont pas bonnes pour les Chicago Bears : en playoffs, ils n'ont JAMAIS rattrappé un déficit de plus de 7 points… La première possession de la seconde mi-temps pour Chicago est plutôt bonne, mais n'apporte finalement qu'un field-goal. Leur deuxième progresse encore plus près de l'embut adverse (quelques yds), et il est logique de jouer la 4ème tentative. Mais le jeune quaterback de Chicago, Caleb Williams (deuxième saison, premier match de playoff), est intercepté pour la deuxième fois de la soirée (note: dans ce cas, ce n'est pas important puisqu'on était de toute façon sur une 4ème… ). Heureusement pour les Bears, leur défense "fait le job", bloquant l'attaque des Packers à trois reprises consécutives. Du coup, et après un autre FG, on entre dans le dernier quart-temps avec de l'espoir pour l'équipe à domicile, 21 - 9. Après une autre défense impeccable, les Bears repartent en attaque, et cette fois D'Andre Swift plonge dans l'embut pour un touchdown. Il reste 10 minutes et l'avance de Green Bay a fondu : 21 - 16.
L'attaque des Packers parvient enfin à progresser dans cette seconde mi-temps, et Matthew Golden marque à la passe un TD de 23 yards. La transformation étant manquée, cela donne 27 - 16 à 6'30". Pendant le drive suivant, une passe désespérée de Caleb Williams sur une 4ème tentative atterit miraculeusement dans les bras d'un de ses receveurs, et quelques actions plus tard Williams trouve Olamide Zaccheaus dans l'embut. Il faut évidemment tenter la transformation à deux points (car 5 ou 4 points d'écart, c'est la même chose), qui réussit, et on se retrouve à un FG d'écart (27 - 24, 4'12" à jouer). La défense des Bears fait encore un excellent boulot en limitant les Packers à une tentative de field-goal, et en plus celui-ci ÉCHOUE ! Du coup le dernier drive est pour au moins l'égalisation et la prolongation (FG) ou la victoire (TD). Mais ce ne sera PAS le dernier drive, car il faut à peine plus d'une minute pour que Caleb Williams lance une passe dans l'embut pour DJ Moore, et les Bears prennent l'avantage pour la première fois du match ! 27 - 31.
Dans les dernières secondes, Green Bay parvient à 23 yards de l'embut, et Jordan Love a trois occasions de lancer un touchdown salvateur. Mais le miracle n'a pas lieu et les Chicago Bears EXPLOSENT leurs records de comeback en playoffs : jusqu'ici ils n'avaient pu revenir que de 7 points à la mi-temps, et de 5 points en début de dernier quart-temps. Ce soir, ils étaient menés de 18 points à la pause et encore de 15 points à l'entame du quatrième. Notons que dans l'histoire des playoffs, seulement 3 fois une équipe a remonté un déficit d'au moins 15 points au quatrième quart-temps (la dernière fois par New England au Super Bowl LI, lors de ce fameux match historique… ).
C'est la troisième fois que ces deux équipes se rencontrent en playoffs, avec une victoire de chaque côté. Les San Francisco 49ers ont atteint (au moins) le stade des Finales de Conférence lors de leurs 7 dernières qualifications en playoffs. Mais l'équipe est diminuée par les blessures cette année, et leur parcours en playoffs devra se dérouler entièrement à l'extérieur (note: par contre, le Super Bowl aura lieu à Santa Clara quoi qu'il arrive… ). Leur quaterback Brock Purdy a un bilan de 4-2 en playoffs, tandis que leur coach Kyle Shanahan en est à 8-4 (avec 2 accessions au Super Bowl, malheureusement perdus tous les deux). De leur côté, les Philadelphia Eagles sont les Champions en titre, et sont sur une série consécutive de 5 matchs gagnés à domicile en playoffs, leur quaterback Jalen Hurts étant invaincu dans cette situation (5-0).
La deuxième action du match est une longue passe lancée par Brock Purdy, qui est captée par Demarcus Robinson pour un gain absolument ÉNORME de 61 yards !! (dont une bonne moitié APRÉS la réception, évitant plusieurs plaquages…). C'est carrément la plus longue action pour San Francisco de toute la saison ! (et la plus longue pour l'instant dans ces playoffs, avec déjà trois matchs joués…). Les 49ers se retrouvent ainsi directement dans la "red zone", et quelques actions plus tard c'est le même Robinson qui capte le touchdown dans l'embut pour l'ouverture du score. Le premier drive de Philadelphie est également conclusif, par une petite course de Dallas Goedert, mais le coup de pied de transformation heurte le poteau… 7 - 6. Les possessions suivantes sont inactives (bonnes défenses) de chaque côté (2 pour SF, 1 pour PHI), et on a déjà passé la moitié du deuxième quart-temps lorsque les running-backs de Philadelphie (Barkley et Bigsby) se mettent chacun à trouver des trous dans la défense de San Francisco, ce qui permet un petit TD à la passe marqué par Dallas Goedert, sur une "4ème & 2". 7 - 13.
AP / Derik Hamilton
Sur l'action suivante les 49ers perdent George Kittle sur blessure : évacué sur la civière, son retour semble peu probable… Jennings réalise un beau gain de 45 yds, et San Francisco se retrouve dans la même situation que Philadelphie plus tôt : jouer ou non une "4ème & 2". Ils choisissent finalement de ne pas la tenter et se contentent d'un field-goal (36 yds). Rien ne sera marqué sur le dernier drive de la mi-temps, sifflée sur le score de 10 - 13. Grâce à une défense correcte, les 49ers s'en sortent pas trop mal, car ils sont clairement dominés dans toutes les stats en attaque, si on enlève bien sûr les deux actions d'éclat (Robinson et Jennings) qui représentent à elles seules près des DEUX TIERS du total en première mi-temps… Sur leur première possession de la seconde mi-temps, alors que les 49ers ont bien progressé, la pression défensive de Philadelphie fait commettre une erreur de précipipation à Brock Purdy, qui se fait intercepter. Cependant, les Eagles ne parviennent pas à convertir ce turnover en points. Ils marquent un FG de 41 yds sur leur possession suivante, ce qui étend leur avance (mais à moins d'un TD d'écart…), 10 - 16.
Entre la fin du troisième et le début du quatrième quart-temps, San Francisco construit ENFIN un drive convaincant, et alors qu'ils sont encore à 29 yards de l'embut, ils tentent un "trick play" (un jeu spécial… ) : Purdy transmet à Moore, qui REMET à Jennings (qui passe derrière dans le SENS INVERSE !), lequel court à droite et LANCE une bombe vers l'embut !! Honnêtement, c'est difficile à comprendre en direct ce qui s'est passé tellement ça va vite et exécuté à la perfection, il faut le replay au ralenti pour bien voir… Captée par Christian McCaffrey (cf. photo ci-dessus), cette passe de TD redonne l'avantage à San Francisco, 17 - 16, avec presque tout le dernier quart-temps à jouer. Les erreurs en attaque continuent d'émailler ce match des deux côtés , en particulier une autre interception de Purdy, qui amène un nouveau field-goal pour Philadelphie (17 - 19). Le drive suivant des 49ers progresse bien grâce à quelques bonnes courses de McCaffrey, et c'est d'ailleurs lui qui capte à la passe son deuxième TD de la soirée (rappelons que course ou passe, McCaffrey est un peu l'homme à tout faire dans cette équipe de San Francisco, surtout avec l'absence de Kittle…). La transformation est manquée (on est donc à 1-1 du côté des ratages entre les deux équipes ce soir), cela fait 23 - 19, 2'54" à jouer.
Au moment du "2 minutes warning", Philadelphie vient de réussir une 4ème tentative pour rester dans le match, ils ont le ballon avec la moitié du terrain à couvrir (en fait 45 yds). Une stat : pour l'instant dans ces playoffs 2025-2026 (3 matchs), l'équipe qui était menée à deux minutes de la fin a TOUJOURS gagné… Les Eagles se rapprochent à une vingtaine de yards, mais c'est une "4ème & 11" (et donc longue…) qui va décider de l'issue du match : et la défense de San Francisco tient bon ! Les 49ers auront donc l'occasion d'une revanche (de la Week 18) contre leurs rivaux de division, les Seattle Seahawks.
