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SEAATL
BALDEN
HOUNE
San FranciscoAtlanta
BaltimoreNew England
Baltimore Ravens (10 - 6)Sun. 03/02 6:30pm ETSan Francisco 49ers (11 - 4 - 1)
Minnesota Vickings (6)
10
Green Bay Packers (3)
24
Sat. 05/01
8:00pm ET
Pass: A. Rodgers (GB) - 274 yds, 1 TD
Rush: A. Peterson (MIN) - 22 car, 99 yds
Rec: M. Jenkins (MIN) - 3 rec, 96 yds, 1 TD

Fiche du match…
Les Packers sont souvent favoris à domicile (même s'ils perdent plus que jadis à Lambeau Field).

Pronostic : GB by 8.
Seattle Seahawks (5)
24
Washington Commander (4)
14
Sun. 06/01
4:30pm ET
Pass: R. Wilson (SEA) - 187 yds, 1 TD
Rush: M. Lynch (SEA) - 20 car, 132 yds, 1 TD
Rec: P. Garcon (WSH) - 4 rec, 50 yds

Fiche du match…
Affrontement très attendu entre deux quaterbacks rookies, particulièrement bons cette saison.
Match ouvert…
Pronostic : WAS by 1.
Cincinnati Bengals (6)
13
Houston Texans (3)
19
Sat. 05/01
4:30pm ET
Pass: M. Schaub (HOU) - 262 yds, 1 INT
Rush: A. Foster (HOU) - 32 car, 140 yds, 1 TD
Rec: O. Daniels (HOU) - 9 rec, 91 yds

Fiche du match…
Les Texans restent favoris malgré leur fin de saison en demi-teinte. Les Bengals ont mieux fini, mais sont "maudits" en playoffs.
Pronostic : HOU by 5.
Indianapolis Colts (5)
9
Baltimore Ravens (4)
24
Sun. 06/01
1:00pm ET
Pass: A. Luck (IND) - 288 yds, 1 INT
Rush: B. Pierce (BAL) - 13 car, 103 yds
Rec: A. Boldin (BAL) - 5 rec, 145 yds, 1 TD

Fiche du match…
Dernier match (au moins à domicile) pour Ray Lewis, ses coéquipiers auront à cœur de prolonger cette belle histoire.
Pronostic : BAL by 7.
Green Bay Packers (3)
31
San Francisco 49ers (2)
45
Sat. 12/01
8:00pm ET
Pass: C. Kaepernick (SF) - 263 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: C. Kaepernick (SF) - 16 car, 181 yds, 2 TD
Rec: M. Crabtree (SF) - 9 rec, 119 yds, 2 TD
Fiche du match…
Les 49ers auront sans doute plus de mal à bloquer Aaron Rodgers qu'ils en ont eu à bloquer Brees la saison dernière. => Match ouvert.
Pronostic : SF by 3.
Seattle Seahawks (5)
28
Atlanta Falcons (1)
30
Sun. 13/01
1:00pm ET
Pass: R. Wilson (SEA) - 385 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: M. Turner (ATL) - 14 car, 98 yds
Rec: Z. Miller (SEA) - 8 rec, 142 yds, 1 TD

Fiche du match…
Seattle est dans une bonne passe, et Atlanta a pris l'habitude de perdre en playoffs. Cela permet de faire un pronostic risqué.
Pronostic : SEA by 1.
Baltimore Ravens (4)
38 OT
Denver Broncos (1)
35
Sat. 12/01
4:30pm ET
Pass: J. Flacco (BAL) - 331 yds, 3 TD
Rush: R. Rice (BAL) - 30 car, 131 yds, 1 TD
Rec: T. Smith (BAL) - 3 rec, 98 yds, 2 TD

Fiche du match…
Le dernier duel entre Ray Rice et sa bête noire Peyton Manning, qui se connaissent bien lorsque ce dernier était chez les Colts.
Pronostic : DEN by 10.
Houston Texans (3)
28
New England Patriots (2)
41
Sun. 13/01
4:30pm ET
Pass: T. Brady (NE) - 344 yds, 3 TD
Rush: A. Foster (HOU) - 22 car, 90 yds, 1 TD
Rec: W. Welker (NE) - 8 rec, 131 yds

Fiche du match…
Avantage très net à Tom Brady du côté des quaterbacks, qui devrait battre le record de victoires en playoffs de Joe Montana.
Pronostic : NE by 13.
San Francisco 49ers (2)
28
Atlanta Falcons (1)
24
Sun. 20/01
3:00pm ET
Pass: M. Ryan (ATL) - 396 yds, 3 TD, 1 INT
Rush: F. Gore (SF) - 21 car, 90 yds, 2 TD
Rec: J. Jones (ATL) - 11 rec, 182 yds, 2 TD

Fiche du match…
Si les 49ers jouent comme lors de leur dernier match, personne ne peut résister. Mais Atlanta sera prévenu…
Pronostic : SF by 8.
Baltimore Ravens (4)
28
New England Patriots (2)
13
Sun. 20/01
6:30pm ET
Pass: T. Brady (NE) - 320 yds, 1 TD, 2 INT
Rush: S. Ridley (NE) - 18 car, 70 yds
Rec: W. Welker (NE) - 8 rec, 117 yds, 1 TD

Fiche du match…
Les Patriots seront une nouvelle fois favoris dans cette revanche, mais l'année dernière ils ont failli perdre.
Pronostic : NE by 6.
Baltimore Ravens
34
San Francisco 49ers
31
Sun. 03/02
6:30pm ET
Pass: J. Flacco (BAL) - 287 yds, 3 TD
Rush: F. Gore (SF) - 19 car, 110 yds, 1 TD
Rec: M. Crabtree (SF) - 5 rec, 109 yds, 1 TD

Fiche du match…
Kaepernick devra être au top face à Flacco qui s'est amélioré, mais San Francisco semble l'équipe la plus équilibrée.
Pronostic : SF by 6.

Wildcard

Tableau des équipes qualifiées Bilan de la saison régulière 2012-2013

Conférence Nationale :
  • Minnesota - Green Bay : ce sera le "re-match" de celui de la semaine dernière (week 17 saison régulière), remporté 37-34 par les Vikings, mais à Minnesota. Cette fois, le match sera disputé dans le froid glacial de Lambeau Field. Notons que malgré le fait que les deux équipes sont dans la même division depuis 1961 et se rencontrent donc 2 fois par saison, ce ne sera que leur deuxième affrontement en playoffs (le premier avait été gagné par Minnesota en 2004). À surveiller : le running-back des Vikings, Adrian Peterson, qui avec ses 2097 yards à la course cette saison a échoué à 8 yards seulement du record de Eric Dickerson (2105 yds, en 1984).
  • Seattle - Washington : un affrontement très attendu entre deux quaterbacks rookies qui ont chacun brillé cette saison. Washington reçoit un match de playoff dans la capitale pour la première fois depuis 1999. Sûrement le match le plus ouvert de ce premier tour wink.
Conférence Américaine :
  • Cincinnati - Houston : même affrontement que l'année dernière à ce même premier tour (voir NFL Playoffs 2011-2012). Les Texans l'avaient emporté 10-31. Pour Cincinnati, l'espoir sera de stopper enfin la plus longue série de disette de la NFL : cela fait 22 saisons sans gagner un match de playoff. Cette année, ils ont le "momentum" puisqu'ils ont gagné 7 de leurs 8 derniers matchs, alors que Houston a perdu 3 de leurs 4 derniers (ce qui les obligent à jouer ce premier tour alors qu'ils étaient partis pour être exemptés).
  • Indianapolis - Baltimore : ce devrait être le dernier match à Baltimore (et le dernier tout court en cas de défaite) du linebacker Ray Lewis, qui a annoncé ce mardi sa retraite en fin de saison. Ray Lewis est presque une légende vivante, considéré comme l'un des 5 meilleurs joueurs défensifs de tous les temps (sinon LE meilleur). Il termine là sa 17ème saison, qui plus est TOUTES à Baltimore (ce qui est un petit miracle de nos jours oui).
Équipes qualifiées : saison 2012-2013
RangConférence Américaine (AFC)Bilan
1
Denver Broncos
13 - 3
2
New England Patriots
12 - 4
3
Houston Texans
12 - 4
4
Baltimore Ravens
10 - 6
5
Indianapolis Colts
11 - 5
6
Cincinnati Bengals
10 - 6
RangConférence Nationale (NFC)Bilan
1
Atlanta Falcons
13 - 3
2
San Francisco 49ers
11 - 4 - 1
3
Green Bay Packers
11 - 5
4
Washington Commander
10 - 6
5
Seattle Seahawks
11 - 5
6
Minnesota Vickings
10 - 6
  • Une sorte de "non-match"… sad

    John Kuhn TD
    Getty Images / Jonathan Daniel
    Alors que l'affrontement de la semaine dernière avait donné un match serré et passionnant jusqu'au bout, celui de cette semaine a été "ennuyeux". La défense de Green Bay a cette fois parfaitement su gérer les courses de Adrian Peterson, qui termine le match avec 'seulement' 99 yards, ce qui n'est que la seconde fois dans les 11 derniers matchs qu'il est limité à moins de 100 yards.

