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Conférence Nationale Conférence Américaine
ATLLAR
CARNO
TENKC
BUFJAX
ATLPHI
NOMIN
TENNE
JAXPIT
MinnesotaPhiladelphia
JacksonvilleNew England
Philadelphia Eagles (13 - 3)Sun. 04/02 6:00pm ETNew England Patriots (13 - 3)
Atlanta Falcons (6)
23
Los Angeles Rams (3)
10
Sat. 06/01
8:00pm ET

Résumé…
Pass: J.  Goff (LAR) - 24-45, 259 yds, 1 TD
Rush: D.  Freeman (ATL) - 18 car, 66 yds, 1 TD
Rec: J.  Jones (ATL) - 9 rec, 94 yds, 1 TD
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Les anciens vainqueurs de la NFC auront bien du mal face aux étonnants Rams, qui sont N°1 en scoring.
Pronostic : LAR by 6.
Carolina Panthers (5)
26
New Orleans Saints (4)
31
Sun. 07/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: D.  Brees (NO) - 23-33, 376 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: A.  Kamara (NO) - 10 car, 23 yds, 1 TD
Rec: G.  Olsen (CAR) - 8 rec, 107 yds, 1 TD
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Ces deux équipes étant dans la même division, elles se sont déjà rencontrées deux fois et les Saints ont remporté les deux matchs.
Pronostic : NO by 4.
Tennessee Titans (5)
22
Kansas City Chiefs (4)
21
Sat. 06/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: A.  Smith (KC) - 24-33, 264 yds, 2 TD
Rush: D.  Henry (TEN) - 23 car, 156 yds, 1 TD
Rec: T.  Hill (KC) - 7 rec, 87 yds
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Les Chiefs semblent avoir l'avantage à domicile, d'autant que Mariota (TEN) a souvent eu des difficultés cette saison.
Pronostic : KC by 9.
Buffalo Bills (6)
3
Jacksonville Jaguars (3)
10
Sun. 07/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: B.  Bortles (JAX) - 12-23, 87 yds, 1 TD
Rush: B.  Bortles (JAX) - 10 car, 88 yds
Rec: D.  Westbrook (JAX) - 5 rec, 48 yds
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Dans ce match des "petits poucet", et des "grands retours", les Jaguars devraient pouvoir profiter de l'avantage du terrain.
Pronostic : JAX by 8.
Atlanta Falcons (6)
10
Philadelphia Eagles (1)
15
Sat. 13/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: M.  Ryan (ATL) - 22-36, 210 yds, 1 TD
Rush: T.  Coleman (ATL) - 10 car, 79 yds
Rec: J.  Jones (ATL) - 9 rec, 101 yds

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C'est inédit à ce niveau de la compétition : les Falcons sont censés être favoris face au N°1. Suivons donc les experts.
Pronostic : ATL by 3.
New Orleans Saints (4)
24
Minnesota Vickings (2)
29
Sun. 14/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: D.  Brees (NO) - 25-40, 294 yds, 3 TD, 2 INT
Rush: L.  Murray (MIN) - 19 car, 50 yds, 1 TD
Rec: M.  Thomas (NO) - 7 rec, 85 yds, 2 TD
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Match assez indécis : l'attaque des Saints contre la grosse défense des Vikings. Léger avantage à domicile.
Pronostic : MIN by 5.
Tennessee Titans (5)
14
New England Patriots (1)
35
Sat. 13/01
8:00pm ET

Résumé…
Pass: T.  Brady (NE) - 35-53, 337 yds, 3 TD
Rush: D.  Lewis (NE) - 15 car, 62 yds
Rec: D.  Amendola (NE) - 11 rec, 112 yds

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On voit mal comment les Patriots pourraient perdre ce match… Reste à savoir si cela donnera ou non un "blowout"
Pronostic : NE by 15.
Jacksonville Jaguars (3)
45
Pittsburgh Steelers (2)
42
Sun. 14/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: B.  Roethlisberger (PIT) - 37-58, 469 yds, 5 TD, 1 INT
Rush: L.  Fournette (JAX) - 25 car, 109 yds, 3 TD
Rec: A.  Brown (PIT) - 7 rec, 132 yds, 2 TD
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Avant même le début des playoffs, Roethlisberger avait annoncé qu'il voulait une revanche contre les Jaguars.
Pronostic : PIT by 8.
Minnesota Vickings (2)
7
Philadelphia Eagles (1)
38
Sun. 21/01
6:30pm ET

Résumé…
Pass: N.  Foles (PHI) - 26-33, 352 yds, 3 TD
Rush: J.  Ajayi (PHI) - 18 car, 73 yds
Rec: Z.  Ertz (PHI) - 8 rec, 93 yds

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Les Eagles seront à nouveau "underdogs", même chez eux, alors qu'on espère que les Vikings pourront disputer un Superbowl à domicile.
Pronostic : MIN by 3.
Jacksonville Jaguars (3)
20
New England Patriots (1)
24
Sun. 21/01
3:00pm ET

Résumé…
Pass: T.  Brady (NE) - 26-38, 290 yds, 2 TD
Rush: L.  Fournette (JAX) - 24 car, 76 yds, 1 TD
Rec: B.  Cooks (NE) - 6 rec, 100 yds
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La logique voudrait que l'on donne "NE by 8" (ou "by 10"), mais je supporterai les Jaguars, alors je prends le risque…
Pronostic : JAX by 3.
Philadelphia Eagles
41
New England Patriots
33
Sun. 04/02
6:00pm ET

Résumé…
Pass: T.  Brady (NE) - 28-48, 505 yds, 3 TD
Rush: L.  Blount (PHI) - 14 car, 90 yds, 1 TD
Rec: C.  Clement (PHI) - 4 rec, 100 yds, 1 TD
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Bien sûr, ce sont les Patriots qui sont favoris pour ce match (+4), mais je supporterai les Eagles, donc je joue l'inverse.
Pronostic : PHI by 4.

Wildcard

Tableau des équipes qualifiées Bilan de la saison régulière 2017-2018

Sur les 12 équipes en playoffs cette saison, 8 d'entre elles unsure n'étaient pas présentes l'année dernière (3 retours en AFC, 1 seul en NFC), dont les quatre vainqueurs de division en NFC. Il s'agit du record (à égalité avec 2003) de renouvellement depuis que le format des playoffs est passé à douze équipes en 1990.

En Conférence Américaine (AFC), on retrouve certes des habitués aux deux premières places (Patriots et Steelers), mais également des retours comme les Jacksonville Jaguars (10 ans) et surtout les Buffalo Bills qui ont mis fin à une disette de 18 ans (record tous sports confondus ! oui), et qui sont indéniablement la GROSSE SURPRISE de la saison. Notons que ces deux équipes se rencontreront lors de ce premier tour.

En ce qui concerne la Conférence Nationale (NFC), le renouvellement est quasiment total : seuls les Falcons (les perdants du dernier Super Bowl) étaient déjà là en 2017, mais en étant seulement 6ème, leur parcours (entièrement à l'extérieur) sera plus délicat cette fois.
Notons que c'est la première fois que tous les vainqueurs de division dans une conférence n'étaient pas qualifiés la saison précédente (depuis qu'il y a 2 x 4 divisions).

Du côté des matchups de ce premier tour, on attend bien sûr le "match des retours" Buffalo - Jacksonville, mais la plus grande affiche reste la dernière du week-end : Carolina - New Orleans, probablement le match le plus indécis de ce tour "Wildcards".
Équipes qualifiées : saison 2017-2018
RangConférence Américaine (AFC)Bilan
1
New England Patriots
13 - 3
2
Pittsburgh Steelers
13 - 3
3
Jacksonville Jaguars
10 - 6
4
Kansas City Chiefs
10 - 6
5
Tennessee Titans
9 - 7
6
Buffalo Bills
9 - 7
RangConférence Nationale (NFC)Bilan
1
Philadelphia Eagles
13 - 3
2
Minnesota Vickings
13 - 3
3
Los Angeles Rams
11 - 5
4
New Orleans Saints
11 - 5
5
Carolina Panthers
11 - 5
6
Atlanta Falcons
10 - 6
  • Évènement ce soir à Los Angeles : c'est le 20ème match de playoffs au Memorial Coliseum, mais le premier depuis janvier 1994.
    Le fameux (et vieux… wink) stade, qui a accueilli entre autres deux Jeux Olympiques (1932, 1984) et deux Super Bowls (dont le tout premier de l'histoire) est bourré à craquer (74 300 spectateurs) pour ce retour.
    Rappelons que la ville de Los Angeles a été privée d'équipe pendant 21 ans avant que les Rams ne reviennent de St Louis la saison dernière. Leur qualification cette année est la première pour l'équipe depuis 13 ans.