Les Carolina Panthers sont de retour en playoffs pour la première fois depuis la saison 2017, et la tâche semble ardue cet après-midi pour eux : ils ont été qualifiés de justesse grâce à la victoire d'Atlanta, ils sont la seule équipe de ces playoffs avec un bilan négatif (8-9), et malgré le fait de jouer à domicile, ils sont pronostiqués à 10 points "underdogs"… Note amusante : lors de leur dernier match en playoffs (perdu 26-31 à New Orleans, voir ici), le receveur vedette des Panthers était Greg Olsen (avec un bon match à la clef : plus de 100 yds gagnés et un TD), et le hasard de la programmation télévisée a fait que c'est la Fox qui diffuse le match d'aujourd'hui, chaîne où officie justement Greg Olsen en tant que commentateur.
Il suffit d'un drive de 2 minutes pour que la puissante attaque des Rams (leur quaterback Matthew Stafford mène la League en nombre de yards par match ainsi qu'en ratio TD/INT) marque un touchdown par Puka Nacua, alors que le jeune quaterback de Carolina, Bryce Young (troisième saison, et donc premier match en playoff pour lui…), est intercepté à la fin du premier quart-temps. Cela amène un deuxième TD de Nacua, 14 - 0. Les Panthers reviennent par un touchdown à la course de Chuba Hubbard, puis réussissent quelques bonnes défenses (avec cependant un deuxième turnover contre eux, cette fois en punt-return…), et c'est Bryce Younglui-même qui court sur 16 yards pour le touchdown qui les maintient dans le jeu à la mi-temps. 17 - 14.
Carolina reprend sa défense aggressive dès le début de la seconde mi-temps, et un long drive leur permet ensuite d'égaliser par un field-goal de 46 yds. L'attaque des Rams, statistiquement la meilleure de toute la League, a vraiment des problèmes depuis le milieu du deuxième quart-temps, toujours harcelée par la bonne défense des Panthers, et ils doivent à leur tour se contenter d'un FG pour reprendre la tête (20 - 17). On entre déjà dans le dernier quart-temps de ce match finalement beaucoup plus indécis que prévu. Et la défense de Carolina continue de briller : ils obtiennent finalement une interception de Stafford, par Jackson. Puis leur attaque se met au diapason, avec en particulier une LONGUE passe captée par Jalen Cocker. Et c'est Chuba Hubbard qui marque son deuxième TD de la soirée et donne l'avantage à Carolina pour la première fois. 20 - 24. Kyren Williams capte une passe de Stafford pour un touchdown de 13 yds, et c'est cette fois la défense de Los Angeles qui s'illustre en poussant les Panthers à un "3 & out", ce qui redonne immédiatement la balle aux Rams. Malheureusement, une pénalité coûteuse les force eux-aussi à dégager, et ce punt est BLOQUÉ par les Panthers, les mettant directement en position de marquer. Ce qu'ils font par Jalen Cocker, de manière spectaculaire avec une passe lobée dans le fond du terrain. 27 - 31, 2'34" à jouer.
Avec tous les temps-morts, il reste largement le temps aux Rams de construire un dernier drive décisif, d'autant que Matthew Stafford a de l'expérience en la matière : il l'a déjà fait 53 fois dans sa longue carrière (le meilleur parmi les QBs encore actifs… ). Et c'est Colby Parkinson, qu'on n'a pas vu de tout le match, qui capte (en extension) la passe de Stafford pour un TD à 38 secondes de la fin. Los Angeles s'en sort donc finalement sur le fil, 34 - 31.
C'est la 5ème rencontre entre ces deux équipes en playoffs (New England mène 3-1). La présence des Patriots en playoffs fait partie des belles histoires de la saison : un bilan de 14-3 cette année alors qu'ils étaient à 4-13 la saison passée… Aucun des quaterbacks n'a déjà gagné en playoffs : pour New England, Drake Maye (deuxième année) fait ses débuts en playoffs, alors que Justin Herbert pour Los Angeles a juste un peu plus d'expérience à ce niveau (0-2). La première action d'importance dans le match a lieu au milieu du premier quart-temps, quand une passe de Drake Maye est déviée par la défense de Los Angeles, se traduisant en une interception. Les Chargers se retrouvent à quelques yards de l'embut, et décident de jouer une 4ème tentative (plutôt qu'un field-goal facile) mais la manquent. Sur le drive suivant, c'est au tour des Patriots de se retrouver EXACTEMENT dans la même situation (c'est à dire une "4ème & 4" à quelques yards de l'embut), mais eux prennent le field-goal. 0 - 3, on vient d'entrer dans le deuxième quart-temps.
Les Chargers égalisent au milieu du deuxième, et après deux longues possessions inactives (une de chaque côté), New England se retrouve avec le ballon dans les dernières secondes de la mi-temps. Et alors qu'on semble tout droit se diriger vers un score d'égalité à la pause, Drake Maye se voit inexplicablement tout seul, terrain complètement dégagé devant lui. Du coup c'est une course du quaterback sur 37 yards ( !), et cela permet à New England de marquer un autre FG (35 yds) à 2 secondes de la fin. 3 - 6, mi-temps. C'est la première fois depuis le tour "divisional" de la saison 2020 (BAL-BUF) qu'il n'y a pas de touchdown marqué en première mi-temps. Pour l'instant, la tendance est sur des drives longs mais qui ne vont pas au bout, avec peu de longues actions. La rencontre semble repartir sur le même rythme puisqu'il faut attendre le milieu du troisième pour avoir une action importante, en l'occurence c'est encore une action défensive : sur le point d'être sacké, Drake Maye est forcé à commettre un fumble, ce qui rend le ballon à Los Angeles alors que New England était en position de marquer. Mais ce turnover sera finalement sans conséquence.