    Les Vikings ouvrent le score sur un FG lors de leur première possession (3 - 0). Mais les Packers répliquent par un touchdown en fin de premier quart-temps (3 - 7). Ils prennent la tête, et ne la lâcheront plus de tout le match.
    Le second quart-temps augmente l'avantage de Green Bay, par un FG, puis un TD, ce qui porte le score à 3 - 17 à la mi-temps.

    Et au milieu du troisième quart-temps, les Packers enfoncent le clou avec un touchdown de John Kuhn (déjà auteur du précédent TD). Cela donne un score sans appel de 3 - 24 (cf. photo ci-contre).
    Dès lors, Green Bay n'a plus qu'à gérer l'horloge, et le touchdown de Minnesota en fin de partie ne fait que réduire le score final (10 - 24).

    Les Packers se déplaceront à San Francisco pour leur second tour. Les deux équipes se sont rencontrées lors du match d'ouverture de la saison, remporté par San Francisco 30-22.
  • Ce match est au départ principalement un duel entre deux quaterbacks rookie qui ont chacun établi des records cette saison :
    • à Wahshington, Robert Griffin III a obtenu une évaluation globale sur la saison de 102.4, la meilleure de tous les temps pour un quaterback rookie.
    • autre record pour RG3, 815 yards gagnés à la course, de loin le meilleur total pour un rookie.
    • à Seattle, Russell Wilson a lancé pour 26 touchdowns cette saison, ce qui égalise le record pour un rookie (P. Manning, 1998).
    Le match commence tambour battant, et de la meilleure manière qui soit pour Washington. Tout d'abord leur premier drive est long (9 plays, 80 yds, 5'03") et se conclut par un touchdown de 4 yards (0 - 7). Puis la défense des Redskins bloque Seattle à 3 actions. Et enfin les Redskins reprennent le ballon en bonne position pour un nouveau drive victorieux (11 plays, 54 yds, 5'58) concrétisé encore par un TD de 4 yards (0 - 14).
    On arrive à la fin du premier quart-temps, et Washington a totalement la main sur la rencontre unsure : 11 minutes de temps de jeu (contre 4 pour Seattle), 134 yards en attaque (contre 9), et surtout déjà une avance de 14 points.

    Sur le drive suivant, les Seahawks arrivent à progresser, et à réduire le score par un FG (3 - 14), puis à bloquer enfin l'attaque des Redskins. On s'aperçoit alors que Robert Griffin III semble de plus en plus souffrir de son genou bandé. Blessé lors de la semaine 14, il a manqué un match, et porte depuis une genouillère assez imposante qui limite sensiblement sa mobilité. Touché à nouveau en fin de premier quart-temps, on voit dès ce drive qu'il n'est plus aussi précis dans ses déplacements, qui sont pourtant l'atout décisif de son équipe (voir record à la course évoqué au début de ce résumé).

    Marshawn Lynch TD
    AP Photo / Matt Slocum
    Seattle réussit à marquer un touchdown (10 - 14), grâce en particulier à un fumble commis par son quaterback Wilson mais miraculeusement récupéré par Marshawn Lynch pour finalement un gain de 20 yards (!).
    Puis RG3 est intercepté sur une passe très longue (et assez risquée). Cela confirme le mauvais état du quaterback des Redskins : handicapé par son genou, il est désormais obligé de s'en remettre à des passes, car ses courses ne sont plus une menace pour les Seahawks (d'autant qu'ils sont évidemment bien préparés pour de telles attaques à la course).

    Les Seahawks continuent leur remontée au score en marquant un FG à la toute fin de la mi-temps, qui se termine donc sur un score serré : 13 - 14. Surtout, Seattle a totalement repris son énorme déficit en statistiques du premier quart-temps : en 3 possessions, ils ont engrangé 202 yards et 13 points (sur 30 actions).

    Le match a l'air assez ouvert, et cela va se prolonger puisque les bonnes défenses de chaque côté vont faire que rien ne sera marqué au troisième quart-temps. Cependant, Seattle domine maintenant largement en attaque (257 yards contre seulement 34 pour leur adversaire depuis la fin du premier quart-temps), et la blessure de plus en plus visible de Griffin désorganise complètement les Redskins. Pourtant, le coach expérimenté Mike Shanahan a décidé de le laisser sur le terrain (au risque d'aggraver cette blessure)… blink

    Au milieu du dernier quart-temps, une jolie course de 27 yards permet à Marshawn Lynch de marquer un touchdown, la conversion à 2 points est réussie, et Seattle prend la tête pour la première fois du match (21 - 14).
    Et puis, ce qui devait arriver, arrive…
    Sur un snap mal lancé, Robert Griffin III est obligé de se pencher pour récupérer le ballon qui lui a échappé des doigts, et se tord le genou… Il n'essaie même pas de ramasser le ballon, laissant les Seahawks récupérer ce fumble sur les 5 yards de Washington, et reste allongé quelques minutes sur le sol, examiné par le staff médical. Il sortira finalement du terrain en boitant, terminant là sa première saison en NFL.

    Malgré cette excellente position de départ, Seattle se contente d'un FG (24 - 14), mais de toute façon, cela clôt les hostilités. Le reste des drives sera inefficace des deux côtés. Bien que l'on ne sache pas encore vraiment si la blessure de Griffin a été aggravée, il semble évident que la décision de Shanahan de ne pas remplacer Griffin par Kirk Cousins plus tôt dans le match leur a coûté le match (et peut-être plus si Griffin ne se remet pas à temps de sa future opération pour débuter la saison prochaine). Certes, Cousins n'aurait peut-être pas fait mieux, mais probablement pas pire… hmm
  • Un premier quart-temps peu intéressant, les deux équipes étant chacune bloquées en attaque, et nous arrivons dans le second quart-temps avec juste deux FGs pour Houston (0 - 6).
    Le match débute vraiment à environ 11 minutes restantes au second quart-temps. Sur une possession qui devient presque comptable pour Cincinnati (sur les 38 yards adverses), ils se font PRESQUE interceptés. À vitesse réelle, l'interception est nette, d'ailleurs les commentateurs se font avoir avant de lancer la pub. Mais finalement, c'est une passe incomplète. Houston récupère néanmoins le ballon, et moins d'une minute 30 plus tard, se fait cette fois VRAIMENT intercepter. Une interception SUPERBE, en extension, de la part de Leon Hall, qui retourne pour 21 yds pour un touchdown défensif.
    Les Bengals prennent la tête contre le cours du jeu (7 - 6), et en deux minutes le match a changé de visage.

    Arian Foster TD
    Getty Images / Bob Levey
    La suite de ce quart-temps permet à Houston de marquer un troisième FG, menant donc 7 - 9 à la mi-temps. Les Texans continuent à dominer statistiquement, mais restent peu productifs en points, toujours sous la menace des Bengals.
    Et puis il y a ce touchdown au tiers du troisième quart-temps… big_smile
    Après un bon drive de plus de 40 yards, Arian Foster conclut par un TD à la course de 1 yard, ce qui sera le touchdown décisif de ce match (cf. photo). Cela donne une avance de 7 - 16 à Houston, et à partir de ce moment, les Bengals vont être obligés de courir après le score et le chrono.

    Ils réussissent dès la possession suivante à réduire l'écart par un FG (10 - 16), puis 13 - 19 en début de dernier quart-temps, mais la défense des Texans aura raison, et Houston s'impose finalement pour la seconde fois consécutive face à la même équipe au premier tour des playoffs.

    Les Texans (13-4) se rendront la semaine prochaine chez les New England Patriots, qui les ont battus 42-14 lors de la semaine 14 en saison régulière.
    Quant aux Bengals, ils cherchent toujours une première victoire en playoffs depuis 1990 (plus longue série de la NFL dans cette statistique).
  • Le match débute par une bonne possession pour Baltimore, mais qui se termine malheureusement sans points à cause d'un fumble. Et il se passe exactement la même chose pour Indianapolis juste après, qui perdent eux aussi le ballon à peu près à la même distance. Cela représente bien le côté défensif de ce match, d'ailleurs rien ne sera marqué dans le premier quart-temps.