    Muhammed Sanu Catch
    AP Photo / Kelvin Kuo
    On attendait plutôt un match offensif, mais ce sont les défenses et les équipes spéciales qui vont s'illustrer dans le début de match : en plus de cinq minutes de jeu (deux possessions de chaque côté), pas un seul first-down neutral ! C'est une erreur de Los Angeles (ou une bonne action de l'équipe spéciale d'Atlanta, selon le point où on se place) qui va débloquer la situation : un n-ième punt est récupéré par les Falcons, ce qui les place à 18 yds, et mène à un FG. Puis un long FG de 51 yds leur permet de doubler la mise en fin de premier quart-temps. 6 - 0.
    Dès l'action suivante, les Rams commettent un fumble, et ce second turnover encore favorable à Atlanta leur permet de marquer un touchdown huit actions plus tard. 13 - 0, l'écart est fait. En fin de mi-temps, les Rams reviennent dans la partie : une passe de Jared Goff vers Cooper Kupp leur donne leur premier touchdown, puis sur le dernier drive de la mi-temps, et grâce en particulier à une passe de Jared Goff pour 38 yds, ils finissent par marquer au moins un FG, ce qui donne un score serré à la mi-temps : 13 - 10.
    Notons que ces 30 dernières secondes ont été particulièrement confuses (et longues) : deux actions successives "révisées" à la vidéo, l'une confirmée l'autre invalidée, alors que du point de vue téléspectateur (qui a le ralenti immédiatement), la conclusion de ces révisions (c'est à dire "bonne décision" la première fois, "mauvaise" la seconde fois) semblait ÉVIDENTE.

    Le premier drive de la seconde mi-temps consomme à lui seul la moitié du troisième quart-temps. Les Falcons étendent leur avantage par un FG après 16 actions tongue ! Puis un long FG (54 yds) leur permet de prendre deux scores d'avance en fin de troisième. 19 - 10. Los Angeles réplique par un FG en début de quatrième, mais une ÉNORME passe de Matt Ryan vers Mohamed Sanu (pour un gain de 52 yards (cf. photo, plus longue action du match) !! roll) permet à Atlanta un peu plus tard de marquer le touchdown décisif (Julio Jones, qui termine à 9 recs, 94 yds et 1 TD). À 26 - 13 avec moins de 6 minutes à jouer, la tâche des Rams semble improbable (mais possible, ce n'est que 2 TDs, on a déjà vu pire…… wink).

    À 2'11" de la fin, le miracle SEMBLE en marche avec un TD de Higbee, mais celui-ci est finalement REFUSÉ par les arbitres après révision vidéo (a priori avec raison). Et le match se termine sur ce score de 26 - 13.
    Après le match on ne peut s'empêcher de penser à une statistique : les Los Angeles Rams, équipe jeune, avaient un total de 6 joueurs qui avaient déjà participé à un match de playoff… C'est de loin le moins bon total de TOUTES les équipes (oui, oui, MÊME Buffalo : 6 pour les Rams, 11 pour les Jaguars, les Titans et les Bills sont tout de même à 18, sachant qu'en haut de l'échelle les Steelers et les Patriots ont 40-41 joueurs déjà expérimentés siffle !). Et c'est en grande partie ce manque d'expérience qui a coûté à Jacksonville, en particulier sur les erreurs de Pharoh Cooper en première mi-temps (sans lui lancer la pierre, il a malheureusement été impliqué dans les deux turnovers).
  • Le premier long drive du match (15 actions, 7'30") est à mettre au crédit des Panthers, qui se rapprochent jusqu'à 7 yards de la ligne. Ils doivent se contenter d'un field-goal : une simple formalité, puisqu'il est de seulement 25 yards (c'est à dire plus court qu'une transformation… neutral). Et pourtant, inexplicablement (il était à 29/30 cette saison, meilleur en NFL), Graham Gano le rate blink ! Juste après, il suffit aux Saints de seulement deux actions (en fait, une seule, puisque la première passe du drive est incomplète) pour ouvrir le score : une longue passe de Drew Brees est captée par Ted Ginn Jr. (cf. photo de gauche ci-dessous) et l'ancien joueur de Carolina marque un touchdown de 80 yards tongue ! 0 - 7.

    Ted Ginn Jr. TD
    AP Photo / Butch Dill
    À partir de cette fin de premier quart-temps et pendant tout le deuxième, les drives vont se succéder selon le même scénario à chaque fois : Carolina marque des FGs (27, 39 et surtout 58 yards, Gano se rachetant un peu de sa bourde), et New Orleans répond à chacun en marquant des TDs (un à la passe, l'autre à la course). Soit : FG, TD, FG, TD, FG, ce qui donne en additionnant pour chaque équipe, 9 - 21 à la mi-temps.
    En gros, Carolina réussit certes à progresser mais se retrouve à chaque fois bloqué sur les actions qui comptent, alors que Drew Brees et son équipe sont impeccables dans ces actions décisives.
    Le trosième quart-temps est plus calme en ce qui concerne le scoring : un field-goal de chaque côté (soit 12 - 24), puis des punts.

    Au début du dernier quart-temps, Greg Olsen (qui n'était pas présent pour Carolina lors des deux rencontres entre les deux équipes pendant la saison régulière), capte 3 passes de Cam Newton dans le même drive : 16 yds, 24 yds, et surtout 14 yds pour marquer enfin le premier TD des Panthers, qui les remet totalement dans le match. 19 - 24.
    Suivent une bonne défense de chaque côté, avec une "demi-polémique" sur une blessure de Cam Newton qui est obligé de laisser une action à son remplaçant (il sera de retour dès le drive suivant). Sur la possession suivante des Saints, Drew Brees évite plusieurs défenseurs et lance une énorme passe (46 yard) pour Michael Thomas totalement démarqué, ce qui va permettre un TD à la course deux actions plus tard. 19 - 31.

    Tout est donc à refaire pour Carolina (5 minutes restantes), et c'est ce qu'ils font : une passe est captée par Christian McCaffrey, qui s'infiltre ensuite entre les défenseurs des Saints, et finit par marquer un touchdown de 56 yards. 26 - 31.
    Il reste alors un peu plus de 4 minutes, et tandis que Carolina stoppe l'horloge en utilisant leurs temps-morts, New Orleans progresse doucement, sans hâte. Au moment du "2 minutes warning", la défense de Carolina a bloqué les Saints vers le milieu du terrain, on est sur une quatrième-et-2. Tout le monde pense que New Orleans va punter et que les Panthers auront certes une dernière chance, mais en partant loin dans leur terrain.
    Mais au retour de la publicité, on s'aperçoit que le coach Sean Payton a décidé de laisser son attaque sur le terrain et de tenter cette 4ème tentative… Bizarre décision unsure (d'ailleurs très controversée le lendemain). Évidemment, un nouveau first-down aurait définitivement tué le match, sans même avoir à marquer plus tard, car Carolina n'avait plus de temps-mort pour stopper le chrono. Mais c'est aussi prendre un gros risque… siffle

    George Johnson, Cameron Jordan, Vonn Bell sack
    NFL / Ric Tapia
    Et paf ! Brees ne trouve aucun joueur démarqué (car en plus, ce n'est pas une action pour une petite course de 2 yards qui a été appelée, mais une passe !), il lance en espérant un miracle, et est intercepté par le safety Mike Adams. On voit alors certains joueurs de Carolina contester leur propre interception auprès des arbitres rigole !! En effet, si Adams avait juste empêché la réception (par exemple en jetant la balle à terre), les Panthers auraient repris la balle sur leurs 47, alors que là, ils repartent sur leurs 31 yards. Les Saints s'en sortent donc pas si mal sur le coup (c'est l'équivalent d'un punt un peu raté).

    Bon, les Panthers ont quand même leur dernière chance de comeback, avec 1'51" au compteur (mais plus de timeout). Et ça se passe bien ! Cam Newton complète 3 passes successives, ce qui amène Carolina à 26 yards de l'embut avec encore 58 secondes à jouer, puis 5 yds de plus après une pénalité. Les chances des Panthers commencent néanmoins à s'amenuiser lorsque Cameron Jordan provoque une pénalité contre Newton pour "intentional grounding" (perte de 13 yds + 10 secondes). Et sur la dernière tentative (déjà un peu désespérée), les défenseurs des Saints s'y mettent à trois (George Johnson, Cameron Jordan, et Vonn Bell, cf. photo de droite ci-contre) pour sacker Cam Newton et mettre un terme au match.
  • C'est une petite passe d'Alex Smith, a priori insignifiante (juste assez pour obtenir un first-down), qui va réellement lancer le match. Captée par Tyreek Hill, elle se transforme en une TRÈS longue course (45 yards tongue) après la réception, ce qui permet à Kareem Hunt de marquer un touchdown sur l'action suivante. 0 - 7. Rappelons que le rookie Kareem Hunt a été le leader à la course de toute la ligue cette saison, ce n'est que la 6ème fois depuis 1970 qu'un rookie obtient ce titre.
    Smith se connecte ensuite avec Travis Kelce pour un TD de 13 yards en fin de premier quart-temps. 0 - 14. Les Chiefs ont à ce moment déjà gagné 180 yards, contre seulement 27 pour Tennessee hmm, et ont 8 first-down à zéro. Les Titans obtiennent enfin leur premier first-down en début de deuxième quart-temps, mais Marcus Mariota est intercepté lors du drive suivant.
    C'est finalement par un field-goal que Tennessee ouvre son score au moment du "2 minutes warning" (3 - 14). Enfin, sur le dernier drive (et plus précisemment la dernière action) de la mi-temps, Alex Smith trouve Demarcus Robinson pour un nouveau touchdown qui porte le score à 3 - 21 à la pause.