Vers la fin du troisième, Drake Maye lance une longue passe captée par Tayson Boutte pour un gain de 43 yards, largement le plus long des deux côtés, mais encore une fois les Patriots ne marquent qu'un FG supplémentaire (3 - 9). Il faut en fait encore deux autres possessions avant que Maye lance ENFIN un touchdown, capté dans l'embut par Hunter Henry. Et même s'il reste beaucoup de temps (9'39"), on sent bien que dans un tel match défensif une avance de 3 - 16 pourrait DÉJÀ être décisive… Et lorsque la défense de New England fait commettre un fumble à Justin Herbert, les Patriots le célèbre comme une victoire (même si ça ne rapporte rien, c'est toujours du temps de gagné…). Juste après le "2 minutes warning", une 4ème tentative désespérée des Chargers se traduit par un nouveau sack de leur quaterback, et cette fois on peut dire que les carottes sont cuites…
Ce sont deux des trois meilleurs quaterbacks de la League qui s'affrontent cet après-midi : en effet, derrière les 46 TDs de Matthew Stafford (Los Angeles Rams), on trouve Josh Allen pour Buffalo avec 39, puis Trevor Lawrence pour Jacksonville avec 38. Note: comme il y a trois matchs programmés ce dimanche, le premier est forcément en tout début d'après-midi (ce sera le seul à cet horaire de tous les playoffs), et comme en plus on est en Floride, il fait chaud et plein soleil. Cela donne une ambiance étrange, différente de ce qu'on a l'habitude de voir en playoffs…
Chaque des équipes commence par une possession inactive, puis Trevor Lawrence est intercepté, ce qui permet aux Bills d'ouvrir le score par un field-goal de 50 yards. Le drive suivant est bien meilleur pour les Jaguars puisqu'il se termine par une passe de touchdown captée dans l'embut par Brian Thomas Jr (3 - 7, début du deuxième quart-temps). Dans la foulée immédiate, sur le retour d'engagement, les Bills commettent un fumble, ce qui donne une autre possession consécutive pour les Jaguars. Cela les amène à nouveau proches de l'embut, mais sur une "4ème & 2", ils échouent à convertir (après révision vidéo…), et ne rapportent donc rien de cette possession "gratuite". Débutant le drive suivant acculés à leur propre embut, les Buffalo Bills vont ensuite enchaîner 10 actions et remonter 92 yards (soit presque tout le terrain), jusqu'au touchdown marqué à la course par Josh Allen en puissance. 10 - 7. La première mi-temps se termine comme elle avait commencé : une possession inactive de chaque côté (et un imbroglio à la dernière seconde entre les arbitres, qui dure plusieurs minutes alors que l'écran affiche 0:00 depuis longtemps )…
Après la pause, chacune des premières possessions est bien défendue par l'équipe adverse et se conclut par un field-goal longue distance (+40 yds), puis un long drive de Jacksonville (à cheval entre la fin du troisième et le début du quatrième) se termine par une petite passe laser de Trevor Lawrence vers Parker Washington dans l'embut. Buffalo répond en marquant eux-aussi un touchdown à la passe, par Dalton Kincaid, donc si le score évolue, l'écart en revanche ne bouge pas (20 - 17). Puis le running-back des Jaguars, Travis Etienne Jr, se mue en receveur pour capter une passe de TD (20 - 24), et c'est à nouveau aux Bills de tenter un enième retournement. La différence avec les fois précédentes, c'est que désormais on arrive en fin de match (on est rentré dans les "2 minutes"), et que ce drive peut être le dernier…
À 1'10" restantes, Buffalo se retrouve à seulement 10 yards de l'embut, mais avec une 4ème tentative à réussir (pour moins d'un yard à gagner). C'est un classique "QB sneak", où le quaterback garde le ballon en étant poussé par tous les joueurs de la ligne offensive, mais À LA SURPRISE GÉNÉRALE Josh Allenreste debout après avoir gagné les centimètres nécessaires, il n'est pas plaqué, et est poussé ainsi JUSQU'À l'embut !! Bon, après révision vidéo, il lui manque un yard, et cela nécessite donc un autre "QB sneak" pour officialiser le touchdown. 27 - 24, 59 secondes à jouer. Sans temps-mort à leur actif, ça ne va pas être facile pour les Jaguars, mais il leur suffit de progresser un peu et de marquer un FG pour emmener le match en prolongation. Cependant le suspense va vite être levé, car Trevor Lawrence voit sa première passe déviée et interceptée par la défense de Buffalo…
Rappel historique : on se rappelle que les Buffalo Bills ont un record de 4 Super Bowls perdus consécutivement entre 1990 et 1993. Après une longue période de disette, ils sont revenus ces dernières années puisqu'ils participent aux playoffs pour la 7ème fois consécutive. Néanmoins, il n'y a eu aucun Super Bowl lors de ces six playoffs. D'autre part, ils ont perdu leurs 8 derniers matchs à l'extérieur en playoffs (dernière victoire en 1992), série interrompue donc aujourd'hui. Enfin c'est aussi une première pour Josh Allen : malgré déjà 25 "game-winning drives", AUCUN n'avait encore eu lieu en playoffs (et c'est aussi sa première victoire à l'extérieur en playoffs).
Les deux équipes ne se sont JAMAIS affrontées en playoffs. Houston a un bon bilan lors du tour "WildCard" (6-2), mais un HORRIBLE bilan lorsqu'ils sont à l'extérieur : 0-6 (tous tours confondus), c'est en fait la SEULE équipe de la NFL à n'avoir jamais gagné à l'extérieur. Quant à Pittsburgh, ils n'ont pas été bons ces dernières années : ils sont sur une série de 6 défaites consécutives en playoffs (dernière victoire au tour "Divisional" de la saison 2016 à Kansas City). Mais cette année, ils pourront profiter de l'expérience du dernier "papy quaterback" (après les retraites successives de Brady, Brees, Manning et Roethlisberger), Aaron Rodgers, qui revient en playoffs pour la première (et dernière ?) fois depuis la saison 2021 (où il avait perdu avec Green Bay au deuxième tour contre San Francisco). Son bilan en playoffs est de 11-10.
Les premières possessions de chaque côté sont inefficaces (avec cependant au moins une belle action à chaque fois), Pittsburgh marque un fiel-goal à l'issue de leur deuxième drive, puis une bonne défense leur permet de forcer le quaterback adverse C.J. Stroud à commettre un fumble, mais les Steelers ne profitent pas de ce turnover. Le score reste donc à 0 - 3 alors qu'on rentre dans le deuxième quart-temps. Un peu plus tard, les Texans marquent un touchdown par une petite passe captée par Christian Kirk, puis réussissent une bonne défense pour récupérer rapidement le ballon, mais dans la foulée une confusion au niveau de la transmission leur fait commettre un autre fumble, ce qui place Pittsburgh en bonne position. Et après avoir réussi une délicate "4ème & 2", on se dit que les Steelers vont marquer un touchdown, malheureusement Aaron Rodgers est sacké par la défense des Texans et ils doivent se contenter d'un FG. 7 - 6, mi-temps.
Au troisième quart-temps, C.J. Stroud est intercepté, c'est donc déjà le 3èmeturnover du match contre Houston, mais comme Pittsburgh récupère la balle loin dans leur propre camp, ils sont incapables de marquer. Après plusieurs "3 & out" (de chaque côté), Christian Kirk réalise un joli gain de 46 yards sur une passe de Stroud, et quelques actions plus tard les Texans accentuent leur avance par un FG de 51 yards (qui passe de justesse… ). 10 - 6, on vient d'entrer dans le dernier quart-temps. C'est alors que se produit un évènement incroyable : balle aux Steelers vers le milieu du terrain, "3ème & 12" à jouer (donc situation de passe), Aaron Rodgers cherche un receveur mais la défense de Houston vient le presser, finit par le sacker, et Rodgers relâche la balle, donc fumble, lequel est récupéré par la défense… Jusque là, c'est du classique (c'est ce qu'à subi Stroud déjà deux fois ce soir). Mais là où ce n'est pas courant, c'est que le défenseur (Sheldon Rankins) n'est PAS TOUCHÉ, du coup il peut tranquillement remonter jusqu'au touchdown !! Premier TD défensif de ces playoffs, 17 - 6, ça sent mauvais pour l'équipe à domicile (11'16" restantes cependant…).
Tandis que Pittsburgh a toujours autant de mal en attaque, Houston commence déjà à épuiser le temps restant, tout en progressant par ailleurs, ce qui conduit à un touchdown à la course de la part de Woody Marks (qui est le premier rookie à courir sur plus de 100 yds dans un match de playoffs depuis 2021). Malgré les 3'33" à jouer, on sent que l'équipe de Pittsburgh n'a même plus envie de se battre (autant en défense qu'en attaque), et il est presque anecdotique de voir un "pick 6" (interception retournée pour un touchdown) réalisé pour Houston par Kaylon Bullock, portant le score à 30 - 6. En revanche, c'est dommage que l'homme aux 527 TDs (5ème au classement historique des quaterbacks) termine sa carrière sur cette action, car on ne le reverra sans doute plus sur un terrain (même si on lui a signalé qu'il pouvait revenir pour une ultime saison…).
Les Houston Texans mettent donc fin à cette particularité de leur (jeune) franchise en remportant ENFIN un match de playoffs à l'extérieur. Pour Pittsburgh, on assiste (peut-être) à un tournant : d'une part il est probable que c'était le dernier match de la longue carrière de Aaron Rodgers, mais en plus le coach historique Mike Tomlin a laissé entendre qu'il pourrait vouloir prendre une pause, lui qui a mené les Steelers depuis 19 saisons, sans JAMAIS avoir un bilan négatif en saison régulière…
Divisional
Analyse du premier tour :
HISTORIQUE : en seulement quatre matchs (les quatre premiers, ceux du samedi et les premiers du dimanche) on a battu les records de suspense (de tous les tours de playoffs confondus) : 12 changements de leader au quatrième quart-temps, 4 "game-winning TD" dans les trois dernières minutes, et 4 "comeback wins" dans ces mêmes 3 minutes…
Du coup, les écarts sont faibles : 51 points, ce qui égalise le record de 2020 (dans la période à 6 matchs lors du premier tour). Le total offensif à 271 points est meilleur que la saison dernière, mais reste en-deça des années précédentes (où on avait à chaque fois passé les 300…).