    Et même dans le second quart-temps, ce ne sont que deux field-goals qui sont marqués (un pour chaque équipe), ce qui fait que l'on arrive à deux minutes de la mi-temps dans un match toujours très serré. Le match se débride soudain grâce une très longue passe réussie par Joe Flacco (47 yds), ce qui amène le premier touchdown de la partie (course de 2 yards) pour Baltimore (3 - 10).

    Dennis Pitta TD
    Getty Images / Rob Carr
    Sur la possession suivante, et sur les 50 dernières secondes de la mi-temps, les Colts parviennent à effectuer un excellent drive et à revenir au score par un nouveau FG (6 - 10). La seconde mi-temps reprend sur un mode très défensif, il faut attendre le milieu du troisième quart-temps pour voir une action d'éclat. Une longue passe est captée par Anquan Boldin qui permet aux Ravens de remonter la moitié du terrain en une seule action (46 yds). Cela va amener un touchdown sur une passe de 20 yards par Dennis Pitta (cf. photo ci contre). 6 - 17.

    En fin de quart-temps, Indianapolis doit à nouveau se contenter d'un field-goal (9 - 17) après un bon drive (et long : 8 minutes écoulées, 15 actions). C'est au passage le 48ème FG réussi en playoffs par Adam Vinatieri (anciennement boteur pour New England).
    Au début du dernier quart-temps, un fumble commis par Baltimore permet de croire à un retour possible des Colts mais ils sont de nouveau bloqués en attaque, et en plus le FG de Vinatieri est cette fois manqué.

    Ce sont au contraire les Ravens qui accroissent leur avantage : un TD par une passe de 18 yards vers Anquan Boldin (9 - 24).
    Ce sera le dernier score du match, car sur la possession suivante le jeune quaterback d'Indianapolis est intercepté, puis les Colts sont toujours aussi peu efficaces sur leurs derniers drives.

    On notera le fait amusant de la fin du match : sur la dernière action, alors que Flacco n'a plus qu'à mettre un genou au sol pour clore le match, le défenseur Ray Lewis (qui est crédité d'une excellente prestation, surtout pour un retour de blessure) est aligné en attaque, se plaçant derrière le quaterback comme un coureur. Cela lui permet d'officialiser son dernier match devant son public, exécutant sur le terrain sa fameuse danse de victoire. lol
    Les Ravens se déplaceront à Denver pour le match de division, les Broncos les ont battus 34-17 il y a trois semaines.

Divisional

Analyse wildcards (en particulier par rapport à la saison dernière) :
  • Sur les 12 équipes qualifiées cette saison en playoffs, le taux de renouvellement était de 4 sur 12 (1 seule en conférence Américaine, et 3 différences sur 6 en conférence Nationale). Au second tour, ce taux sera de 2 sur 8 : seuls San Francisco et Green Bay seront une nouvelle fois en 'divisional' dans la conférence Nationale (et s'affronteront), tandis que les 4 mêmes équipes que l'année dernière se retrouvent dans la conférence Américaine (mais les matchs seront différents).
  • Si la saison dernière nous avait déjà offert dès le premier tour 2 matchs excitants, le moins que l'on puisse dire c'est que cette année ce premier tour a été peu passionnant neutral : pas de suspense dans les dernières minutes, pas de turnovers décisifs, et même peu (ou pas) d'actions d'éclat (la plus longue action en attaque ne doit pas dépasser 50 yards… hmm).
Présentation rapide divisionals :
  • Dans la Conférence Américaine, on s'attend à peu de suspense tellement les affrontements semblent déséquilibrés (même si on peut voir des surprises dans ces matchs à enjeu). À New England, Tom Brady aura l'occasion de remporter son 17ème match de playoffs (battant le record absolu de Joe Montana), alors que son adversaire, le jeune quaterback de Houston vient tout juste de remporter sa première victoire en playoffs wink.
    Dans l'autre match, Baltimore n'a plus battu Peyton Manning depuis 2001, une série de 11 défaites consécutives (mais dont 10 datent de l'époque où Manning était à Indianapolis). D'autre part, Denver a terminé la saison régulière sur 11 victoires… tongue
  • En revanche, les matchs de la Conférence Nationale promettent d'être intéressants et serrés smile. Atlanta a beau avoir le meilleur bilan de la Ligue, on doute encore qu'ils puissent aller loin en playoffs, alors que Seattle est en plein boom en ce moment. Les Falcons auront bien l'avantage de jouer dans leur Dôme, mais Seattle vient justement de remporter (à Washington) sa première victoire à l'extérieur en playoffs depuis 1983.
    Enfin, le duel Green Bay - San Francisco est probablement le match le plus excitant sur le papier, opposant l'un des meilleurs quaterbacks de sa génération (Aaron Rodgers) au jeune Colin Kaepernick, qui n'a même pas joué la moitié de la saison à San Francisco (puisqu'il a remplacé le quaterback titulaire). Green Bay a un bilan de 4 victoires pour 1 défaite contre SF en playoffs, et Rodgers est à 5 - 2 postseason.
  • L'une des principales interrogations sur ce match était de voir ce qu'allait donner le jeune quaterback de San Francisco, Colin Kaepernick, pour son tout premier match de playoff. En effet, il était le remplaçant à ce poste au début de la saison, alors que Alex Smith était le titulaire pour les 49ers. Suite à une légère blessure de Smith qui l'a contraint à manquer un match, Kaepernick a logiquement pris sa place sur ce match, mais le coach Jim Harbaugh a créé une énorme surprise (et beaucoup d'incompréhension) en décidant de conserver Kaepernick comme nouveau quaterback titulaire pour le reste de la saison.
    Et cela alors que pourtant Alex Smith était l'une des raisons de la bonne saison dernière (finale de Conférence), et qu'il n'avait pas démérité dans le début de cette saison 2012-2013. L'idée était d'ajouter une nouvelle dimension offensive à l'équipe avec un quaterback plus mobile, et sur la fin de la saison régulière ce pari risqué de Jim Harbaugh a plutôt bien fonctionné. Mais le vrai test, c'était évidemment les playoffs, alors que Colin Kaepernick ne disputait ce soir que son 8ème match en NFL.

    Les 49ers débutent le match en attaque, et dès sa seconde passe, Kaepernick est intercepté !! neutral Et en plus, Sam Shields retourne cette interception (la première à domicile en 101 passes tentées par Kaepernick) sur 52 yards pour un touchdown qui donne de suite l'avantage à Green Bay. 7 - 0.
    Mais Colin Kaepernick va ensuite pendant le reste de la rencontre amplement se racheter de cette première erreur, réalisant finalement un match presque irréel et devenant le héros de la soirée
    Cela commence dès le drive suivant, puisque San Francisco reste en attaque, venant d'encaisser ce TD défensif. Une passe vers Frank Gore permet un gain de 45 yards par le running-back, et Kaepernick conclut lui-même le drive par une course personnelle de 20 yards. 7 - 7.

    Colin Kaepernick Run TD
    AP Photo / Marcio Jose Sanchez
    Après deux possessions inefficaces, Green Bay, qui n'a pas montré grand chose en attaque jusque là, réussit enfin une longue action : une passe d'Aaron Rodgers vers James Jones pour 44 yards. Ce qui leur permet de reprendre la tête lors de l'action suivante (DuJuan Harris, 18 yds run ; 14 - 7).
    Les 49ers vont ensuite profiter de deux erreurs successives de Green Bay. Tout d'abord un fumble sur un punt, puis une interception de Rodgers (la première depuis 183 passes…). Ces deux turnovers vont se traduire en 14 points pour San Francisco, deux touchdowns à la passe lancés par Kaepernick vers Michael Crabtree (12 yds et 20 yds). 14 - 21.

    Aaron Rodgers réplique par une passe de TD vers James Jones (20 yds), et Green Bay égalise à nouveau. À noter qu'à ce moment du match (2'30" restantes en première mi-temps), Colin Kaepernick en est à 9 courses pour 80 yards, ce qui est déjà roll le record pour un quaterback dans un match de postseason. Il termine la mi-temps avec 11 courses pour 107 yards. Sur ce dernier drive du second quart-temps, San Francisco marque un FG, et vire en tête à la mi-temps : 21 - 24.