    Marcus Mariota TD himself
    AP Photo / Charlie Riedel
    Dans cette première mi-temps, Alex Smith a des statistiques impressionnantes : 19 sur 23 pour 231 yards et 2 TDs unsure !!! En face, Mariota n'est qu'à 7 sur 13 pour 81 yards et une INT.
    Mais tout va changer au retour des vestiaires… fier
    En seconde mi-temps, Kansas City (qui a perdu sur blessure leur meilleur joueur, Travis Kelce, lors du dernier drive de la première) ne va gagner que moins de 100 yards (!), alors que leurs adversaires vont complètement se réveiller.
    À commencer par le tout premier drive de la troisième période : remontant presque tout le terrain (91 yds) pour un total de 8'30" de possession (15 actions), les Titans se retrouvent à moins d'un petit yard de l'embut. S'ensuit un passage assez rocambolesquerigole

    D'abord un touchdown semble être marqué à la course, mais est annulé pour une pénalité. Puis Marcus Mariota tente de lancer un TD mais sa passe "rebondit" sur un défenseur des Chiefs. La balle atterit alors miraculeusement dans les bras du quaterback, qui plonge dans l'embut (cf. photo ci-dessus) pour marquer lui-même le touchdown. 10 - 21.
    C'est donc un touchdown à la passe pour lui-même blink !! C'est la deuxième fois que cet évènement rare se produit (la dernière fois c'était en 1997), mais la toute première fois en playoff. Mariota devient également le premier joueur à lancer un TD et à en recevoir un dans le même match, et en plus c'était dans la même action ! Notons pour la petite histoire, que c'était aussi SON tout PREMIER TD en playoff… wink

    Derrick Henry TD
    AP Photo / Charlie Riedel
    Le match continue ensuite sur ces bases "un peu folles" : la défense de Tennessee bloque les Chiefs et les force à punter, mais le punt est "muffed", ce qui rend la balle à Kansas City. Ils n'en profitent néanmoins pas car leur FG est manqué. C'est au contraire les Titans qui repartent à l'attaque, un drive qui se conclut par un nouveau touchdown, une longue course (35 yards) de Derrick Henry (cf. photo ci-contre). 16 - 21, la conversion à deux-points ayant échoué.
    Puis après une bonne défense, c'est une passe de Mariota vers Eric Decker qui donne un touchdown de 22 yards et l'avantage au score. 22 - 21, avec encore une conversion manquée. Les Titans ont donc successivement scoré des TDs sur leurs trois possessions de la seconde mi-temps, et les statistiques se sont complètement inversées entre les deux équipes.

    Il reste néanmoins de l'espoir pour Kansas City, car encore 6 minutes à jouer. Mais ils ne progressent pas suffisamment pour pouvoir tenter un field-goal victorieux. Ils doivent donc s'en remettre à leur défense, mais cette fois il n'y a plus que 2 minutes. Le miracle n'aura pas lieu : sur une troisième-et-10 décisive, Marcus Mariota va lui-même faire un block pour permettre à Henry de gagner le first-down qui met quasiment fin au match puisque les Chiefs n'ont plus de temps-mort.
    Kansas City a désormais perdu 6 matchs de playoffs consécutifs (11 des 12 derniers), leur dernière victoire remonte à janvier 1994. Cette défaite-ci va rester dans les mémoires, car rappelons qu'ils menaient de 18 points unsure à la mi-temps. Quant aux Titans, ils deviennent la quatrième équipe à remonter un tel déficit (ou plus) en playoff (rappel : ça s'est produit au dernier Super Bowl… wink), la troisième à l'extérieur (après 1957 et 1972).
  • En arrivant ce dimanche après-midi devant le match Buffalo - Jacksonville, on ne s'attendait évidemment pas à un festival offensif, mais pas non plus à ce à quoi on a assisté, c'est à dire honnêtement à un match horrible mad, et par moments presque in-regardable… Les matchs très défensifs peuvent parfois être intéressants car même en défense les actions peuvent être spectaculaires, et puis il y a forcément du suspense car de tels matchs sont a priori très serrés. C'est malheureusement le seul point positif que l'on peut retirer de la rencontre de ce dimanche : ça s'est finalement joué à peu…

    Blake Bortles
    USA TODAY Sports / Kim Klement
    Mais que ce fut long et ennuyeux !! tongue Il est difficile de commenter ce match tellement il y a eu PEU D'ACTIONS tout court. Rien ne marchait, tout semblait approximatif ou mal inspiré, et cela des deux côtés. Il n'y a qu'à regarder le "play-by-play", rempli de lignes "punt" : 9 en première mi-temps, mais encore 8 en seconde. Alors on essaie de s'emballer pour les turnovers, et en effet l'interception de Tyrod Taylor au deuxième quart-temps a pu laisser penser que le match allait démarrer, mais les Jaguars n'en ont pas profité. C'est au contraire les Bills qui vont ENFIN construire un long drive : 18 actions, 8 minutes de possession (soit le même total que TOUS les précédents drives de Jacksonville fier), MAIS malgré s'être rapproché jusqu'à 1 yard de l'embut, il doivent se contenter d'un FG à cause d'une pénalité. Ce sera finalement le seul drive du match à aller dans la "red-zone" pour Buffalo.

    Du côté des Jaguars, c'est guère plus glorieux : sur leurs 7 premières possessions, ils ont punté 6 fois et gagné un maigre total de 110 yards au total. Comme Blake Bortles n'a pas de succès avec son bras, le quaterback des Jaguars décide d'utiliser ses jambes lol (cf. photo). C'est d'ailleurs après une de ses courses que Jacksonville a pu égaliser 3 - 3 juste avant la mi-temps. Et c'est encore en grande partie grâce à ces courses que plus tard en fin de troisième quart-temps, et après un long drive, les Jaguars vont marquer le seul touchdown du match (3 -10), et se qualifier à l'issue d'un dernier quart-temps tout aussi insipide que les premiers.

    Au total, Bortles aura couru pour plus de yards (88) qu'il aura lancé à la passe (87), devenant le premier quarterback à gagner un match de playoff avec moins de 100 yards à la passe depuis Steve McNair en 1999. Mais le plus important pour les Jaguars c'était de gagner en playoff, chose qui n'était pas arrivé depuis la saison 2007 (et même 1999 pour une victoire à domicile). Il n'en reste pas moins que Jacksonville devra montrer autre chose contre Pittsburgh que quelques courses de leur quaterback s'ils veulent continuer leur parcours.