Les pronostics étaient "plutôt bons", considérant que la plupart des matchs étaient annoncés serrés (et l'ont été… ). On notera la bonne résistance de Carolina et la demi-surprise de San Francisco.
La performance d'équipe sera PARTAGÉE cette année : on la donne bien sûr aux équipes qui ont réussi à remonter un déficit dans les dernières minutes du match, à savoir Los Angeles, Chicago (note: qui a réalisé le meilleur comeback… ), Buffalo et San Francisco.
Quant à la performance individuelle du week-end, c'est Jauan Jennings (SF) qui l'obtient, pour ce "trick play" qui en fait inclut plusieurs joueurs (Moore+Jennings+McCaffrey). Notons que Demarcus Robinson (SF) obtient dans ce même match la plus longue action : 61 yards.
Présentation du deuxième tour :
Le renouvellement est de 5/8 (fort) : parmi les trois équipes encore présentes cette année, Los Angeles et Houston devront à nouveau se déplacer pour ce "divisional tour" (et avaient perdu toutes deux à ce stade la saison dernière), alors que Buffalo avait gagné à domicile mais devra se déplacer cette année.
Dans les deux Conférences, ce sera un affrontement #6 contre #1 (programmés samedi) et #5 contre #2 (programmés dimanche). Pour les trois premiers matchs, l'équipe à domicile est considérée comme favorite (-1.5, -7 et -3). En revanche, le match LAR-CHI obtient un pronostic de -3.5 pour l'équipe à l'extérieur, mais on a vu précédemment que Los Angeles était un peu "sur-évaluée" (considérée comme favorite pour la victoire finale).
La rencontre la plus attendue sera évidemment la première : BUF-DEN, deux équipes "historiques", et revanche du tour Wildcard 2024 qui avait lieu à Buffalo, alors que cette année sera la première rencontre de playoffs à domicile pour Denver depuis 2016.
Quelques remarques avant de débuter cette rencontre :
Cette saison régulière 2025-2026 a commencé (Week 1) et fini (Week 18) par les affrontements habituels entre ces deux rivaux de Division (la NFC West). Les deux matchs ont été gagnés par l'équipe à l'extérieur (17 - 13 par SF en week 1 à Seattle, 13 - 3 par SEA en week 18 à San Francisco).
Le match de la dernière semaine de saison était avec l'enjeu de la tête de série #1 en NFC, c'est donc À CAUSE du résultat de ce match que l'on se retrouve ici à Seattle, si San Francisco l'avait emporté ils auraient joué leurs playoffs à domicile…
Et comme Seattle a gagné l'exemption du premier tour grâce à sa victoire en Week 18, ils jouent ce soir leur deuxième confrontation CONSÉCUTIVE avec San Francisco (mais à domicile cette fois). Les 49ers ont quant à eux eu à jouer la semaine dernière à Philadelphie.
Pour San Francisco, c'est le 29ème match "divisional" en playoffs, record historique.
Le coup de pied d'engagement est reçu par les Seahawks, et Rashid Shaheed trouve un trou pour s'engouffrer entre plusieurs 49ers, il échappe ensuite à plusieurs placages pour remonter TOUT LE TERRAIN (ou presque : 95 yards… ), touchdown. C'est une surprise générale pour ouvrir le match, car ces "kick-off return TD" sont plutôt rares, surtout en playoffs (mais Shaheed en est à son 3ème cette saison…). Du coup, alors qu'on aurait du avoir l'attaque de Seattle pour débuter, c'est celle de San Francisco qui est la première en action (mais déjà avec un déficit initial de 7 points… ). Ce drive est rapidement bloqué par la défense de Seattle. On rappelle que les 49ers ont perdu l'un de leurs joueurs clefs en attaque en la personne de George Kittle, blessé la semaine dernière. Après un FG de Seattle, San Francisco n'a le temps que de deux actions avant que Jake Tonges (le remplaçant de Kittle) ne se fasse "chiper" le ballon, après pourtant une belle réception. Ce turnover se traduit quelques actions plus tard en un touchdown capté en limite de terrain par Jaxon Smith-Njigba. Le score est donc de 0 - 17, fin du premier quart-temps.
Sachant que l'équipe de San Francisco a historiquement du mal à REMONTER dans leurs matchs (même avec un écart faible…), qu'ils sont diminués cette année autant en attaque qu'en défense, et que Seattle est parmi les meilleures défenses de la Ligue, on voit déjà mal comment les 49ers vont s'en sortir, d'autant que cette erreur des équipes spéciales pour débuter la rencontre n'a pas du les mettre en confiance… Leurs deux possessions suivantes se terminent par des field-goals (note: étrangement, celui de 56 yds constitue un record pour SF en playoffs…), ce qui leur permet au moins de revenir un peu au score, mais sur le dernier drive de la mi-temps, une course de Kenneth Walker III va jusqu'au touchdown pour Seattle, et cela donne 6 - 24 à la pause. Le premier drive de la seconde mi-temps est pour San Francisco. Il ne donne rien, mais conduit à une blessure de Jake Tonges. D'autre part, Christian McCaffrey est resté sur le bord du terrain pendant cette possession : on apprend qu'il s'est blessé à l'épaule en fin de première mi-temps, il n'y aura bientôt plus aucun joueur valide parmi les 49ers…
Dans ces conditions, les Seahawks n'ont plus qu'à enfoncer le clou : un FG + 1 TD (2ème pour Kenneth Walker) après une interception, et ça fait 6 - 34 à la fin du troisième. Le dernier quart-temps commence par un 3ème touchdown pour Kenneth Walker, et Seattle remplace DÉJÀ son quaterback titulaire, car ça ne sert à rien de risquer une blessure pendant le reste du match… Du coup, sur leur possession suivante San Francisco FAIT DE MÊME !! Une manière pour eux d'accepter la défaite… La deuxième moitié du quart-temps est donc un peu du "hourra football", joué sans enjeu.
Ce n'est QUE le 3ème affrontement entre les Rams et les Bears en playoffs, et les deux premiers (bilan égal 1-1) ont eu lieu il y a LONGTEMPS : 1950 et 1985 !! Notons qu'on avait annoncé des températures glaciales pour cette rencontre, et elles y sont (pas de record cependant) : -7°C, ressenti -13°C avec le vent, avec en plus quelques flocons de neige qui virevoltent sur le terrain. Il fait plutôt autour des 20 degrés à Los Angeles, et leur quarterback Matthew Stafford n'a jamais encore joué de match sous un tel froid… Dès la première action, les Bears réussissent un GROS gain (35 yds) sur une course, mais un peu plus tard Caleb Williams est intercepté alors qu'il tentait une longue passe. De leur côté, les Rams construisent un long drive (14 actions, 85 yds en 6'33"), sans action d'éclat mais qui se termine par une petite course de touchdown de la part de Kyren Williams. Chicago réplique par un aussi bon drive, et en entrant dans le deuxième quart-temps ils égalisent grâce à une petite passe de Caleb Williams vers DJ Moore, dans l'embut entre les défenseurs, 7 - 7.
NFL / Kara Durrette
On remarque une différence avec le match de New England, disputé un peu plus tôt et aussi sous une tempête de neige : ici, la neige TIENT ! Alors qu'à Foxborough, le terrain était complètement dégagé même en fin de match, ici le terrain est déjà blanchâtre après seulement un quart-temps… Chacune des équipes voit ensuite ses possessions offensives être bloquées par les défenses adverses, à plusieurs reprises, avec parfois des "pointes" mais rien de déterminant. Finalement, ce n'est qu'au moment du "2 minutes warning" de la première mi-temps qu'une de ces pointes est un peu plus importante pour Chicago (une passe captée pour 27 yds), et cela leur permet de marquer un field-goal de 48 yards. L'urgence de la dernière minute de la mi-temps semble alors réveiller les Rams , qui progressent à leur tour, et ont même l'occasion de tenter une passe de touchdown, mais ce sera finalement un FG de 32 yards pour égaliser, 10 - 10, mi-temps.