    Les Packers égalisent dans le troisième quart-temps, mais Colin Kaepernick en rajoute une couche : une extraordinaire course au centre du terrain pour son second touchdown personnel à la course, celui-ci de 56 yards (cf. photo).
    La défense de Green Bay ne semble absolument pas pouvoir le toucher sur aucune de ses courses, et il reste dangereux à la passe également. Sur le site ESPN, un commentaire Twitter résume parfaitement les choses : "on dirait un quaterback de jeu vidéo !". Effectivement, ces jeux sont très réalistes, mais permettent aussi de créer des joueurs aux capacités multipliées… rigole

    Cela fait donc 24 - 31, puis 24 - 38 au tout début du quatrième quart-temps, grâce à un TD à la course (2 yds) de Frank Gore (initié auparavant par une belle passe de 44 yards de Kaepernick vers Vernon Davis). C'est le premier écart de deux possessions entre les deux équipes, et le sort du match semble déjà plié tant les 49ers dominent statistiquement les Packers. Dès lors, plus le temps avance, plus les différents records tombent pour San Francisco en playoffs. Et le "festival Kaepernick" continue, tant à la course qu'à la passe, ce qui permet un autre TD (course de Anthony Dixon, 2 yds ; 24 - 45). En toute fin de match, Green Bay réduit l'hémorragie et le match se termine finalement sur le score fleuve de 31 - 45.

    Au final, Colin Kaepernick réalise le match de sa vie, et collectivement les San Francisco 49ers font l'un des matchs les plus aboutis de l'histoire de la franchise :
    • Colin Kaepernick termine avec 181 yards à la course (en 16 courses), nouveau record NFL pour un quaterback. Avant ce soir, le record dans un match (saison ou playoffs) était de 173 par Michael Vick en 2002 (qui détient 3 des 5 meilleures performances). Et si on ne s'en tient qu'aux matchs de playoffs, l'ancien record était inférieur à 80 yards… blink
    • Il rejoint Jay Cutler (en 2011) et Otto Graham (en 1954 et 1955) comme l'un des seuls joueurs avec à la fois deux touchdowns à la course et deux à la passe, dans un match de playoff.
    • Au total, il permet un gain de 444 yards pour son équipe (181 à la course, 263 à la passe).
    • San Francisco obtient 579 yards au total (dont 323 à la course). C'est le record pour la franchise dans un match de playoff, et le 4ème total de l'histoire toutes équipes confondues. Notons pour la petite histoire que ce n'est que la cinquième fois que San Francisco dépasse les 450 yds en playoff (et la deuxième au-dessus de 500) ; et les 4 autres fois, c'était lors d'une victoire au Super Bowl (à l'époque légendaire de Joe Montana et de Steve Young)… wink2
    • Les 45 points marqués sont le 3ème meilleur total de la franchise en playoff.
    • San Francisco participera pour la seconde fois consécutive au match de finale de la Conférence, ce qui ne leur était plus arrivé depuis les trois finales à la suite des saisons 1992-94, 1994 étant l'année de leur dernière participation au Super Bowl.
  • Les Falcons ont l'habitude de faire d'excellents premiers drives, puisqu'avec 54 points récoltés lors de ces premiers drives sur la saison régulière, ils mènent le classement de la NFL. Cette fois, ce ne sera que 3 points, grâce à la bonne défense de Richard Sherman qui empêche le touchdown de justesse. 0 - 3. Puis deux turnovers successifs (un de chaque côté) vont animer le match. Tout d'abord, Matt Ryan est intercepté, mais les Seahawks n'en profitent guère, puisque quelques actions plus tard Marshawn Lynch commet un fumble, rendant ainsi le ballon à Atlanta. Et les Falcons convertissent quant à eux ce turnover en un touchdown, capté par Tony Gonzalez. 0 - 10.

    Au début du second quart-temps, une grosse course de Jacquizz Rodgers (longue et toute en puissance) permet un gain de 45 yards, et place les Falcons en bonne position pour débuter un drive qui se termine par un nouveau field-goal (0 - 13). Puis Seattle, qui a enfin bien progressé pour la première fois du match, se trouve bloqué à seulement 11 yards de l'embut (après avoir tenté et manqué une quatrième tentative pour 1 petit yard). Ce qui donne l'occasion à Atlanta d'enfoncer un peu plus le clou grâce à une énorme passe longue (47 yards) de Matt Ryan pour un touchdown de Roddy White (cf. photo ci-dessous). 0 - 20.

    Roddy White TD
    Getty Images / Streeter Lecka
    Les Seahawks ont toutefois l'occasion de ne pas rentrer bredouilles au vestiaire, puisque sur le dernier drive ils se rapprochent encore plus de l'embut des Falcons (à 6 yards seulement, et sur un first down, soit 4 tentatives pour marquer, mais plus que 25 secondes à jouer). Malheureusement, Russell Wilson est sacké, et Seattle a épuisé tous ses temps-morts, ce qui fait qu'ils ne peuvent même pas tenter de field-goal.
    (note : cette assez mauvaise gestion des temps-morts et du chrono va malheureusement s'avérer une faute décisive pour Seattle… neutral).

    Le match semble alors à sens unique, mais n'est néanmoins pas terminé wink. C'est en tout cas le message envoyé par Seattle dès le drive d'ouverture du troisième quart-temps, bien mené, et qui se conclut par une passe de Russell Wilson vers Golden Tate pour un touchdown de 29 yards. Les Seahawks débloquent ainsi leur compteur : 7 - 20.

    Mais sur leur (longue) possession suivante, les Falcons reprennent leurs 20 points d'avance, grâce à un nouveau TD à la passe capté par Jason Snelling (7 - 27).
    Cependant, Russell Wilson et les Seahawks ne baissent pas les bras alors que l'on entre dans le dernier quart-temps. Le quaterback rookie réussit 4 passes de suite (dont deux de plus de 20 yards), et termine lui-même par une petite course pour un TD (14 - 27). Puis Earl Thomas intercepte Matt Ryan (la deuxième interception du match pour Ryan, 3ème match de playoff avec au moins deux INTs), et Seattle revient à seulement 6 points grâce à une passe de touchdown captée par Zach Miller (21 - 27).

    Il reste alors environ 9 minutes à jouer, et le suspense est relancé, d'autant que les défenses des deux côtés font que les trois possessions suivantes sont inefficaces, ce qui réduit le chrono à 3 minutes lorsque Seattle a l'occasion d'un dernier drive. Et celui-ci se termine par une course de Marshawn Lynch pour un touchdown. Contre toute attente, les Seahawks réalisent donc un comeback improbable et prennent la tête pour la première fois du match, 28 - 27 à 31 secondes de la fin ! blink
    Les Falcons ont cependant encore deux temps-morts, et les utilisent sur deux passes réussies de Matt Ryan, ce qui permet de tenter un field-goal. Et Matt Bryant réussit ce FG de 49 yards, ce qui clôt ce match à suspense : 28 - 30tongue

    Cette victoire sur le fil (deux changements de leader en 30 secondes… siffle) est la première pour Atlanta en playoff depuis 2004 (ils restaient sur 3 défaites depuis l'arrivée du coach Mike Smith et du quaterback Matt Ryan en 2008). C'est donc la première victoire en playoff pour Matt Ryan, mais aussi la première pour le tight-end vétéran Tony Gonzalez (16ème saison, et qui possède TOUS les records pour un TE).
    Les Falcons recevront San Francisco au Georgia Dome pour la finale de la Conférence Nationale.
  • Ça y est, nous AVONS notre "match de légende" des playoffs 2013 !!! lol

    Si les matchs du premier tour ont été assez "pauvres", ce premier match du second tour a rattrappé à lui tout seul tout le déficit d'excitation, s'inscrivant sans aucun doute dans la légende de la NFL (l'année dernière, c'était le "NO - SF" à ce même stade de la compétition, voir ce résumé).
    Avant même le début du match, le premier souci est la température. On attendait du froid, il est bien là : -10°C au début (température ressentie -16°C), et cela va descendre encore au cours du match, si bien qu'on va atteindre -13°C (ressentie -19°C) dans le quatrième quart-temps yikes.

    Le match démarre tout de suite sur un haut niveau : après la première possession inefficace de Baltimore, leur punt est retourné sur 90 yards par Denver pour un TD (par Trindon Holliday) ! C'est le premier "punt return TD" pour Denver en playoffs, et le plus long de l'histoire en playoffs. 0 - 7.
    Les Ravens reviennent donc tout de suite en attaque, et réagissent avec une passe de Joe Flacco vers Torrey Smith pour un touchdown de 59 yards (7 - 7). Nous en sommes encore qu'à moins de 5 minutes de jeu, et cette dynamique va durer tout le match… wink
    Sur la possession suivante, Peyton Manning, pour sa première possession en attaque, est intercepté, ce qui donne un TD défensif pour Baltimore (14 - 7, et 14 points marqués pour les Ravens en 42 secondes…).
    Les Broncos égalisent 14 - 14, et le premier quart-temps aura vu TOUTES les possessions (à part la dernière) se traduire par des points (mais pas forcément pour l'équipe qui a le ballon… wink2).