Divisional

Analyse du premier tour :
  • On a eu un peu de tout dans ce tour "wildcard" : 2 victoires à l'extérieur (donc 2 à domicile), 3 matchs serrés, c'est à dire à une possession d'écart (maximum 7 points), deux matchs avec du suspense jusqu'au bout oui (les deux avec un "comeback" en deuxième mi-temps), mais aussi un match particulièrement mauvais. Et on peut considérer que la victoire d'Atlanta à Los Angeles est une vraie surprise.
  • Les avis vont être partagés en ce qui concerne le meilleur match du week-end, car TEN - KC et CAR - NO ont tous les deux proposé leur lot de belles actions et de suspense, avec un comeback en deuxième mi-temps dans les deux. Il y a eu 6 TDs dans les deux matchs, mais globalement plus de points à New Orleans, donc ceux qui priviligient l'offensive choisiront ce match. On peut aussi dire que ce match était plus important que l'autre pour ce qui est de la suite de la compétition, car les Saints peuvent aller au bout alors que les Titans auront du mal dès le tour suivant.
    Pour ma part, je choisis néanmoins le match TEN - KC, préférant le "comeback réussi de justesse" au "comeback manqué de peu".
  • La meilleure action offensive (et aussi la plus longue) a été le touchdown de 80 yards marqué par Ted Ginn Jr. (New Orleans). Mais évidemment, on retiendra aussi l'action étonnante (voir la vidéo, 17 Mo, 1 min 26") du week-end : la passe pour lui-même de Marcus Mariota (Tennessee).
Présentation du second tour :
  • Seules 3 équipes étaient déjà là la saison dernière, ce qui est beaucoup moins que les années précédentes (on était à 5 depuis plusieurs années), mais c'est normal puisqu'on était à 4 sur 12 (taux record de renouvellement) le tour précédent. En fait, seul Kansas City a été éliminée, et Atlanta s'est qualifiée (Pittsburgh et New England n'ayant pas encore joué).
  • En AFC, il semble évident que New England et Pittsburgh seront assez largement wink2 favoris et que l'on se dirige à nouveau vers un grand classique pour la Finale de Conférence (la même que l'année dernière).
    • Les Titans n'ont plus gagné à Foxborough depuis 1993 (à cette époque ils s'appelaient Houston Oilers), alors que les Patriots ont gagné les six derniers affrontements entre les deux équipes.
    • Les Steelers ont certes perdu contre les Jaguars cette saison, mais Ben Roethlisberger avait réalisé son plus mauvais match en carrière (avec 5 interceptions, un record pour lui). Nul doute qu'il voudra prendre sa revanche dimanche. D'autant que Pittsburgh a été quasiment imbattable sur les trois derniers mois de la saison (une seule défaite, face à New England).
  • En revanche, les matchs de la NFC seront tous deux intéressants oui à suivre, le plus attendu étant celui de dimanche soir (New Orleans - Minnesota cool).
    • On a beaucoup parlé du problème de Philadelphie dans ces playoffs : la blessure de leur quaterback Carson Wentz : depuis que Nick Foles a repris le flambeau (semaine 15), leur attaque dans les 3 derniers matchs de la saison est tombée de 28.3 points à 15.7 points par match. Il faudra sans doute se reposer sur la course, avec leur running-back Jay Ajayi.
      Atlanta (N° 6), de son côté, sera la première équipe dans l'histoire (depuis le nouveau format) à être (légèrement) favorite contre une tête de série N°1 lors du match "Divisional".
    • Minnesota a battu New Orleans lors de la toute première semaine de la saison régulière (29-19), mais les équipes ont beaucoup changé depuis. Les Vikings ont changé de quaterback (Case Keenum au lieu de Sam Bradford, blessé en milieu de saison). Quant aux Saints, ils ont complètement changé leurs running-backs. Notons que si Drew Brees a réalisé sa moins bonne saison statistique depuis 12 ans avec New Orleans, il a quand même livré son meilleur match la semaine dernière (376 yards et deux touchdowns).
  • La température est de -2°C (ressentie -6°C) à Philadelphie, avec pas mal de vent. Dès la première action du match, Nick Foles (qui remplace donc Carson Wentz au poste de quaterback pour les Eagles) tente une longue passe, qui n'est pas captée, mais une pénalité permet quand même le gros gain. Malheureusement, les Eagles commettent un fumble juste après, et c'est finalement Atlanta qui ouvre le score lors du drive résultant, par un field-goal de 33 yards. 3 - 0.
    Pas grand chose ensuite à signaler jusqu'au début du deuxième quart-temps : un gros gain (21 yards) à la course amène alors les Eagles à 3 yards de la ligne. Après quelques actions inactives, une course se transforme en fumble, mais Foles récupère et semble marquer. La révision vidéo le place finalement à un petit yard de l'embut. C'est donc une "4th & 1", les Eagles la tentent et la réussissent oui : touchdown de LeGarrette Blount mais la conversion est manquée. 3 - 6. Note : depuis 2008, Philadelphie est l'équipe qui a réussi le plus de 4èmes tentatives (17 sur 26) en NFL.

    Philadelphia Eagles
    AP Photo / Matt Rourke
    Un peu plus tard, Atlanta récupère un punt selon une règle que j'ai toujours trouvé un peu idiote neutral : il suffit que la balle touche un joueur de l'équipe qui reçoit (même par inadvertance ou par hasard) pour que l'équipe adverse ait le droit de la récupérer. Toujours est-il que cela permet aux Falcons d'être directement à 18 yds, et après quelques actions Matt Ryan lance une petite passe vers Devonta Freeman pour un touchdown. 10 - 6.
    À 46 secondes de la mi-temps, un punt est dévié et Philadelphie a l'occasion d'un dernier drive. Sur la dernière seconde, ils bénéficient d'un rebond (un peu comme Mariota la semaine dernière), ce qui leur permet de marquer un FG (Jake Elliott de 53 yards tongue, le plus long field-goal réussi en playoffs pour un rookie, qui se rachète donc de sa conversion manquée wink2). 10 - 9 à la mi-temps.

    Malgré quelques belles actions isolées en attaque, la seconde mi-temps commence par une série de punts, et lorsque les Eagles marquent un nouveau FG, on est déjà à la fin du troisième quart-temps (et le vent s'est calmé). 10 - 12. Après une bonne défense, Philadelphie repart en attaque et construit un très long drive (14 actions dont en particulier une grosse course de Jay Ajayi pour un gain de 32 yards), et ils se retrouvent confrontés à une "4th & 2" (à seulement 5 yds de l'embut) : la différence entre 2 points d'avance (actuellement) et 5 points est assez faible, mais les Eagles préfèrent tout de même prendre le FG. 10 - 15.
    Il reste 6 minutes, et Atlanta a tout le terrain à remonter, ce qu'ils s'emploient à faire progressivement. Ils doivent déjà tenter le tout pour le tout sur une "4th & 6" à 3'30", et Julio Jones (leur meilleur receveur) sauve le coup en gagnant 20 yards d'un coup. Les Falcons finissent par se retrouver à 9 yards, puis 2 yards, mais encore sur une quatrième tentative. C'est donc là-dessus que va se jouer le match blink et Matt Ryan tente de se connecter avec Julio Jones dans l'embut (cf. photo ci-dessus), mais la balle lui passe entre les doigts… (note : de toute façon, même s'il l'avait captée ses pieds seraient retombés hors du terrain).
    C'est la première victoire en playoff pour Philadelphie depuis 2008, et les Eagles accueilleront donc la Finale de Conférence dimanche prochain.
  • C'est le seul match du week-end à se dérouler dans un stade couvert, donc pas de problème de température ici. En revanche, à l'extérieur du stade tout est gelé : il fait -12°C, et avec le vent la température ressentie est de -21°C yikes !! À noter que c'est également dans ce U.S. Bank Stadium de Minneapolis que se disputera le Super Bowl LII dans trois semaines.

    Jerick McKinnon TD
    NFL / Todd Rosenberg
    Les Vikings marquent sur leurs deux premières possessions : d'abord un touchdown (une course de Jerick McKinnon, cf. photo de gauche ci-contre), puis un FG. 0 - 10. De son côté, l'attaque de New Orleans a bien du mal à trouver l'ouverture face à la meilleure défense de la NFL : 3 possessions = 3 punts, et à la quatrième Drew Brees est intercepté ! Un début de match catastrophique hmm pour le quaterback vétéran (39 ans la semaine prochaine), dont les stats à la fin du premier quart-temps sont de 1/6, 3 yds et une INT…

    Suivant cette interception, Minnesota développe un très long drive (plus de 6 minutes) qui est encore victorieux (course de Latavius Murray, 0 - 17). Alors qu'on a déjà dépassé le tiers du match, l'attaque des Saints semble ensuite trouver enfin la bonne carburation, et on pense qu'ils vont ouvrir leur score (il serait temps : le plus gros déficit remonté pour une victoire cette saison a été de 15 points…), mais Brees est à nouveau intercepté. Heureusement pour New Orleans, ce deuxième turnover contre eux n'a pas de conséquence au tableau d'affichage, et ils peuvent profiter du dernier drive pour au moins marquer un field-goal, mais celui-ci (58 yds) est manqué. Pareil pour Minnesota qui en rate un de 49 yards.
    Les Saints sont donc "shut out" (zéro point) à la mi-temps, ce qui ne leur était plus arrivé depuis septembre 2014 - en fait, depuis que Drew Brees a rejoint l'équipe en 2006, il ne l'ont été (avant ce soir) que 4 fois en 203 matchs… unsure

    Marcus Williams INT
    AP Photo / Jeff Roberson
    Le premier drive de la seconde mi-temps est pour les Vikings et se termine par une bonne defense de New Orleans, Case Keenum étant sacké, ce qui empêche la tentative de FG. Mais il a aussi consommé la moitié du temps du troisième quart-temps. Lors de la possession suivante, Michael Thomas gagne 23 yards sur une belle réception, ce qui permet à New Orleans de rentrer dans les 30 yards, et quelques actions plus tard le même Thomas capte un touchdown de 15 yards. L'attaque des Saints a donc enfin réussi à ouvrir leur score (7 - 17), et dès l'action suivante leur défense se met au diapason en interceptant Case Keenum ! Note pour la suite siffle : c'est le safety rookie Marcus Williams qui réussit cette interception (cf. photo de droite ci-contre), sur une passe destinée à Stefon Diggs…
    Ce premier turnover en leur faveur replace tout de suite l'équipe de New Orleans en bonne position, et quelques actions plus tard, Michael Thomas capte à nouveau une passe dans l'embut. En un peu plus de 3 minutes, les Saints sont revenus dans le match oui : 14 - 17.
    Le "momentum" a clairement changé de camp : les quatre dernières possessions des Vikings ont donné PUNT, FG raté, PUNT et INT… sad (contre 2 TDs pour les Saints). Sur leur possession suivante, ils sont sur le point de tenter un long FG (49 yds), mais Sean Payton (le coach de New Orleans) appelle un "challenge" quant à l'action précédente. Décision bizarre à ce moment du match (match serré, 10 minutes restantes, et c'est juste pour éviter un FG) : c'est son second et donc dernier, et il pourrait lui coûter un temps-mort alors qu'il n'en a déjà plus que deux… Et les arbitres confirment la décision précédente, donc TRÈS MAUVAISE décision du coach. Le field-goal est réussi par Kai Forbath (alors qu'il en avait loupé un de la même distance en fin de première mi-temps), ce qui porte le score à 14 - 20.