La seconde mi-temps commence comme a été tout le deuxième quart-temps : de bonnes défenses (ou de mauvaises attaques), qui empêchent les longs gains/drives. Les deux équipes vont ainsi être contraintes de punter plusieurs fois dans ce troisième quart-temps. Même avec une interception de Caleb Williams (la 2ème de la soirée), les Rams ne parviennent pas à ramener des points, étant rapidement bloqués par la défense de Chicago. On entre donc dans le quatrième sur le même score d'égalité, et si le match n'est certes pas spectaculaire en actions d'attaque, on peut au moins dire qu'il est serré et indécis… C'est finalement Los Angeles qui parvient en premier à entrer dans la "red zone" adverse, et alors qu'ils sont bloqués sur une "4ème & 1", ils décident de la tenter, un choix difficile à imaginer dans un tel match défensif. Mais le risque est payant , puisque non seulement ils réussissent le first-down sur l'action, mais en plus Kyren Williams marque son 2ème TD du soir (cf. photo ci-dessus) sur l'action suivante ! 17 - 10 (8'50"). Bon, on le sait, tout est possible dans ces playoffs 2025 qui ont battu des records : déjà 14 changements de leader au quatrième quart-temps, et 5 équipes ont réussi à gagner en étant MENÉES à trois minutes de la fin (dont Chicago la semaine dernière)…
Grâce en particulier à une jolie course personnelle de leur quaterback (26 yds), puis à une pénalité coûteuse contre les Rams, les Bears se retrouvent à SEULEMENT 2 yards de l'embut, et comme les Rams un peu plus tôt ils choisissent de jouer une 4ème tentative (mais c'est plus logique ici, puisqu'ils sont menés). La défense de Los Angeles est cependant une nouvelle fois intraitable, et ils récupèrent le ballon certes très loin dans leur terrain (2 yds, donc…), mais avec plus que 3'03" à "manger". Ils le rendent avec moins de deux minutes au compteur, et surtout en ayant fait dépenser leurs temps-morts aux Bears, qui peuvent cependant imaginer égaliser pour la prolongation dans les dernières secondes. Ils se retrouvent finalement bloqués sur une "4ème & 4" (mais ils sont encore à 14 yds de l'embut adverse), Caleb Williams se recule, il recule encore, puis lance une bombe dans l'embut… C'est ce qu'on appelle une passe "Ave Maria", advienne que pourra, c'est la dernière action quoi qu'il arrive. Et ce qui arrive ce soir, c'est que la passe est CAPTÉE ( !!!) pour un touchdown de Cole Kmet (jamais vu ce joueur…).
Cette action INCROYABLE nous fait presque oublier le temps des ralentis (note: le quaterback était à plus de 40 yds au moment de lancer… ) que ce n'est PAS fini. Déjà il faut réussir la transformation : c'est fait, 17 - 17. Mais ensuite Los Angeles a la possession avec 13 secondes à jouer et deux temps-morts. Pas de suspense : ils ne jouent pas, donc PROLONGATION, la deuxième du week-end divisional (après BUF-DEN). Après avoir gagné le tirage au sort, Chicago choisit de kicker, c'est donc Los Angeles qui débute en attaque, et comme souvent ce soir la défense de Chicago les bloque rapidement. C'est au tour des Bears de partir à l'assaut et après être parvenus jusqu'à environ la mi-terrain (donc encore trop loin pour un FG), ils sont à nouveau confrontés à une 4ème tentative décisive. Réussie par un plongeon de leur quaterback, Caleb Williams ! Malheureusement, il est intercepté sur la passe suivante, et tout est à refaire… Bon, c'est reparti pour Los Angeles (rappel: on continue jusqu'à ce qu'une équipe marque…). Les Rams ne commettront pas la même erreur : ils sécurisent leur progression jusqu'à environ 25 yds du but, et marquent le field-goal de 42 yards qui les envoie en Finale NFC (contre leurs rivaux de division… ).
Ce match, a priori le plus excitant du week-end, est la revanche du premier tour 2024, mais avec les équipes inversées : c'est le premier match de playoffs ici à Denver depuis le NE-DEN de la saison 2015 (en Finale AFC). On était à l'époque encore dans l'ère des quaterbacks superstars puisqu'on avait alors Brady contre Manning… Le drive d'ouverture est pour Denver, et leur jeune quaterback Bo Nix (deuxième saison) montre qu'il a pris de l'expérience depuis l'année dernière en convertissant lui-même plusieurs first-downs. Les Broncos parviennent à une dizaine de yards de l'embut et CAMPENT là pendant plusieurs actions , mais ils doivent finalement se contenter d'un field-goal. La première possession des Bills est un peu identique (et aussi longue), mais eux réussissent le touchdown, par une petite passe de Josh Allen vers Mecole Hardman Jr. Chacun des drives a pris une moitié de quart-temps (13 et 12 actions), on est donc pile au début du deuxième, 7 - 3.
Après un rapide "3 & out" pour Denver, Buffalo repart en attaque et Josh Allen réalise lui-même plein centre une course de 27 yards ! (rappel: il a en fait courru sur plus, puisqu'il faut ajouter 6-7 yds de recul au moment du snap). Malheureusement Cook commet un fumble sur l'action suivante, et les Broncos vont profiter de ce turnover pour marquer un touchdown, à l'aide d'une passe vers un joueur de la ligne offensive (normalement là pour bloquer… ), Frank Crum. Buffalo égalise par un FG, puis sur le dernier drive de la mi-temps, on se dirige tout droit vers un autre field-goal pour Denver, mais à la surprise générale Bo Nix lance une BOMBE vers l'embut , laquelle est captée par Lil'Jordan Humphrey pour le TD. Et comme EN PLUS les Bills commettent un fumble (de la part de Josh Allen) à quelques secondes de la mi-temps, les Broncos ajoutent un FG, et se retrouvent à la pause avec une avance de 10 - 20.
La seconde mi-temps commence comme a fini la première : fumble de Buffalo récupéré par Denver en position favorable, et field-goal dans la foulée (10 - 23). TOUTE l'avance de Denver provient des turnovers contre Buffalo (3 fumbles). Les Bills débutent une remontée par un bon drive conclu à la passe par Keon Coleman, puis leur défense intercepte Bo Nix (sur une passe particulièrement MAL lancée…), mais Josh Allen est lui-aussi intercepté immédiatement (!) après (ce qui termine une série record pour Buffalo de 204 passes sans interception). Après une bonne défense, les Bills ont l'occasion de progresser à nouveau, et c'est en particulier un ÉNORME gain après réception de la part de Khalil Shakir (pour un gain total de 46 yards sur l'action… ) qui les emmène rapidement dans la "red zone" adverse. Et c'est Dalton Kincaid qui réceptionne le TD dans l'embut, ce qui place Buffalo en tête, 24 - 23. On a déjà environ deux minutes de jouées dans le quatrième quart-temps.
Après une bonne défense qui force un "3 & out" de Denver, Buffalo repart en attaque et construit un long drive qui "mange le chrono" tout en progressant. Du coup lorsqu'ils marquent un field-goal pour étendre leur avance à 27 - 23, il ne reste que 4'06" à jouer. Avec tous les temps-morts c'est encore largement assez pour Denver, mais ils ne peuvent PAS se contenter d'un FG. Les Broncos ont déjà réalisé 12 comebacks cette saison, donc ils ont l'habitude d'être menés en fin de match, mais il faut avouer qu'ils ont été assez transparents en attaque dans cette seconde mi-temps : seulement 25 yds à la passe, contre 150 en première mi-temps… Sans se précipiter, les Broncos progressent jusqu'aux 26 yds et Bo Nix lance une passe longue qui atterit dans l'embut pour Marvin Mims Jr, qui se blesse en retombant sur une caméra, mais qui par cette réception SPECTACULAIRE redonne la tête à Denver à 50" de la fin (27 - 30). En utilisant leurs temps-morts à bon escient, en bénéficiant d'une pénalité contre la défense de Denver, et grâce à une action "rusée", les Bills se rapprochent suffisamment pour que Matt Prater (rappel: qui a le record de longueur de FG dans ce stade, avec 64 yards…) tente et réussisse un field-goal de 50 yards. Ce qui nous envoie en PROLONGATION !!!30 - 30.