    Jacoby Jones TD
    Getty Images / Jeff Gross
    Après ce premier quart-temps de folie, le match se calme un peu, mais Denver reprend l'avantage par une belle passe captée entre deux défenseurs (Knowshon Moreno, 14 yds; 14 - 21), et Baltimore égalise une nouvelle fois, un catch incroyable dans les dernières secondes de la mi-temps (encore Torrey Smith, 32 yds). Ce qui donne un match serré 21 - 21 à la mi-temps.

    Et nouvelle sensation sur le coup d'envoi ("kick-off") de la seconde mi-temps : il est retourné sur 104 yds pour un TD de Trindon Holliday (toujours lui) !!!
    (21 - 28).
    C'est une nouvelle fois le premier "kick-off return TD" pour Denver en playoffs, et aussi le plus long de l'histoire pour la NFL…
    Trindon Holliday a donc établi 3 records NFL dans ce seul match : non seulement les plus longs returns en playoffs, mais également le fait qu'il soit le seul à avoir retourné un TD dans les deux statistiques (kick-off et punt) dans le même match.
    IMPRESSIONNANT, sachant en plus que ces "kick-off returns" sont encore plus RARES aujourd'hui, puisque la ligne d'engagement a été avancée (et rappel : il n'y a qu'une seule possibilité à chaque match pour une équipe; soit au début du match, soit au début de la seconde mi-temps).

    Le troisième quart-temps est plus défensif des deux côtés (et avec beaucoup de pénalités), et il faut attendre la fin pour qu'une bonne course de Ray Rice le propulse sur les 5 yards adverses, ce qui lui permet de marquer lui-même un TD, égalisant à nouveau pour Baltimore (28 - 28).
    À la moitié du dernier quart-temps, Denver reprend l'avantage par un touchdown à la passe marqué par Demaryius Thomas (17 yds; 28 - 35). Et le temps s'écoule, obligeant Baltimore à utiliser tous ses temps-morts pour arrêter l'horloge.

    => On arrive à la dernière possession du match. Il reste 1'09" à jouer, les Ravens sont menés de 7 points, ils n'ont plus aucun temps-mort pour arrêter le chrono, et sont sur leurs propres 23 yards.
    Pour tout le monde, le match est fini (note : après coup, les statistiques officielles donnent 97.2% de chance pour Denver), mais théoriquement il reste une chance, un dernier drive à jouer pour Baltimore. Au moins pour l'honneur…
    Et après une passe incomplète et un petit gain de 7 yards, Joe Flacco lance une passe profonde… Et le miracle se produit !! oui
    Captée par Jacoby Jones (cf. photo ci-dessus), cette passe presque "Ave Maria" se conclut par un touchdown qui entre dans l'histoire. Contre toute attente, Baltimore égalise donc à 31 secondes de la fin (35 - 35). Les Broncos sont tellement sonnés qu'ils ne tentent même pas de faire une action dans ces 30 dernières secondes (ce qui est bizarre…). Il est probable qu'ils se voyaient déjà en finale de Conférence (comme d'ailleurs le public et tous les téléspectateurs), d'ailleurs la défense a été incroyablement lâche (et fautive) sur ce TD : comment laisser un tel écart "post" alors que c'est pourtant la seule action qui pouvait sauver les Ravens ? blink

    Bref, on entre en prolongation, et celle-ci va DURER. Au point que l'on va louper la moitié d'un quart-temps du match suivant (c'est pas grave, j'avais prévu de l'enregistrer de toute façon… fier), et que ce match va devenir le 4ème le plus long de l'histoire (en terme de chrono ; mais je suppose que c'est également le cas en temps "brut", c'est à dire en comprenant les pubs).

    Il y aura 4 possessions (rappel : à partir de la seconde, on est en "mort subite", c'est à dire que n'importe quel score gagne le match ; la première possession n'est décisive qu'en cas de TD), avant que Manning ne soit intercepté, donnant ainsi une bonne position aux Ravens.
    Et on est dans la "second overtime" (donc au-delà des 15 minutes d'un quart-temps) lorsque Justin Tucker frappe le FG de 47 yards qui donne la victoire à Baltimore… tongue

    Denver n'est pas payé pour ses records établis dans ce match historique en terme de "returns".
    En même temps, ce sont plutôt eux qui ont perdu le match que Baltimore ne l'a gagné.
    En tout cas, c'est un match de plus pour Ray Lewis (qui était en pleurs lors du coup de sifflet final).
  • Après un excellent "kick-off return" de 94 yards (! unsure !) de la part de Danieal Manning, les Texans se retrouvent directement propulsés sur les 12 yards adverses, mais doivent finalement se contenter d'un FG pour ouvrir le score : 3 - 0. Après 4 possessions inactives (deux de chaque côté), les Patriots réussissent enfin à marquer, une course de Shane Vereen en fin de premier quart-temps (3 - 7).

    Un FG permet d'accoître l'avance des Patriots (3 - 10), puis une passe longue de Tom Brady est captée par Wes Welker pour un gain de 47 yards, ce qui place les Patriots sur les 8 yards adverses. Cette passe marque la 59ème réception en playoff pour Wes Welker, qui passe ainsi devant Troy Brown (58) et Deion Branch pour le record de réceptions pour la franchise de New England. Welker en est déjà à 6 réceptions pour 120 yards dans ce match (et terminera avec 8 pour 131 yds). Cette belle réception permet aux Patriots de marquer un touchdown sur l'action suivante, le deuxième de la soirée pour Shane Vereen (mais cette fois à la passe). 3 - 17.

    Shane Vereen TD
    AP Photo / Charles Krupa
    Heureusement pour l'intérêt du match, les Texans, qui n'ont pas été très prolifiques en attaque jusque là, parviennent à conduire un bon drive (aidés en cela par un bon "punt return" suivi d'une pénalité contre New England de 15 yards) et à marquer leur premier TD de la soirée (petite course de Arian Foster, 10 - 17).
    Puis ils ont la dernière possession du second quart-temps (avec seulement 24 secondes à jouer, mais leurs trois temps-morts disponibles), et celle-ci se conclut par un très beau FG de Shayne Graham, qui avec 55 yards bat le record du terrain (précédemment de 46 yds).

    La mi-temps est donc sifflée sur le score de 13 - 17, et on peut dire que Houston s'en sort plutôt bien wink. Cependant, dès la première possession de la seconde mi-temps, New England reprend sa marche en avant grâce à un nouveau touchdown marqué à la course par Stevan Ridley (après notamment une passe de 40 yards captée par Hernandez). 13 - 24. Ensuite le quaterback des Texans, Matt Schaub, est intercepté par Rob Ninkovich, et ce premier turnover du match va conduire les Patriots à un touchdown à la passe pour Brandon Lloyd en fin de troisième quart-temps (13 - 31).

    Les Texans sont toujours assez impuissants en attaque et doivent désormais prendre des risques en tentant des 4èmes tentatives. La deuxième fois, cela rend le ballon à New England en excellente position sur le terrain, et il ne suffit que d'une action, une passe de Tom Brady magnifiquement captée par Shane Vereen (cf. photo ci-contre), encore lui, pour un touchdown de 33 yards et l'aggravation du score (13 - 38).
    Vereen, joueur même pas titulaire, signe évidemment sa meilleure performance professionnelle. Il devient seulement le troisième joueur de l'histoire avec 2 Tds en réception et 1 TD à la course dans le même match de playoff (les autres étant deux joueurs de San Francisco, Roger Craig en 1984, et Ricky Watters en 1994, tous deux ayant réalisé cette performance dans un Super Bowl).
    Quant à Tom Brady, il s'agit là de sa 41ème passe de TD en playoffs, et il se situe désormais à la troisième place du classement historique, derrière Joe Montana (45) et Brett Favre (44). Et sa carrière n'est pas finie tongue

    Il reste environ 13 minutes de jeu, mais on imagine mal un comeback de Houston tellement les Texans semblent dominés par les Patriots. Pourtant ils réussissent à marquer deux fois de suite, grâce à un bon travail de Matt Schaub à la passe, un TD de DeVier Posey (25 yds) et un autre de Arian Foster (1 yd). Ce dernier étant en plus converti à 2 points, l'écart entre les deux équipes s'est réduit à 10 points en quelques minutes (28 - 38). Cela reste tout de même deux possessions d'écart, et il faut que les Texans bloquent les Patriots en attaque dans les 5 dernières minutes de jeu, ce qu'ils ne font pas. New England conclut ce match par un FG : 28 - 41.