    Stefon Diggs Winning TD
    USA TODAY Sports / Brad Rempel
    Il y a de la tension et du suspense dans cette fin de match : un punt des Vikings se fait dévier par un défenseur des Saints, ce qui leur donne une bonne position pour repartir à l'attaque. Et c'est le rookie Alvin Kamara (en lice pour le titre honorifique de meilleur rookie de l'année) qui capte une passe de Drew Brees pour un TD. À 3 minutes de la fin du match, New Orleans se retrouve pour la première fois en tête de ce match : 21 - 20.
    Rien n'est cependant perdu pour Minnesota, qui dispose encore de ses 3 temps-morts (plus celui du "2 minutes warning"), alors que les Saints n'ont plus qu'un seul timeout. La télévision américaine commence néanmoins à nous montrer les FGs ratés en dernière seconde lors des playoffs pour les Vikings… neutral (1998 et 2015).
    Il n'en reste pas moins que Minnesota a son destin en main, puisqu'ils ont le ballon dans ces deux dernières minutes. Et à 1'29" de la fin, ils reprennent la tête avec un énorme FG de 53 yards, qui pourrait déjà être décisif. 21 - 23.

    C'est alors le début d'une fin de match d'ANTHOLOGIE !! fier
    Il reste donc 1'29", balle à New Orleans, et Drew Brees a de nouveau des statistiques conformes à son statut : en seconde mi-temps, 12/13, 126 yds et 3 TDs… wink2
    À 45 secondes restantes, les Saints convertissent une "4th & 10" DÉCISIVE (passe captée par Willie Snead), et à 25" ils marquent le FG de la victoire (Wil Lutz, 43 yds). 24 - 23.
    Notons qu'avec ce drive de 11 actions, New Orleans a non seulement repris la tête, mais également consommé presque tout cool le temps restant…
    Minnesota peut-il réagir en 25 secondes ? Tout est possible en NFL… rigole (il leur suffit de se rapprocher assez pour un FG). Une belle passe les place dejà bien, mais ils sont forcés de prendre leur dernier temps-mort pour arrêter le chrono. Plus que 18 secondes, aucun temps-mort. Les Vikings sont encore sur leurs propres 39 yds, bien trop loin… roll

    Stefon Diggs Winning TD
    NFL / Kirby Lee
    Après deux passes incomplètes le chrono affiche désormais 10 secondes, et c'est une "3ème et 10", ce qui signifie qu'il reste une chance (voire deux si passe rapide) à Minnesota pour se rapprocher (note : à ce moment, les stats donnent 2.6% de chance de victoire).
    Et c'est alors que se produit LE MIRACLE ! lol
    Case Keenum lance une passe près de la ligne de touche (pour progresser tout en arrêtant le chrono), en direction de Stefon Diggs. Lequel est (encore) protégé par Marcus Williams. Mais contrairement à tout à l'heure (voir l'interception et la photo ci-dessus), cette fois la trajectoire est complètement MAL JUGÉE par le rookie, et cela permet à Stefon Diggs de capter la balle en extension. N'étant même pas touché et totalement seul, il pose brièvement la main au sol pour reprendre l'équilibre (cf. photo de gauche ci-dessus), puis il va jusqu'au touchdown de 61 yards !! tongue blink (cf. photo de droite ci-contre)

    Une dernière action INCROYABLE (voir la vidéo, 8'13", 140 Mo), qui est déjà rentrée dans la liste des 20 actions en playoffs les plus mémorables de l'histoire.
    Et alors que tout le monde s'est déjà salué (et que le terrain a été envahi par les journalistes et chacun des staffs), les arbitres rappellent que même si on est à 0 seconde (et match gagné par Minnesota), il reste cependant la conversion du TD à jouer ! Il faudra 9 minutes pour évacuer le terrain rigole (et pour faire revenir les Saints, déjà partis au vestiaire…) ! Score final : 24 - 29, et assurément le meilleur match du week-end, voire de l'année.
  • Il fait environ -5°C ce soir à Foxborough (la température a brusquement chuté en une journée : un 'chaud' 17 °C hier, puis +5 à midi et -5 ce soir ! blink), où les Patriots reçoivent un match de division pour la 8ème fois consécutive, un record (ce qui signifie qu'ils ont fini dans les deux premiers de la Conférence 8 fois de suite, et souvent premiers). Ils sont sur un bilan de 10-1 à domicile lors de ces matchs de division.
    Tom Brady, bientôt 41 ans, est toujours là big_smile : il joue aujourd'hui son 35ème match de playoff (17-3 à domicile, 25 victoires au total), avec comme statistiques totales 9094 yards à la passe, 63 touchdowns et 31 interceptions, TOUS ces chiffres étant évidemment des records historiques en NFL. rigole
    Notons également que Bill Belichick dirige là son 37ème match de playoff en tant que head-coach, nouveau record aussi (ils étaient jusqu'alors trois à égalité pour 36).

    James White TD
    NFL / Perry Knotts
    Pas grand chose à se mettre sous la dent jusqu'à la fin du premier quart-temps (bonnes défenses de chaque côté), et ce sont les Titans qui ouvrent la marque grâce à une extraordinaire réception à une main dans l'embut par Corey Davis, un rookie. 7 - 0.
    New England réagit dès le drive suivant : une petite passe de Brady vers Dion Lewis se transforme en une longue course après la réception (50 yds), qui dans un premier temps semble donner un touchdown, mais qui est invalidé par la révision vidéo. Le gain de terrain reste cependant conséquent et les Patriots égalisent quelques actions plus tard (James White). 7 - 7. Avec ce TD, Tom Brady égalise Brett Favre au nombre total de touchdowns en carrière (regular & postseason) avec 552. Le record reste à Peyton Manning (579), mais devrait être battu par Brady la saison prochaine. wink

    Puis les Patriots marquent (encore James White mais à la course cette fois) de façon un peu limite (cf. photo), ce qui nécessite encore une révision par les arbitres. Une note sur les révisions : alors qu'on utilise de plus en plus ces révisions vidéos super(ultra)-précises, il est quand même assez étrange neutral que l'on recourre encore à la vieille chaîne d'arpenteur pour mesurer les first-downs, ou que le chrono soit à la seconde alors que le dizième de seconde serait plus utile en fin de mi-temps. Soit on utilise la technologie dans TOUS les compartiments du jeu, soit on laisse les arbitres DÉCIDER sur le terrain (avec les erreurs "humaines" cool).
    Bref, toujours est-il que le TD est confirmé et New England mène 7 - 14. Puis 7 - 21 aux alentours du "2 minute warning" grâce à Chris Hogan.
    Sur le dernier drive de la première mi-temps, Tennessee décide de jouer une quatrième tentative, mais cela échoue et rend le ballon aux Patriots, qui auraient du marquer un field-goal sur la dernière action de la mi-temps, mais Stephen Gostkowski le rate (53 yards quand même). Il était sur une série de 22 réussis en playoffs, deuxième plus longue série de l'histoire (Crosby = 23).

    La question est maintenant de savoir si les Tennessee Titans peuvent refaire le coup de la semaine dernière, où ils étaient menés 3 - 21 à la mi-temps, et l'ont finalement emporté 22 - 21. Le problème c'est qu'en face c'est New England, pas Kansas City wink2, et qu'on imagine mal les Patriots ne rien marquer en seconde mi-temps. siffle
    D'ailleurs une petite course de Brandon Bolden les met déjà à 7 - 28 en fin de troisième, puis définitivement à l'abri par l'incontournable Rob Gronkowski à la passe en début de quatrième. 7 - 35.
    Le reste du match est peu intéressant, les Titans parvenant tout de même à marquer un TD anecdotique (après deux 4èmes tentatives réussies…). Score final : 14 - 35.
  • Il fait encore plus froid cet après-midi à Pittsburgh qu'à Foxborough hier soir : -9 °C
    Le drive d'ouverture des Jaguars est quasiment parfait (8 actions, 66 yds gagnés en 4'20") jusqu'à ce qu'ils se retrouvent bloqués à 2 petits yards de l'embut. Plutôt que de prendre alors trois points faciles, ils décident de jouer la quatrième tentative et le pari est gagnant : Leonard Fournette (le running-back rookie) plonge au-dessus de tout le monde (cf.photo de droite ci-dessous) et marque ! 7 - 0.
    Un peu plus tard Ben Roethlisberger est intercepté, et sur l'action suivante Fournette fait une course qui se termine à la limite de l'embut. Le ralenti montre immédiatement qu'il y a touchdown, mais les arbitres ne l'ont pas signalé neutral mad ! Heureusement, Jacksonville "challenge" immédiatement et obtient logiquement gain de cause : 14 - 0.
    C'est ensuite au running-back adverse de s'illustrer à son tour : Le'Veon Bell réussit plusieurs belles courses, ce qui amène Pittsburgh à 20 yards. Et comme Jacksonville sur le premier drive, ils préfèrent prendre une quatrième tentative (& 1) plutôt qu'un FG. Mais cette fois Bell ne peut pas la convertir et les Steelers rendent donc la balle sans avoir marqué.