Le tirage au sort donne la première possession à Denver (rappel: il y aura au moins une possession de chaque côté), mais les Broncos doivent punter après seulement quelques actions. Les Bills démarrent leur possession très loin dans leur terrain (sur leurs 7 yds), mais désormais le prochain score gagne le match. Bizarrement, les stats de Josh Allen en prolongation ne sont pas bonnes : 0-6, dont deux de ces défaites en playoffs. Les Bills réussissent à remonter une bonne partie du terrain, mais une longue réception de Cooks se termine en une interception, laquelle est longuement discutée par les arbitres (pour être finalement validée). Les Broncos ont donc une deuxième chance, et c'est une pénalité contre Buffalo (pass interference) qui les place déjà en position de marquer (de loin, mais faisable…), d'autant que les Bills commettent ENCORE la même faute deux actions plus tard, ce qui cette fois élimine (presque) tout suspense puisque les Broncos se retrouvent du coup à seulement quelques yards de l'embut. C'est donc une simple formalité de marquer le FG décisif…
Les New England Patriots vont tenter ce soir de revenir en Finale de Conférence pour la première fois depuis 2018, saison où ils avaient ensuite gagné le Super Bowl (leur 6ème… ). Quant aux Houston Texans, ils ne sont encore JAMAIS parvenus au stade des Finales (la seule équipe NFL à n'avoir jamais disputé une Finale de Conférence), échouant les deux dernières saisons à ce stade des "Divisional". Les premières possessions de chaque côté sont rapidement bloquées, notons qu'il tombe un mélange de pluie-neige qui risque fort de compliquer le jeu (principalement lors des passes). C'est une passe captée par DeMario Douglas qui ouvre le score pour New England, alors que sur le drive suivant, Houston progresse certes jusqu'à quelques yards de l'embut mais ne marque finalement qu'un field-goal (3 - 7). En fin de quart-temps, C.J. Stroud est intercepté (passe vraiment ratée…), mais immédiatement après les Patriots commettent un fumble, ces deux turnovers consécutifs "s'annulent" donc pratiquement. Houston peut ainsi repartir en attaque, et Stroud trouve Christian Kirk au bord de l'embut pour un TD (10 - 7).
AP / Steven Senne
C'est désormais de la "vraie" neige qui tombe, mais a priori aucun risque de recouvrir le terrain… Un peu plus tard C.J. Stroud est intercepté une deuxième fois (ENCORE sur une passe lancée un peu n'importe comment ), et Marcus Jones retourne cette INT pour un touchdown (ce qu'on appelle un "pick six"). Puis une passe de Stroud est déviée par la défense des Patriots, c'est une nouvelle interception, qui celle-ci ne coûtera rien. New England marque cependant un autre TD dans cette mi-temps, par une petite passe captée par Stefon Diggs (entre deux défenseurs). Les Texans ont l'occasion de revenir un peu au score sur le dernier drive de la mi-temps, mais ils sont ENCORE interceptés (mais cette fois c'est vraiment une bonne action du défenseur…). Pour la 2ème fois consécutive, Houston s'en tire bien car New England ne parvient PAS à convertir ce 4ème turnover en points au tableau d'affichage, qui annonce 10 - 21 à la pause.
Le drive d'ouverture de la seconde mi-temps rapporte 3 points à Houston, c'est déjà ça : depuis la fin du premier quart-temps, ils étaient sur une série de 5 drives inactifs de suite. Puis leur défense fait commettre un fumble à Drake Maye (son 2ème de la soirée), malheureusement ils perdent le ballon eux-mêmes immédiatement après ! On est donc comme en première mi-temps avec deux turnovers de suite qui s'annulent. Les conditions climatiques y sont sans doute pour beaucoup, mais on est quand même déjà à 8 turnovers dans ce match (5 contre Houston, 3 contre New England), et il reste près d'un quart-temps et demi à jouer ! (c'est dejà le record en playoffs depuis la Finale NFC de 2015). En fin de troisième, les Texans marquent un field-goal de 51 yards, ce qui n'est PAS chose facile avec le vent et la neige (16 - 21). Sur le drive suivant, Kayshon Boutte réalise une EXTRAORDINAIRE réception à une main (et en extension, cf. photo ci-dessus) pour un touchdown qui redonne un peu d'air aux Patriots (16 - 28). Après une bonne défense qui continue de bien bloquer Houston, New England construit ensuite un LONG drive, commencé loin à l'intérieur du terrain (sur leurs 4 yds) : avec plein de PETITES actions (pour "manger" le maximum de temps), ils parviennent ainsi jusqu'à la mi-terrain, et même s'ils sont alors obligés de punter, ils rendent le ballon à Houston avec seulement 5'48" à jouer. C'est évidemment largement assez, mais les Texans ne doivent plus traîner, or même en enlevant les multiples interceptions ils n'ont pas été performants en attaque ce soir. C'est un rapide "3 & out" qui rend la possession à New England, et alors que la neige tombe désormais à gros flocons les Patriots n'ont plus qu'à faire tourner le chrono.
Conférence
Analyse du deuxième tour :
Ces playoffs 2025-2026 continuent sur le mode HISTORIQUE en terme de suspense : DEUX PROLONGATIONS ce week-end !! Soit deux matchs forcément sublimes, alors qu'un autre était franchement déséquilibré et que l'autre a été un festival d'erreurs (mais avec du suspense)…
Points marqués / Écarts : les attaques ont été dans la partie basse du classement (191 pts, 12ème rang sur 18 saisons), et bizarrement, malgré les 2 prolongations, les écarts sont plutôt forts (53 pts, 5ème place). C'est évidemment à cause du "blow-up" de SF-SEA : si on enlève les 35 pts d'écart de ce seul match (ou qu'on les remplace par une valeur moyenne de 10 pts), on aurait des écarts parmi les plus faibles.
Le meilleur match du week-end : les deux matchs en prolongation étaient excitants, mais le premier (BUF-DEN) était le plus complet : quelques belles actions d'attaque, des erreurs de chaque côté (et/ou de bonnes défenses), et une action d'éclat pour envoyer le match en prolongation (Marvin Mims).
La meilleure action du week-end : la passe "Ave Maria" lancée par Caleb Williams (et captée par Cole Kmet) qui sauve les Bears presque déjà éliminés (à quelques secondes près). Il est cependant DOMMAGE que cette action extraordinaire n'ait finalement pas suffit pour qualifier Chicago…
Présentation des Finales de Conférence : Le renouvellement est COMPLET cette année à ce stade de la compétition : en fait, AUCUNE des quatre équipes n'était présente en Finale lors des 3 SAISONS précédentes. Il faut remonter à la saison 2021 pour retrouver une des équipes (Los Angeles, qui avait gagné ensuite le Super Bowl cette année-là). Notons que les deux "seed #1" sont encore là (et recevront donc les finales). Les horaires sont habituels : dimanche, 3:00 (CBS) et 6:30 (FOX).
Conférence Américaine (AFC)
Bizarrement (malgré la longue domination des Patriots dans les années 2010), le bilan des confrontations en playoffs est à l'avantage de Denver : 4-1 (les quatre victoires ont eu lieu à Denver). Les deux plus récentes rencontres (gagnées par Denver) étaient justement en Finale AFC, lors des saisons 2013 et 2015.