    Pour Tom Brady, c'est donc la 17ème victoire en playoffs, et il passe devant Joe Montana (16) pour le record absolu. Les New England Patriots retrouveront, toujours à domicile, les Baltimore Ravens pour le titre de la Conférence Américaine, une revanche de la finale de l'année dernière.

Conférence

Si on pouvait légitimement se plaindre de la qualité du premier tour de ces playoffs, le deuxième tour a quant à lui été exceptionnel ! rigole
Tous les matchs ont été intéressants :
  • le premier, Baltimore - Denver, fait sans doute partie des meilleurs matchs de l'histoire. Il y a VRAIMENT TOUT EU dans cette seule rencontre : un TD sur "punt return" (record longueur), un TD sur "kick-off return" (record longueur), un TD défensif, des turnovers, une action incroyable dans les dernières secondes pour envoyer le match en prolongation, du suspense, et deux prolongations !!! blink siffle
    C'est le premier match de playoff dans l'histoire avec à la fois un TD offensif, un TD défensif et un TD des équipes spéciales dans le seul premier quart-temps. C'est également la première double prolongation depuis janvier 2004.
  • le deuxième, Green Bay - San Francisco, a été un festival offensif de la part de Colin Kaepernick, en particulier à la course où il a battu le record pour un quaterback en playoff (181 yards). Record également pour la franchise de San Francisco, avec 579 yards en attaque au total.
  • le troisième, Seattle - Atlanta, a vu un comeback incroyable, transformant une victoire facile en un match à suspense dans les dernières secondes.
  • le quatrième, Houston - New England, a vu Tom Brady battre le record de victoires en playoffs (17), passant ainsi devant Joe Montana. Notons que ce record de Brady représente presque le double de toutes les victoires combinées (9) des 3 autres quaterbacks encore qualifiés en playoffs… unsure
  • enfin collectivement, les 4 matchs du week-end ont vu marquer un total combiné de 276 points, ce qui constitue un record pour un week-end de playoffs (sur 4 matchs, donc soit au premier, soit au second tour). tongue
Présentation rapide des finales :
  • On retrouve 3 des 4 équipes présentes la saison dernière à ce stade de la compétition (San Francisco, Baltimore et New England ; seul New York, futur vainqueur 2012, a été remplacé par Atlanta). Dans la conférence Américaine, c'est la première fois depuis les saisons 1986 et 1987 que les deux mêmes équipes seront opposées deux saisons de suite.
  • Conférence Nationale :
    • le quaterback des 49ers, Colin Kaepernick s'est classé 3ème en évaluation globale durant la saison régulière (et 8ème à la passe). Son adversaire, le quaterback des Falcons, Matt Ryan, s'est classé 4ème en global (et 6ème à la passe).
    • les Falcons, qui sont arrivés dans la league en 1966, participeront à leur 3ème finale de Conférence (gagnée en 1998 et perdue en 2004). Ce sera la première fois qu'ils disputeront cette finale à domicile (ils ont un bilan de 34-8 dans le Georgia Dome depuis 2008).
    • ce sera la 14ème finale de Conférence pour San Francisco. Ils ont un bilan de 5-8 dans ces finales, perdant les deux dernières et 5 des 6 dernières. D'autre part, pour retrouver une victoire en playoff à l'extérieur (n'importe quel tour), il faut remonter à la saison 1988.
    • ce sera seulement le deuxième affrontement de l'histoire entre les deux équipes en playoffs. La première fois, Atlanta l'avait emporté dans un match de second tour en 1998 (c'est l'année où les Falcons ont participé à leur seul Super Bowl).
  • Conférence Américaine :
    • ce sera la revanche de la finale de l'année dernière, qui s'était aussi déroulée à New England. Dans ce match (voir le résumé), Baltimore avait manqué un TD presque tout cuit en fin de match, puis surtout un FG facile qui aurait pu envoyer le match en prolongation. Les Patriots s'étaient imposés 20 - 23.
    • les Ravens ont un bilan de 1-2 dans leurs finales de Conférence, battant les Raiders en 2000, perdant face aux Steelers en 2008 et face aux Patriots la saison passée.
    • Joe Flacco a déjà 5 victoires en playoffs à l'extérieur pour les Ravens (record égalé avec Eli Manning).
    • Tom Brady tentera de participer à son 6ème Super Bowl, avec une chance de remporter son 4ème titre, ce qui égaliserait le record NFL détenu par les quarterbacks Joe Montana et Terry Bradshaw.
  • La première possession en attaque est pour les Falcons, et le quaterback Matt Ryan lance le match sur un bon niveau : une belle passe permet de prolonger le drive sur une troisième tentative, puis une superbe passe longue est captée par Julio Jones pour un premier TD (0 - 7). Cette passe de 46 yards (!) est seulement la troisième passe de plus de 40 yds encaissée par San Francisco cette saison.
    Puis la défense des Falcons stoppe très vite les 49ers et redonne le ballon à Atlanta. Cela donne un FG (0 - 10), et une nouvelle fois San Francisco est bloqué (Kaepernick étant même sacké), ce qui permet à Matt Ryan de continuer son festival, toujours vers Julio Jones qui marque son second touchdown personnel (0 - 17). On est sur la première action du second quart-temps, et Atlanta a complètement écrasé le premier : ils ont déjà engrangé 182 yards en attaque alors que les 49ers sont à -2 ! siffle Et Jones à lui tout seul en a près de 100 (et 2 TDs)…

    Heureusement, San Francisco va mener son premier "vrai" drive : 4 courses, puis 5 passes complétées successivement (dont une de 27 yds pour Vernon Davis) permettent aux 49ers d'entrer dans la zone rouge adverse, puis à LaMichael James de marquer un touchdown de 15 yards à la course (7 - 17). Et cette fois-ci, c'est l'attaque d'Atlanta qui est rapidement stoppée. Colin Kaepernick revient donc sur le terrain, se connecte une nouvelle fois avec Vernon Davis (19 yds), puis gagne lui-même 23 yards grâce à une de ses courses surprises dont il a abbreuvé Green Bay la semaine précédente. Aidé en plus par une pénalité de 15 yards, Kaepernick conclut par un touchdown à la passe vers Vernon Davis, qui est décidemment le receveur en forme ce soir pour les 49ers. 14 - 17.

    Frank Gore TD
    Getty Images / Streeter Lecka
    La dernière possession de la mi-temps est pour les Falcons, et c'est cette fois le TE vétéran Tony Gonzalez qui capte le touchdown lancé par Matt Ryan, ce qui permet à Atlanta de reprendre une avance de 10 points (14 - 24) à la mi-temps. L'attaque des Falcons a vraiment brillé en statistiques : San Francisco a déjà encaissé un total de 297 yards, soit le plus gros total dans une mi-temps depuis 2009. Notons que depuis 2001, les 49ers ont un bilan inquiétant de 1-27 dans les matchs où ils ont été menés d'au moins 17 points en première mi-temps… unsure

    Ce sont les 49ers qui débutent le troisième quart-temps, et sur ce long drive c'est au tour du vétéran Randy Moss (à la passe) et du running-back Frank Gore (à la course) d'être mis à contribution. Et c'est justement Frank Gore qui termine par un touchdown (21 - 24).

    Puis premier turnover : Matt Ryan est intercepté. Malheureusement, San Francisco n'en profite pas, car le field-goal tenté par David Akers (38 yds) est manqué (de peu, puisqu'il touche le poteau gauche). Rappelons qu'après avoir battu des records la saison dernière, Akers a été vivement critiqué cette année à cause de ses échecs.