    Leonard Fournette TD
    Getty Images / Kevin C. Cox
    Au début du deuxième quart-temps, les Jaguars continuent à performer à la course, soit avec Fournette soit par leur quaterback (rappelons que Blake Bortles a terminé la semaine dernière avec plus de yards gagnés à la course que par ses passes… wink), et c'est finalement T.J. Yeldon qui marque le troisième TD de son équipe. 21 - 0. Les Jaguars en sont déjà à 170 yds (contre 57), 24 actions en attaque contre 14, et un début de match complètement à leur avantage, une certaine surprise, surtout pour le public présent. Ce déficit de 21 points est d'ailleurs un record (à égalité) pour Pittsburgh à domicile en playoffs…
    Une jolie course (21 yds) de Bell, puis une petite passe "à la cuillière" de Roethlisberger, permet aux Steelers de bien progresser et c'est Antonio Brown, qui revient de blessure, qui capte le touchdown, ouvrant ainsi le score pour Pittsburgh. 21 - 7.

    Les Steelers semblent désormais avoir le "momentum", mais sur le drive suivant Roethlisberger est sacké et dans l'action perd le ballon. Celui-ci est récupéré par Smith, qui le remonte sur tout le terrain et ce fumble se transforme donc en TD pour la défense de Jacksonville. 28 - 7.
    Juste avant la pause, Pittsburgh se retrouve un peu loin pour tenter un FG, alors ils jouent une "4th & 11". Et la passe un peu désespérée de Ben Roethlisberger est captée dans l'embut par Martavis Bryant pour le touchdown de l'espoir. 28 - 14 à la mi-temps.
    Les Steelers sont revenus en statistiques (les deux équipes en sont désormais à 200 yds chacune), la différence au score vient uniquement des turnovers (l'interception et le fumble).

    Leonard Fournette TD
    NFL / Ryan Kang
    Dès le retour des vestiaires, Pittsburgh profite du fait de ré-engager en attaque pour immédiatement continuer leur remontée, Le'Veon Bell se muant cette fois en receveur dans l'embut. 28 - 21.
    Au début du dernier quart-temps, les Steelers se retrouvent à nouveau dans la situation d'une "4th & 1" mais alors que tout semblait leur réussir depuis quelque temps (même un punt des Jaguars a été bloqué), ils échouent.

    Jacksonville va alors réaliser l'ACTION du match (jusqu'ici) : une ÉNORME passe de Blake Bortles, qui vole sur la moitié de la longueur du terrain pour finalement atterir dans les bras de Keelan Cole (encore un rookie wink) à 2 yards de la ligne d'embut.
    Un gain de 45 yards tongue !!! Et c'est bien sûr Fournette qui marque à nouveau (cf. photo de gauche). 35 - 21. Il reste 10 minutes à jouer, soit beaucoup de temps, mais chaque possession de Pittsburgh est importante, ce qui les oblige une nouvelle fois à jouer une quatrième tentative. Et cela donne une spectaculaire réception pour un TD par Antonio Brown ! (35 - 28).
    Malheureusement, les Jaguars marquent dans la foulée et reprennent deux possessions d'écart (42 - 28) avec environ 4 minutes à jouer. À 2'18", les Steelers sont à nouveau dans la "red zone". Ben Roethlisberger part pour une course, mais passe vers l'arrière (ce qui est plutôt rare) vers Le'Veon Bell qui va jusqu'au touchdown (42 - 35).
    L'espoir est donc de nouveau permis pour Pittsburgh, qui a encore deux temps-morts à disposition (plus celui du "2 minutes") pour arrêter l'horloge. Ils tentent alors un "onside kick" pour récupérer le ballon immédiatement mais celui-ci échoue. Une décision contestable pour cette action rarement convertie (note : leur dernier "onside kick" réussi date de décembre 2007, 15 échecs depuis), puisque cela donne automatiquement une bonne position aux Jaguars qui réussissent un field-goal de 45 yds, soit une avance quasi-définitive (45 - 35). Pittsburgh marque certes un dernier TD, mais trop tard (dernière seconde du match). Score final : 45 - 42.

Conférence

Analyse du deuxième tour :
  • Trois des quatre matchs se sont joués à moins de 5 points d'écart, donc un vrai suspense. Seul le match de New England était (comme prévu) quasiment décidé dès la mi-temps.
  • La (petite) surprise du week-end vient de l'élimination de Pittsburgh à domicile (seule victoire à l'extérieur), on n'aura donc pas droit au re-match de la finale AFC de l'année dernière. Les Steelers ont pourtant réalisé le record de la franchise en playoff, avec 469 yards gagné à la passe, mais cela n'a pas été suffisant blink !
    En tout cas, ce match était l'un des plus prolifiques de l'histoire en attaque (lors des playoffs) : 87 points big_smile !! (Note : dans ma base de données, c'est à dire depuis la saison 2008, c'est le 3ème plus gros score total).
  • Même si ce Jacksonville - Pittsburgh était très agréable à regarder à cause de la performance en attaque, il est évident que la meilleure rencontre du week-end a été New Orleans - Minnesota, principalement à cause du GROS SUSPENSE de toute la fin de match. Et c'est évidemment le touchdown de 61 yards marqué par Stefen Diggs alors que le temps était écoulé qui est de loin la meilleure action de ce deuxième tour.
Présentation des Finales de Conférence :

New England est la seule équipe qui se retrouve en finale par rapport à l'année dernière. C'est aussi la seule des qualifiées à avoir déjà gagné un Super Bowl (en fait 5, sur 9 participations…), puisque Jacksonville, Philadelphie et Minnesota n'ont jamais réussi cela. Jacksonville n'a même jamais participé à un Super Bowl (mais l'équipe est plus récente que les autres). Philadelphie en a perdu 2, Minnesota 4.
Notons qu'on a aussi une vraie différence en ce qui concerne les quaterbacks : Tom Brady est une légende du sport, alors que les trois autres (Blake Bortles, Case Keenum et Nick Foles) sont des quaterbacks de "seconde zone" (souvent remplaçants).
  • Conférence Américaine (AFC) :
    • Les New England Patriots vont disputer leur 7ème finale consécutive (un record), et seront bien sûr à nouveau largement favoris. Ils ne sont cependant pas infaillibles : sur ces 6 dernières finales, leur bilan est de 3-3 (ils ont perdu deux fois contre Denver et une fois contre Baltimore).
    • Difficile de croire que les Jacksonville Jaguars sont à 60 minutes d'un Super Bowl… unsure En effet, la saison dernière ils ont fini à 3-13 hmm !!
      Ce sera leur première finale depuis 1999, et la tâche risque d'être délicate : leur bilan total contre les Patriots est de 1-10 (mais 1-3 en playoffs, ce qui signifie que leur unique victoire était en playoff). Leur défense (2ème de la NFL) devra être bien meilleure que contre Pittsburgh.
      (Note : personnellement, je n'ai aucune envie de voir ENCORE les Patriots au prochain Super Bowl ; je soutiendrai à fond les Jaguarsfier).
  • Conférence Nationale (NFC) :
    • Si les Philadelphia Eagles n'ont jamais gagné de Super Bowl (mais perdu en 1980 et 2004), ils ont remporté trois Championnats avant cette ère (1948, 1949, et 1960). L'histoire en Super Bowl pourrait en tout cas se répéter pour eux : en effet, lors de leur dernier Super Bowl en saison 2004, ils avaient successivement affronté les Falcons, puis les Vikings en finale, avant de perdre contre New England ! Soit EXACTEMENT le même calendrier possible cette année smile !!
      Avec la blessure de Carson Wentz, leur nouvelle formule est de se reposer sur la course (avec Jay Ajayi), puis de demander au remplaçant Nick Foles de faire quelques passes décisives au bon moment. Si le match et serré, ils s'appuieront sur une statistique étonnante : les Eagles n'ont en effet pas encaissé le moindre point wink2 dans les deux dernières minutes d'un match pendant toute la saison.
    • De leur côté, les Minnesota Vikings retrouvent la finale de conférence pour la 9ème fois au total, la première depuis 2009. Ils n'ont pas eu de succès récemment puisqu'ils ont perdu les 5 dernières auxquelles ils ont participé ! En fait leur dernière victoire à ce stade (et donc participation à un Super Bowl) remonte à… 1976 rigole ! Notons qu'ils n'ont pas eu plus de succès dans la grande finale puisqu'ils ont perdu 4 fois (toutes dans les années 70s, donc).
      Un fait un peu "marrant" : d'habitude, les matchs de playoffs sont appelés des "win-or-go-home", on gagne OU on rentre à la maison. Mais dimanche pour Minnesota, ce sera un "win-AND-go-home" lol ! En effet, le Super Bowl se déroule cette année sur leur terrain ! (note : ce n'est JAMAIS arrivé qu'une équipe dispute un Super Bowl à domicile… wink).
  • Malgré qu'il ne fasse PAS froid ce soir à Philadelphie, 7°C, une statistique vient tout de suite refroidir l'ambiance : depuis 1966, les équipes qui jouent leur saison dans un stade couvert (comme les Minnesota Vikings), et qui se déplacent à l'extérieur dans un stade ouvert (comme ici) à ce stade de la compétition, sont sur un bilan de 0-12roll
    Ceci dit, le premier drive de la partie est exécuté de manière presque parfaite par Minnesota : 9 actions, 75 yds en 5 mins, et surtout un touchdown pour conclure, une passe de 25 yards captée par Kyle Rudolph. 7 - 0. Malheureusement, les choses vont s'enrayer bien vite pour eux, car dès leur possession suivante Case Keenum est intercepté (sur une 3ème et 8) par Patrick Robinson, et celui-ci retourne sur 50 yards ( blink fier !!) pour un touchdown de la défense ! Ce type de turnover très coûteux, que l'on appelle un "pick 6" (pick pour l'interception et 6 pour les 6 points résultants), n'était pas arrivé aux Vikings de toute la saison. C'est le plus mauvais moment pour commencer sad. 7 - 7.