New England : De retour en Finale depuis 2018. Les Patriots ont eu un bilan de 4-13 lors des deux saisons précédentes. Ils ont alors changé de coach, embauchant l'ancien joueur Mike Vrabel (de la dynastie Brady), et sont passés à un bilan de 13-4 cette saison .
Denver : Le quaterback titulaire (Bo Nix) s'étant blessé lors du match précédent, c'est son remplaçant Jarrett Stidham qui devra faire son début de saison directement en Finale de Conférence (une telle situation n'est arrivée qu'une fois, en 1972).
Conférence Nationale (NFC)
Étant donné qu'elles font partie de la même division (NFC West), ces deux équipes s'affrontent deux fois à chaque saison et se connaissent donc bien. Cette année, le bilan est partagé, avec une victoire partout (week 11 et 16), pour l'équipe à domicile.
Los Angeles : Retour en Finale depuis 2021. Les Rams ont battu les Seahawks lors des 2 affrontements entre ces rivaux en playoffs : c'était lors des saisons 2004 et 2020, et à chaque fois à Seattle.
Seattle : C'est leur 5ème Finale NFC, la première depuis 2014.
Ces deux équipes se rencontrent certes deux fois CHAQUE saison (rivaux de la division NFC West), mais en playoffs cela n'est arrivé que 2 fois dans l'histoire, et les Los Angeles Rams ont remporté les deux confrontations. Ce soir, leur première possession est bien bloquée par la défense des Seahawks ("3 & out"). Puis, alors que le quaterback de Seattle, Sam Darnold, est annoncé "à seulement 90%" ( !) à cause d'une légère blessure, il lance une BOMBE qui est captée sur le côté par Rashid Shaheed pour un gain de 51 yards ! Il aurait pu aller jusqu'au touchdown s'il n'avait pas été rattrappé in-extremis par le dernier défenseur de Los Angeles. Ce touchdown sera marqué quelques actions plus tard grâce à une petite course de Kenneth Walker III (cf. photo plus bas, 0 - 7). Entre la fin du premier et celle du deuxième, plusieurs possessions des deux équipes se terminent soit par un punt soit par un field-goal (lointain à chaque fois, mais réussi), deux pour Los Angeles, un pour Seattle (6 - 10). C'est à deux minutes de la pause que les choses s'emballent : une petite passe de Matthew Stafford trouve Kyren Williams, qui est seul (très mauvaise défense sur ce coup… ) et n'a plus qu'à courir jusqu'au touchdown. Los Angeles passe donc en tête pour la première fois, mais ça ne va pas durer… En effet, sur le dernier drive de la mi-temps, une superbe passe de Darnold permet un gros gain pour Seattle, et quelques secondes avant la mi-temps une autre passe est captée par Jaxon Smith-Njigba dans l'embut. On retourne donc aux vestiaires sur le score de 13 - 17.
AP / Stephen Brashear
On n'en a pas encore parlé, mais la météo est évidemment bien plus clémente de ce côté-là de l'Amérique : 6°C (léger vent), ainsi qu'un beau soleil pour débuter la rencontre. C'est toujours étonnant de quitter un match (à Denver) de nuit (ou quasiment) pour se retrouver sur le match suivant (car les deux Finales de Conférence se déroulent l'une après l'autre) en plein jour : à cause du décalage horaire, toute la première mi-temps à Seattle s'est déroulée sur une belle fin de journée… La nuit est cependant bien tombée lorsque commence la seconde période. Les Rams parviennent à bloquer le drive d'ouverture de Seattle, mais sur le coup de pied de dégagement ils laissent échapper le ballon (c'est un "muff", récupéré par Seattle). C'est un turnover (le premier du match) PARTICULIÈREMENT COÛTEUX puisque forcément il replace les Seahawks directement en position de marquer. Et c'est fait dès l'action suivante, passe de Darnold vers Jake Bobo pour le touchdown. Los Angeles réplique : il suffit de deux très longues passes réussies par Matthew Stafford pour amener juste après un touchdown capté par Davante Adams (20 - 24). Les attaques semblent vraiment avoir trouvé les bons ajustements pendant la pause car les drives concluants s'enchaînent : après 9 actions (sur 65 yds), c'est ainsi Cooper Kupp qui marque un nouveau touchdown pour Seattle. Puis c'est Puka Nacua qui capte de justesse une passe à la limite de l'embut (après une pénalité particulièrement idiote de la part d'un joueur de Seattle… ), on a donc désormais eu 4 possessions de SUITE qui ont donné des touchdowns (deux de chaque côté), et le score est passé à 27 - 31.
Il reste encore un peu plus d'un quart-temps à jouer, et on se demande jusqu'où ce chassé-croisé peut nous emmener. Il faut attendre le dernier quart-temps pour voir la défense de Los Angeles ENFIN réussir à bloquer un drive de Seattle dans cette seconde mi-temps. Leur attaque va alors construire un TRÈS long drive, mais ils échouent finalement sans points à une dizaine de yards du but. Comme ce drive a consommé beaucoup de temps, les Seahawks récupèrent la possession avec moins de cinq minutes restantes, et ils peuvent commencer à faire tourner le chrono, mais tout en progressant sinon c'est contre-productif… En dépassant la mi-terrain à deux minutes restantes, c'est quasiment gagné, à moins d'un ultime turnover… qui n'arrivera pas. Pour Seattle, ce sera la 4ème participation à un Super Bowl, la première depuis 2014, et ils affronteront le même adversaire que cette année-là (les fans de Seattle se souviennent encore du fameux "worst play call ever" en fin de match, cf. résumé).
Avec la blessure la semaine dernière du quaterback titulaire de Denver, c'est son remplaçant Jarrett Stidham qui doit le suppléer. Ce n'est pas un débutant (7ème saison) mais il a fait toute sa carrière comme remplaçant : il a seulement débuté 4 matchs (pour un bilan de 1-3), le dernier il y a plus de deux ans. Et il n'a évidemment jamais disputé de playoffs… Si sa première possession est rapidement bloquée par la défense de New England, dès la suivante il lance une BOMBE qui est captée par Marvin Mims pour un ÉNORME gain de 54 yards ! Cela place les Broncos à quelques yards de l'embut, et deux actions plus tard c'est une passe captée par Courtland Sutton qui donne le premier touchdown du match. De son côté, l'attaque de New England a été particulièrement inefficace sur tout le premier quart-temps : en trois possessions, ils n'ont gagné qu'un first-down, et seulement un total de 12 yards . Au début du deuxième quart-temps, les Broncos ont l'occasion d'augmenter leur avance (au moins par un FG), mais ils choisissent de tenter une 4ème et échouent. Leur défense continue cependant de bien bloquer l'attaque des Patriots, qui en est déjà à son 4ème punt de la soirée.
NFL / Lauren Leigh Bacho
Mais c'est finalement la défense de New England qui va faire tourner cette fin de mi-temps : en pressant le quaterback remplaçant, ils lui font commettre un fumble qui donne la balle aux Patriots en excellente position (plus que 12 yds à gagner). Et c'est leur quaterback Drake Maye qui se charge lui-même de parcourir la distance pour égaliser. Chacune des équipes a l'occasion d'un dernier drive dans les deux dernières minutes avant la pause, et cela se termine à chaque fois par des tentatives de field-goal LOINTAINES, qui échouent toutes les deux. La mi-temps est donc sifflée sur un score de parité, 7 - 7.