    Sur la possession suivante, nouveau turnover, cette fois un fumble de la part d'Atlanta (Matt Ryan lui-même). Mais encore une fois, San Francisco ne convertit pas cela en points !!!
    En effet, après un gros gain de 33 yards un peu plus tôt dans le drive, Michael Crabtree se retrouve à quelques centimètres de l'embut des Falcons mais se fait alors voler le ballon. Nous avons donc eu 3 fumbles (et un FG manqué) sur les 4 dernières possessions de ce troisième quart-temps ! blink
    Et on se dit que c'est surtout San Francisco qui pourrait regretter ces occasions manquées… hmm

    Le dernier quart-temps débute par une bonne défense des 49ers, ce qui leur permet de récupérer le ballon en excellente position (rappel : les Falcons avaient récupéré la balle sur leur propre 1 yard). Et cela permet un peu plus tard à Frank Gore de marquer son second touchdown à la course (cf. photo ci-dessus). Les 49ers prennent donc la tête pour la première fois du match, 28 - 24, à un peu plus de 8 minutes de la fin.
    Atlanta va alors se lancer dans un long dernier drive (comme celui réalisé en 31 secondes la semaine passée, mais avec l'objectif cette fois de marquer un TD final, puisqu'un FG ne leur suffit pas). Cela va durer plus de 7 minutes, 14 actions et un gain de 70 yards. Et ils se retrouvent sur les 10 yards adverses à un peu plus d'une minute de la fin, le suspense est total.
    Mais une troisième, puis une quatrième tentative ne suffisent pas à combler ces tout petits 10 yards… "Defense stands"…

    Et San Francisco est le nouveau Champion NFC !! fier Ils retournent au Super Bowl pour la première fois depuis 18 ans (saison 1994). Notons qu'ils n'avaient même pas participé aux playoffs entre 2003 et 2010.
    Le déficit de 17 points remonté dans ce match est le nouveau record pour une finale NFC (l'ancien était de 13 points en 1998, justement par les Falcons…). Le record absolu est de 18 points en AFC.
    Les deux quaterbacks ont été bons : Colin Kaepernick a moins couru (2 courses seulement) mais a un bon bilan à la passe : 16/21, 233 yds, 1 TD. Quant à Matt Ryan, il n'a pas démérité : 30/42, 396 yds (!), 3 TD, 1 INT.
    Mais collectivement, l'équipe d'Atlanta peut nourrir des regrets : comme la semaine passée, ils ont laissé filer un avantage conséquent (20 points en demi-finale, 17 points aujourd'hui), se sont fait depassés au quatrième, et cette fois ils ne s'en sont pas sortis par un dernier drive (0 point en seconde mi-temps)…
  • Cette revanche de la finale AFC de l'année dernière se dispute dans des conditions météorologiques peu favorables : d'une part il fait assez froid, ce qui est normal, mais surtout il y a beaucoup de vent, ce qui va handicaper les passes, ainsi que les coups de pied.
    Les deux premières possessions sont inefficaces et c'est New England qui est la première des deux équipes à bien progresser en attaque. Mais après un long drive (13 actions, 5 minutes), il sont finalement stoppés à 12 yards de l'embut et doivent frapper un field-goal (0 - 3). On repart ensuite sur un match extrêmement défensif des deux côtés (4 punts consécutifs, ce qui en fait donc déjà 6… unsure), avec très peu de longs gains (voire aucun), et le premier quart-temps s'achève avec ce tout petit score (le même que l'année dernière à ce moment du match).

    Les Ravens ouvrent le second quart-temps par un très long drive (13 actions, 90 yards gagnés, près de 6 minutes de jeu), qui voit enfin le premier gain de plus de 20 yards sur une action (une passe de Joe Flacco vers Torrey Smith pour 25 yards), et qui se conclut par un petit touchdown à la course pour Ray Rice (7 - 3). Les Patriots répliquent aussitôt, eux aussi par un bon drive, et qui se termine par une passe de Tom Brady vers Wes Welker (7 - 10).
    On se dit que le match a enfin démarré, mais il faut attendre la dernière seconde du quart-temps pour voir New England augmenter son avance par un nouveau FG (7 - 13). On notera une assez mauvaise gestion du chronomètre et des temps-morts dans ces dernières secondes de la part des Patriots, qui n'étaient qu'à 10 yards de l'embut adverse et qui auraient peut-être pu marquer un TD si cela avait été mieux géré.

    Anquan Boldin TD
    Getty Images / Jared Wickerham
    Au final, cette première mi-temps a été avare d'actions en attaque, et pour tout dire, assez ennuyeuse sad.
    Et le troisième quart-temps débute comme le premier, c'est à dire par deux possessions toujours inefficaces (une de chaque côté). Dès le retour du vestiaire, on a néanmoins constaté que Baltimore, qui a beaucoup orienté son jeu vers la course en première mi-temps (et sans grand succès), a décidé de se reposer beaucoup plus sur les passes de Joe Flacco. Et cela finit par payer : à l'issue d'un drive mené entièrement à la passe (pour un total de 87 yards gagnés en 10 actions), les Ravens marquent un TD (passe captée par Dennis Pitta, 14 - 13).

    Puis après avoir de nouveau stoppé les Patriots en attaque, ils récidivent aussitôt par une passe de TD vers Anquan Boldin (cf. photo ci-contre), ce qui porte leur avance à 21 - 13. On entre dans le quatrième quart-temps et le "momemtum" est désormais clairement du côté des Ravens. Et cela ne va pas s'arranger pour les Patriots, puisqu'ils commettent un fumble, et ce premier turnover du match se traduit quelques actions plus tard par un second touchdown personnel pour Anquan Boldin roll (28 - 13). New England a désormais deux possessions d'écart au score (2 TDs, dont un transformé à deux points) et encore 11 minutes pour refaire ce retard.

    Mais Tom Brady n'est pas aussi décisif que d'habitude ce soir… Certes, il complète la plus longue passe du match (36 yards pour Wes Welker). Certes, il en profite pour battre le record détenu par Brett Favre (5855) du plus grand nombre de yards gagnés à la passe en playoffs : en fait, dans ce seul match, il passe de la 4ème à la 1ère place de ce classement, effaçant successivement Manning, Montana puis Favre big_smile. Il termine avec un total de 5949 yards (320 dans ce match, son sixième à plus de 300 en playoffs).
    Mais il est aussi intercepté deux fois dans cette fin de match, et si la seconde est assez anecdotique (tentative désespérée à 1 minute de la fin), la première à 7 minutes de la fin a pratiquement scellé le destin des Patriots unsure, Baltimore n'ayant ensuite qu'à tranquillement gérer l'horloge.

    Avec le coach Belichick, New England restait sur un bilan global (saison régulière et playoffs) de 72-1 à domicile lorsqu'ils menaient à la mi-temps (dont 67-0 avec Brady comme quaterback). De même, en finale de Conférence, ils avaient un bilan de 7-1 (5-1 pour Brady), et 4-0 à domicile. C'est donc leur première défaite en finale à domicile neutral.
    Quant à Baltimore, ils retrouvent le Super Bowl pour la première fois depuis 12 ans (ils ont gagné le Super Bowl XXXV), et la belle aventure continue pour Ray Lewiswink

Super Bowl

Retour sur les finales de Conférence :
  • Finale NFC : ce match a été particulièrement stressant pour les fans de San Franciso… wink2 En fait, même à la fin de la partie, on a bien crû à un retour des Falcons ! (voir le résumé complet).
    Atlanta a tellement dominé le premier quart-temps (0 - 17) qu'on les voyait déjà en route vers la Nouvelle-Orleans. Mais les 49ers ont réussi un comeback record, pour prendre la tête à 8 minutes de la fin. Et sur le dernier drive, Atlanta n'a pas réussi à marquer un touchdown qui leur tendait les bras.
    C'était la 14ème finale pour San Francisco, et leur 6ème victoire (et les 5 autres fois, ils ont gagné le Super Bowl…).
  • Finale AFC : cette revanche de la finale de l'année dernière a été moins passionnante que prévue. Après une mi-temps très défensive, mais plutôt à l'avantage de New England, les Ravens ont rapidement pris le match à leur compte en seconde mi-temps, alors que les Patriots n'ont plus marqué. (voir le résumé complet).
  • Note : la dernière fois que les deux finales ont été gagnées à l'extérieur remontait à 1997.

Présentation Super Bowl XLVII


Cela faisait 9 saisons consécutives que le représentant de la Conférence Américaine au Super Bowl était parmi seulement 3 équipes : New England (4 fois), Indianapolis (2 fois) et Pittsburgh (3 fois). Les Baltimore Ravens ont donc mis fin à cette période (il fallait remonter à la saison 2002 pour trouver une autre équipe que les trois ci-dessus au Super Bowl).
En revanche, sur cette même période de neuf années, ce sont 8 équipes différentes qui ont représenté la Conférence Nationale (seuls les Giants y sont allés 2 fois). Les San Francisco 49ers continuent donc à perpétuer cette diversité en NFC (cela fait maintenant 9 équipes différentes en 10 saisons).