    Alshon Jeffery TD
    NFL / Todd Rosenberg
    D'autant que Philadelphie enfonce le clou sur le drive suivant (12 actions, à cheval sur les deux premiers quart-temps). Cela se termine par un TD à la course de LeGarrette Blount, son 10ème en playoffs de sa carrière, ce qui en fait le joueur actif à en avoir marqué le plus.
    7 - 14.
    Les Vikings repartent ensuite à l'attaque et progressent bien (plus de 60 yds engrangés). Ils se rapprochent de l'embut adverse (à une quinzaine), mais Keenum est sacké par la défense et perd le ballon. Ce fumble est récupéré par Philadelphie, et c'est donc un deuxième turnover contre les Vikings.
    Les Eagles remontent alors le terrain pendant ces trois dernières minutes de la mi-temps, et alors qu'ils sont encore environ à la moitié, et confronté à une "3ème et 10", Nick Foles lance une ÉNORME passe qui atterit dans les bras de Alshon Jeffery pour un touchdown de 53 yards tongue !! C'est l'action du match… (cf. photo ci-contre) fier

    Et comme si cela ne suffisait pas, une bonne défense dans la dernière minute, puis une passe de 36 yards captée par Zach Ertz, permet aux Eagles de marquer un field-goal supplémentaire, ce qui porte le score à 7 - 24 à la mi-temps.
    En plus, c'est Philadelphie qui débute la seconde mi-temps. Un drive à nouveau bien construit, qui se termine par un superbe cool touchdown à la passe de 41 yards capté par Torrey Smith (sur un "flea flicker", sorte d'action un peu "champagne", avec une double-passe). 7 - 31. Il reste presque toute la mi-temps à jouer (25 minutes sur 30), mais on a pourtant l'impression que le match est d'ores et déjà plié. De fait, les Vikings n'ont DÉJÀ plus d'autre choix que de tenter des choses un peu improbables à chacune de leur possession, en particulier des quatrièmes tentatives longues. Et comme elles échouent neutral, cela redonne à chaque fois la balle aux Eagles en bonne position, ce qui leur permet d'ailleurs de marquer un autre TD (7 - 38) au début du dernier quart-temps (encore Alshon Jefferywink2).
    Et Minnesota termine sur une nouvelle interception de Keenum à 6 minutes de la fin, décidant ensuite de ne même pas prendre leurs temps-morts restants, probablement pour mettre plus rapidement fin au massacre… siffle Ils ne seront donc pas la première équipe à jouer un Super Bowl à domicile (mais ils sont les premiers à être au moins arrivé en finale de conférence, les prétendants des autres années s'étant arrêtés plus tôt).
    Quant au remplaçant Nick Foles, avec ses 352 yards à la passe (26/33 et 3 TDs), il est devenu le 4ème performeur en playoffs de la franchise de Philadelphie. De plus, depuis que la mesure QBR existe (c'est à dire 2006), son score de 97.0 est le 4ème des (environ) 120 matchs de playoffs (le record est pour Tom Brady, 98.0 dans un match de 2007).
  • Pas de vent et une température clémente de 9°C en cet après-midi à Foxborough. Tom Brady porte un gant (un fait rare) mais ce n'est pas sur sa main de lancer, celle qui a été blessée. Il s'est en effet coupé lors d'un contact avec un coéquipier pendant un entraînement, une coupure assez sévère qui a quand même nécessité 10 points de suture neutral. Mais même s'il porte certes une sorte d'attache souple sur sa main, il est bien actif, disons à 98%… wink2
    Et il le montre tout de suite puisque sa deuxième passe du match file pour 31 yards rigole ! Sur ce premier drive, les Patriots convertissent déjà une "4ème et 2" (par une passe de 20 yds…), mais la défense des Jaguars les contraint à prendre un FG. 0 - 3.
    Sur le drive entre la fin du premier et le début du deuxième quart-temps, Jacksonville progresse bien (10 actions au total), grâce en particulier à leur running-back Corey Grant, qui peut parfois se muer en receveur, et qui gagne à lui seul 20 puis 24 yds. Il ne reste plus qu'à conclure par une petite passe de Blake Bortles vers Marcedes Lewis. 7 - 3.

    James White TD
    AP Photo / David J. Phillip
    S'ensuit une bonne défense des Jaguars (un rapide "3 & out"), puis encore un long drive de 10 actions, qui se termine par une petite course de Leonard Fournette dans l'embut. 14 - 3.
    Le scénario semble se reproduire ensuite à l'identique, puisque les Patriots doivent encore punter et que les Jaguars repartent une nouvelle fois à l'attaque dans cette fin de mi-temps. Mais alors qu'ils passent la ligne médiane, et qu'une belle passe captée limite pourrait les mettre en bonne position, ils sont pénalisés un peu bêtement pour "delay of game" neutral, puis Bortles est sacké, et ils rendent la balle à New England au moment du "2 minutes warning".
    Les Patriots ont donc une autre chance, mais ils débutent très loin sur le terrain, leurs propres 15 yds. Ils vont cependant être AIDÉS par les Jaguars, coupables coup sur coup de deux pénalités IDIOTES yikes (et très coûteuses) : d'abord un choc violent sur la tête de Rob Gronkowski ("Unnecessary Roughness", 15 yds), puis une "Pass Interference" (inutile car le receveur n'aurait pas capté cette passe…) qui leur coûte 32 yards… tongue
    Résultat : sans rien faire ou presque, les Patriots se retrouvent rapidement à 13 yds, et après une passe réussie de Brady, James White n'a plus qu'un yard à courir pour marquer le touchdown (cf. photo ci-contre). 14 - 10.
    Notons que le coach de Jacksonville, qui a pourtant deux temps-morts restants et 55 secondes à jouer dans cette mi-temps, préfère ensuite laisser filer le temps… hmm Certes, ils vont récupérer l'engagement de la seconde mi-temps, mais quand même, on a vu des équipes marquer un FG (voire un TD) avec moins de temps que cela, ou au moins le tenter sur une ou deux actions… siffle

    Danny Amendola TD
    AP Photo / David J. Phillip
    Il ne reste qu'à espérer que les Jaguars se sont fait copieusement remonté les bretelles lol dans le vestiaire en ce qui concerne leur indiscipline en fin de première mi-temps. Car hormis ce touchdown "quasi-donné", ils sont dans le coup oui : Blake Bortles (qui dispute aujourd'hui son 3ème match de playoff, contre les 36 de Brady, record de loin) est à 13/15 - 149 yds et 1 TD, et la défense des Jaguars a tenu l'attaque de New England à seulement 12 minutes (contre 18, mathématiquement).
    Note : le meilleur joueur de New England, Rob Gronkowski, ne reviendra PAS du "protocole concussion" à l'issue du choc violent subi à la tête en fin de première mi-temps… Il est OUT pour la fin de partie. Certains fans de Jacksonville (et/ou les mauvaises langues) n'hésiteront pas à dire qu'il s'agissait donc d'une "faute utile"… sad Rappelons que Gronkowski est le TE ("tight-end", receveur rapproché) qui a capté le plus de passes dans l'histoire des playoffs (856 avec celle de ce soir).