Lorsque la seconde mi-temps reprend, de la neige a commencé à tomber, mais elle a l'air fine et éparse, sans problème pour le jeu (note: -4°C, ressentie -11°C). Les Patriots débutent cette période, avec un long drive principalement composé d'actions de course (dont l'une de 28 yds de la part du quaterback Drake Maye), qui les amène à moins de 10 yards de l'embut des Broncos. Ils jouent alors une "4ème & 1" EN FORCE (un "QB sneak") et obtiennent le first-down pour quelques centimètres. Ça ne suffira malheureusement pas pour marquer un TD car la défense de Denver les bloque, et c'est un field-goal (10 - 7). Notons que sur ce seul drive (16 actions), New England a gagné autant que sur TOUTE la première mi-temps ! Les possessions suivantes sont inactives de chaque côté, il faut dire que contrairement à ce que j'écrivais juste un peu plus haut, les conditions climatiques ont VITE évoluées (et SONT devenues un problème… ) : on est désormais proche de la tempête de neige, et elle tient bien sur le terrain. En fait, la télévision est obligée de renforcer numériquement les lignes blanches pour mieux voir les progressions, car en réel tout est blanc, terrain et lignes mélangés…
On arrive au quatrième quart-temps, et ça ne s'arrange pas : des passes sont relâchées, des joueurs glissent tout seuls, on voit de moins en moins bien. La télévision re-montre des images du match en indiquant les horaires : en seulement 15 minutes le terrain est devenu blanchâtre, et 15 minutes plus tard il est entièrement recouvert de neige ! Sous la neige et le vent tourbillonnant, les field-goals sont une galère : on en a déjà 3 de loupés ce soir (une première en Finale de Conférence depuis 1991) et Denver en ajoute un 4ème alors qu'il y a moins de cinq minutes restantes. Lorsque Jarrett Stidham est intercepté (passe trop risquée…) par Christian Gonzalez (cf. photo plus haut) au moment du "2 minutes warning" le résultat du match ne fait déjà plus aucun doute (même si on a vu des miracles dans ces playoffs ), et c'est une petite course sur le côté de la part de Drake Maye qui envoie les Patriots au Super Bowl pour la 12ème fois (record NFL, devant quatre équipes à 8, dont Denver).
Super Bowl
Retour sur les Finales de Conférence :
Même si le total des écarts a été très faible (7, à seulement une unité du minimum possible), les Finales de Conférence ont donné lieu à moins de suspense "visible" (et d'excitation) que les matchs du tour précédent. En effet, il n'y a pas eu de retournement de dernière minute, et la décision a été faite plutôt juste avant le "2 minutes warning".
Le fait marquant a certainement été les conditions climatiques pendant la Finale AFC : une tempête de neige TRÈS SOUDAINE , qui a donné des images insolites, mais aussi malheureusement perturbé le jeu à partir du milieu du troisième quart-temps.
En ce qui concerne la meilleure action individuelle, il n'y a pas eu d'action d'éclat vraiment décisive. Par défaut, on citera donc la belle réception aux limites du terrain réalisée par Puka Nacua (LAR) pour son touchdown en fin de troisième quart-temps.
Présentation du Super Bowl LX
C'est le Levi's Stadium de Santa Clara, Californie (le stade des San Francisco 49ers), qui accueille le grand match cette année. Ce sera le remake du Super Bowl XLIX d'il y a 11 ans (saison 2014), lors duquel les Seahawks avaient inexplicablement laissé filer la victoire alors qu'ils n'étaient plus qu'à 1 petit yard de l'embut adverse dans les dernières secondes du match… Signalons que ces "re-matchs" sont finalement plutôt fréquents (malgré le renouvellement à ce stade ultime de la compétition) puisque ce sera le 10ème de l'histoire (en 60 éditions), et le troisième de suite puisque les deux précédents SBs ont également été des remakes. Cette année, les pronostics penchent en faveur de Seattle (-4.5), grâce à leur excellente saison régulière et l'expérience globale de l'équipe (alors que New England est plutôt une équipe en re-construction, avec de jeunes joueurs). Notes: - la dernière fois que les Patriots n'étaient pas favoris lors d'un Super Bowl c'était lors de la toute première saison de Tom Brady en 2002 (mais ils avaient gagné…). - on ignore encore si le quaterback de Seattle pourra tenir sa place (légère blessure, mais a priori c'est ok)…
Seattle Seahawks : 4ème participation à un Super Bowl, avec un bilan de 1 victoire pour 2 défaites. Leur unique victoire date de la saison 2013. Leur coach Mike McDonald a 38 ans, ce qui en fait le 3èmeplus jeune coach à accéder au Super Bowl (après Sean McVay 33 ans et Mike Tomlin 36 ans).
New England Patriots : 12ème participation à un Super Bowl (record NFL, de loin… ), avec un bilan de 6 victoires pour 5 défaites. Ces six victoires sont aussi le record actuel, partagé avec les Pittsburgh Steelers. Leur coach Mike Vrabel, qui a gagné trois SBs en tant que linebacker avec les Patriots, pourrait devenir la première personne à gagner un Super Bowl en tant que joueur ET en tant que coach avec la MÊME équipe.
Conclusion
C'est donc le deuxième Super Bowl remporté par les Seattle Seahawks, après le SB XLVIII (saison 2013), et la défaite (cuisante à cause des circonstances…) au SB XLIX l'année suivante. Le running-back de Seattle, Kenneth Walker III termine le match avec 135 yards gagnés en 27 courses, ce qui est le meilleur total depuis les 157 de Terrel Davis au SB XXXII (saison 1998). Il faut également ajouter 26 yds gagnés à la passe. Et même s'il n'a pas scoré de touchdown, il est sans surprise élu MVP du match (cf. photo de droite ci-dessus). Note: ce qui est drôle, c'est que cette performance exceptionnelle de Walker amène du coup une petite "prise de tête" pour les dirigeants de Seattle. En effet, il n'est en fait que (normalement) le deuxième running-back, c'est plus que remplaçant, mais pas titulaire non plus (il joue les matchs, mais uniquement pour laisser se reposer le titulaire, soit environ 20% des actions offensives). Ce n'est qu'après la grosse blessure du titulaire, vers la mi-saison, qu'il a pris le poste, et réalisé une excellente demi-saison puis des playoffs impeccables. Que se passera-t-il lorsque le running-back titulaire reviendra de blessure (pas avant le tiers de la prochaine saison) ?? La situation est d'autant plus compliquée que Kenneth Walker est en fin de contrat, et que dès le mois de mars il deviendra "free agent" et pourra donc signer avec une autre équipe. Son titre de MVP va lui donner une position de force dans les négociations à venir…
Si l'évolution moderne du jeu (et des stratégies) pousse le côté offensif (plus de points, plus de touchdowns, plus de yards en général, même les quaterbacks courent beaucoup plus qu'avant…), ce Super Bowl LX a été un véritable contre-exemple en étant EXTRÊMEMENT DÉFENSIF. À lui seul il a ressuscité le vieil adage : "les attaques marquent les points, mais ce sont les défenses qui gagnent les matchs". Et ce soir, c'est clairement grâce à une défense légèrement meilleure que celle des Patriots que les Seahawks ont pu faire la différence. Ceci étant dit, il ne faut pas exempter la responsabilité de l'attaque de New England dans la défaite de ce soir. Si du côté de Seattle l'attaque a certes été minimale (note: c'est quand même INCROYABLE que la première fois du match où on a vu Sam Darnold à l'image, pourtant quaterback de l'équipe gagnante, c'est sur le podium lors de la remise du trophée… ), elle a profité de chaque occasion pour au moins avancer un peu. Or ces "petites occasions" ont ÉGALEMENT existées pour New England, mais Drake Maye a raté plusieurs passes "faciles" (probablement pas aidé par sa ligne offensive, qui a concédé 6 sacks). Quelques stats historiques :
Drake Maye est devenu le quaterback le plus "sacké" dans l'histoire des playoffs (21 sacks en 4 matchs, dont 6 ce soir).
Jason Myers (le punter de Seattle) est devenu le joueur ayant scoré le plus de points sur l'ensemble d'une saison (playoffs inclus) avec un total de 206 points (FGs + PATs; l'ancien record était à 198 et datait de 2006, donc avec un match de moins en saison régulière). Il a aussi établi le nouveau record pour un Super Bowl avec 5 FGs.
Rendez-vous la saison prochaine, le 14 février 2027 au "SoFi Stadium" à Inglewood, Californie, où aura lieu le Super Bowl LXI, qui sera le premier à être diffusé sur ESPN (et sur ABC, maison mère, pour la première fois depuis 2006). Bye-bye !!