  • Les deux frères : c'est bien sûr l'un des gros sujets de conversation à propos de ce Super Bowl… lol Pour la première fois, la grande finale d'un des sports américains majeurs (NFL, NBA, NHL, MLB) opposera deux coachs de la même famille, en l'occurence les frères Harbaugh. Le cadet, Jim Harbaugh, entraîne les 49ers depuis deux saisons et est le principal artisan de leur renouveau. L'aîné, John Harbaugh, entraîne quant à lui les Ravens depuis 5 ans. Du coup, la presse a inventé plein de jeux de mots pour ce match : "The Brother Bowl", "The Har-Bowl", "The Super-Baugh"… wink
    Les frères opérant dans deux conférences distinctes, il y a moins de chance de se rencontrer en saison régulière. C'est néanmoins arrivé une fois en 2011 : Baltimore l'avait emporté 6 - 16 (en fait, il n'y a eu que 3 matchs entre les deux équipes depuis 2001, tous remportés par les Ravens ; les deux autres étaient à l'époque où les deux frères n'étaient pas encore à la tête de leur équipe respective).
    À noter que les deux coachs ont chacun pris des décisions surprenantes (mais payantes) en fin de saison régulière : Jim a remplacé son quaterback principal par sa doublure en semaine 10, et John a viré son coordinateur offensif en décembre.
  • Retour attendu : pour les deux équipes, c'est un retour au "big game" longtemps attendu. La dernière participation de Baltimore remonte à 12 ans (saison 2000, SB XXXV), et c'est 18 ans pour San Francisco (saison 1994, SB XXIX).
  • Première défaite : l'une des franchises va connaître sa première défaite au Super Bowl. En effet, Baltimore n'a participé qu'une fois et l'a emporté (SB XXXV), alors que San Francisco a gagné les 5 Super Bowls auxquels ils ont participé (XVI, XIX, XXIII, XXIV, XXIX), les quatre premiers avec Joe Montana, le dernier avec Steve Young. Une 6ème victoire les mettrait en tête du classement, à égalité avec Pittsburgh.
  • Super Bowl XLVII
    Expérience : comme les deux équipes reviennent au haut niveau après une longue absence, ils ont peu de joueurs dans leur effectif qui ont déjà vécu un Super Bowl. En fait, 4 dans chaque équipe (sur un effectif de 53). Mais pour 7 d'autre eux, c'était évidemment avec une autre équipe que l'actuelle. Le seul qui a déjà participé à un Super Bowl avec son équipe actuelle (et le seul a en avoir gagné un), c'est le défenseur de Baltimore Ray Lewis (dont on annonce le dernier match à chaque fois depuis le début de ces playoffs, mais cette fois c'est sûr… wink), qui était déjà là en 2000.
  • Les quaterbacks : depuis longtemps Baltimore base ses succès sur la défense. Et c'est aussi grâce à leur défense que San Francisco a accédé à la finale de conférence l'année dernière. Mais cette année, les choses ont changé. Les deux équipes se reposent désormais beaucoup plus sur leurs attaques, et le rôle du quaterback devient primordial.
    Et les deux ont été impressionnants ces dernières semaines en playoffs. La comparaison entre les deux donne évidemment un net avantage à celui de Baltimore quant à l'expérience.
    Joe Flacco en est à sa 5ème saison comme titulaire (soit 80 matchs en saison régulière) et a déjà disputé 12 matchs de playoff (ses 6 victoires en playoffs à l'extérieur constituent un record NFL). D'autre part, il en est à 8 TDs pour aucune interception dans les playoffs de cette année, et cela constitue la troisième meilleure performance de l'histoire (à égalité avec 4 autres quaterbacks). Avec juste un touchdown de plus, il égaliserait Steve Young à la deuxième place (en revanche, le record de 11-0 de Joe Montana en 1989 semble difficile à battre, voire à égaliser…).
    En face, Colin Kaepernick en est à sa seconde saison en NFL, mais n'est titulaire QUE depuis la semaine 10. Il n'a donc disputé que 7 matchs en saison régulière, plus 2 matchs en playoffs. Ce Super Bowl ne sera donc que son 10ème matchblink Néanmoins, il a battu tous les records à la course lors du match de divisional, et a établi un record pour la franchise de SF de 11.1 yds par passe lors de la finale NFC. Il semble donc prêt pour la confrontation… wink

Conclusion


C'est donc le moment des confettis et de l'étreinte entre les deux frères Harbaugh (cf. photo de droite en bas). Puis celui de l'élection du MVP de ce match : c'est le quaterback de Baltimore, Joe Flacco, qui est choisi (cf. photo de gauche ci-dessous).

Joe Flacco MVP
Getty Images / Jamie Squire
Il le mérite, puisqu'il a vraiment mené son équipe à la victoire, surtout en première mi-temps. Mais c'est plutôt sur l'ensemble de ces playoffs 2012-2013 qu'il a été exceptionnel : 11 TDs, 0 interception, il égale donc le record de Joe Montana (dont je doutais à tort qu'il puisse le faire, voir ma présentation du match sur les NFL Playoffs 2012-2013).

Sur ce seul match, j'aurais plutôt choisi le receveur Jacoby Jones : certes, il n'a qu'une seule réception (Anquan Boldin en a 6 pour 104 yds), mais de 56 yards pour un TD. Et en plus, il a à son actif ce kickoff return de 108 yards (record NFL) qui a rendu le comeback des 49ers presque mission impossible. Ce n'est que la deuxième fois qu'un joueur peut se targuer de 2 TDs de plus de 50 yards dans un Super Bowl (après Ricky Sanders pour Washington en 1988).

Pour le dernier match de la légende Ray Lewis, c'est une superbe conclusion (même s'il a été quasi-invisible sur ce match, il n'est même pas le meilleur tacleur de son équipe, ce qui est rare sur sa carrière). Ses titres en 17 saisons : 12 fois élu au "Pro Bowl" (le match de gala entre les meilleurs joueurs), 7 fois élu dans l'équipe "All Pro" (équipe type de la saison), et désormais 2 bagues de Champion. Prochaine étape : le "Hall Of Fame"… wink

Les San Francisco 49ers ont remonté un écart maximum de 22 points (15 points à la mi-temps) jusqu'à 3 points (disons 5 sans le safety "donné"). Cela aurait pu être le plus incroyable comeback de l'histoire s'ils avaient gagné. Mais à deux reprises (en fin de chaque mi-temps), ils n'ont pas pu marquer un touchdown alors qu'ils étaient dans les 10 yards adverses, et ce sont ces actions décisives improductives qui leur coûte finalement le match.

Pourtant, ils dominent en statistiques globales : plus de 100 yards d'avance au total gagné (principalement côté course), une bien meilleure moyenne par course ou par passe, et 2 first-down de plus. Mais les actions DÉCISIVES ont été de la part de Baltimore.

John & Jim Harbaugh
Getty Images / Ezra Shaw
Notons également qu'ils sont largement battus sur les 3èmes tentatives : 2/9 contre 9/16 pour leurs adversaires (voir les stats globales en bas de cet article). Et c'est LA statistique qui TUE : ne pas réussir à bloquer les Ravens sur ces 3èmes tentatives a été le point manquant de ce match pour la défense de San Francisco (plus que de ne pas convertir eux-mêmes ces tentatives en attaque).

Quelques statistiques diverses :
  • Seul UN Super Bowl (Pittsburgh 35 - Dallas 31, en 1979) a vu les deux équipes marquer plus de 30 points. Si on pouvait se plaindre l'année dernière d'avoir eu un Super Bowl serré MAIS sans grande action, nous avons eu cette année un match serré au final ET avec beaucoup de longues actions d'éclat tongue.
  • Les Baltimore Ravens deviennent la SEULE équipe à avoir remporté plusieurs Super Bowls (2) sans avoir de défaite. En fait, ils supplantent justement San Francisco dans cette statistique (qui était à 5 victoires, 0 défaite).
  • Avec un total de 4 heures 14 minutes (pubs comprises), ce Super Bowl est le plus long de l'histoire (à cause de la coupure de courant).
Rendez-vous la saison prochaine, le 2 février 2014 au MetLife Stadium à East Rutherford, New Jersey (dans la banlieue de New York) où aura lieu le Super Bowl XLVIIIbig_smile
Note importante : ce sera le premier Super Bowl à être joué en extérieur dans une "ville froide", les quelques autres ayant été disputés dans des stades couverts. La température (et la météo en général) pourrait donc être le point le plus discuté de ce futur Super Bowl (même le traditionnel "Halftime Show" est concerné !)… Bye-bye !!
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