    Le drive inaugural de la seconde mi-temps (pour JAX) se termine par un field-goal de 54 yards passé par Josh Lambo. 17 - 10. Le reste du troisième quart-temps est assez inactif en attaque (ou bon en défense) des deux côtés, jusqu'à ce qu'un drive enfin correct vienne ponctuer les débats : après en particulier une passe de 18 yds et un "flea flicker" qui gagne 15 yds, les Jaguars marquent un nouveau FG. 20 - 10.
    Les Patriots tentent alors une action "bizarre" (avec double-passe vers l'arrière), mais cela échoue, et se transforme même en FUMBLE, rendant la balle au Jaguars (mais ce turnover en leur faveur ne leur donnera pas de point).
    On est déjà largement entré dans le dernier quart-temps (12 mins restantes) et Jacksonville commence à y croire cool : "l'indicateur de chance" indique alors environ 92% (ce qui est sans doute un peu généreux, comme souvent). Rappel ; sur les 32 franchises de la NFL, seules 4 n'ont JAMAIS participé à un Super Bowl : Jacksonville, Detroit, Houston et Cleveland.

    Blake Bortles / Tom Brady
    AP Photo / Steven Senne
    Mais en face, ce sont les New England Patriots wink, l'équipe de tous les records ces vingt dernières années, et qui ont déjà en particulier effectué 5 comebacks de 10 points ou plus en playoffs… (dont le fameux de 25 pts au Super Bowl LI l'année dernière).
    Un long drive qui couvre 85 yds au total, principalement par des passes de Brady (18, 21, 31), dont une énorme sur "3ème et 18" blink et encore un "flea ficker", se conclut par une passe captée par Danny Amendola (cf. photo de droite ci-dessus). 20 - 17 et New England est revenu dans le match en un peu plus de trois minutes.
    Jacksonville mange un peu de temps, mais sur la possession suivante de New England, l'indiscipline rattrape à nouveau les Jaguars puisqu'ils "donnent" ENCORE 26 yards sur une nouvelle "pass interference" (ils en sont désormais à 98 yds de pénalité contre eux… sad). Heureusement, cela n'a pas de vraie conséquence cette fois car les Patriots ne parviennent pas à se rapprocher suffisamment pour tenter le field-goal égalisateur. En revanche, leur défense contraint les Jaguars à un rapide "3 & out" sur la possession suivante, et comme Jacksonville était aculé près de leur ligne, le punt est court… neutral

    Danny Amendola va alors retourner ce punt sur 20 yards, ce qui place les Patriots DÉJÀ en position de field-goal (à 30 yds) tongue ! Quelques actions plus tard, c'est encore Amendola qui marque le touchdown qui donne l'avantage à New England. Un très joli TD, en extension, à la limite du terrain. 20 - 24.
    Est-ce que Blake Bortles (excellent ce soir) et les Jaguars peuvent à leur tour réaliser un "winning drive" (en 2'48") ?
    Franchement, on a du mal à le croire unsure : sur ce quart-temps, ils n'ont engrangé que 30 yards au total, pendant que New England en a gagné 150 (dont 134 par les passes de Brady…). Le suspense est entretenu grâce à Dede Westbrook, qui capte une passe de Bortles pour un gain de 29 yards, ce qui place Jacksonville à 38 yds de l'embut. Malheureusement, Bortles est ensuite sacké par la défense de New England, ce qui entraîne une perte de terrain et plus tard une 4ème tentative un peu désespérée, superbemment défendue (une des actions défensives majeures de ces playoffs…). Les dernières 1'40" (pour NE) ne font ensuite que confirmer le résultat final (cf. photo de gauche ci-dessus).

Super Bowl

Retour sur les Finales de Conférence :
  • Sur les 4 matchups possibles pour le prochain Super Bowl avant ces finales, deux d'entre eux étaient intéressants (si Jacksonville gagnait, quelque soit l'adversaire), un était acceptable (NE - MIN, avec l'histoire du Super Bowl à domicile), et le dernier était à éviter (a priori - bien sûr, on ne sait jamais… wink). C'est évidemment ce dernier cas de figure qui s'est produit neutral, sans que cela soit d'ailleurs une surprise :
    Cela fait maintenant 5 saisons consécutives où les Finales de Conférence sont remportées par l'équipe à domicile (soit 10 finales de suite). Il faut remonter à la saison 2012 pour avoir une victoire à l'extérieur (en fait, les deux).
  • À l'inverse de ce qui était attendu, c'est la Finale AFC qui a été la plus intéressante, les Jaguars étant finalement proches de créer l'exploit. Déception du côté de la NFC, les Vikings n'ayant été dans le coup que pendant un quart-temps (et encore : ils n'ont plus rien marqué après les cinq premières minutes… sad).
  • En revanche, c'est quand même dans ce match (Finale NFC) que l'on trouve l'action du week-end. Ou plutôt les deux actions, que je n'ai pas pu séparer. Tout d'abord le touchdown défensif (le seul de tous ces playoffs) de Patrick Robinson, qui retourne une interception sur 50 yards. Puis le touchdown de 53 yards marqué par Alshon Jeffery sur une passe ÉNORME de Nick Foles. Voir la compilation de ces deux actions sur cette vidéo (3'20", 42 Mo).
  • Super Bowl LII
    Avec 44 et 42 millions de téléspectateurs, les deux Finales ont vu une chute de 8% des audiences par rapport à l'année dernière (mais cela reste parmi les meilleurs scores de l'année). Notons qu'il est très rare que le match du soir rassemble moins de monde que celui de l'après-midi, mais c'est certainement du au fait que la Finale NFC était quasiment jouée à la mi-temps.
    C'est aussi l'occasion de souligner, maintenant que l'on arrive à la fin de ces playoffs, la forte QUALITÉ des commentateurs, sur TOUTES les chaînes. Comme vous le savez, les grands networks américains (NBC, CBS, FOX et ESPN) se partagent les droits de la NFL, n'hésitant pas au passage à annoncer les programmes de leurs concurrents (c'est comme si en France, France2 faisait le samedi soir la pub pour le prime-time du dimanche soir sur TF1, ou réciproquement… lol).
    Ces accords sont "tournants" sur 3 ans, par exemple cette année le Super Bowl est sur NBC, les finales étaient sur CBS et FOX, etc… Et quelque soit la chaîne, le dispositif est exceptionnel et les commentaires vraiment excellents (ce sont des voix bien connues, et respectées). Après, on peut toujours préférer l'habillage graphique de telle ou telle chaîne, mais c'est à la marge.
    Notons que cette année, il n'y a eu qu'un seul match de playoff sur ESPN (sans compter le Pro-Bowl de ce dimanche), c'était le tout premier, et il marquait la DERNIÈRE en tant que consultant de Jon Gruden cool. Après avoir entraîné Oakland puis Tampa Bay (un Super Bowl gagné) entre 1998 et 2008, il était devenu le commentateur émérite des matchs du Lundi Soir sur ESPN. Il vient de signer un contrat mirobolant pour redevenir le coach des Oakland Raiders (bientôt à Las Vegas) à partir de la saison prochaine. Une histoire palpitante, mais que je garde sous le coude pour mon futur résumé de la saison régulière 2018-2019… wink

Présentation du Super Bowl LII


Ce Super Bowl LII sera donc le "re-match" du Super Bowl XXXIX (saison 2004, victoire de New England 24-21 ; note : ce fut le tout premier résumé sur ce site, forcément moins complet que ceux faits récemment… smile). On a quelques similitudes avec cette époque : les Patriots gagnaient là leur troisième SB en quatre ans, ce qu'ils vont à nouveau tenter cette année, et donc contre le même adversaire. Ils avaient également conservé leur titre à cette occasion, ce qu'ils vont aussi essayer de faire puisqu'ils ont remporté le Super Bowl LI. Ce "back-to-back" (deux SBs gagnés d'affilée) a été réussi 8 fois : Green Bay, Miami, San Francisco, Dallas, Denver, New England et Pittsburgh, cette dernière équipe étant la seule (pour l'instant… wink) à l'avoir fait 2 fois. Le dernier "back-to-back" date de 2004, donc par New England.
Les Patriots vont disputer leur 10ème Super Bowl (ils sont pour l'instant à 5-4 sur leurs neuf premiers). Les suivants ex-aequo au classement (avec 8) sont Pittsburgh, Dallas et Denver. En ce qui concerne les victoires en playoffs, New England est deuxième au classement historique (à égalité avec Green Bay et Dallas) avec 34, derrière Pittsburgh à 36.

Super Bowl LII
Les deux équipes ont des statistiques historiques BIEN DIFFÉRENTES lol ! Les Philadelphia Eagles ont eu leur heure de gloire à la fin des années 40s ( wink2 !) ou en 1960, soit bien avant l'ère des Super Bowls. Ils ont perdu leurs deux Super Bowls disputés jusque là, en 1980 et donc en 2004 contre New England. De leur côté, les New England Patriots continuent année après année d'améliorer leurs propres records, collectifs ou bien individuels, pour le quaterback et le coach…

En ce qui concerne les coachs par exemple, Doug Pederson (coach de Philadelphie) a un bilan honnête de 22-12 (62.5%), dont 2-0 en playoffs (obtenu ces deux dernières semaines). Mais il sera opposé au déjà légendaire Bill Belichick, qui a déjà coaché plus de matchs en playoffs (38) que Pederson en a coaché au total (34)… tonguelol !! Le bilan de Belichick est de 278-128 (68.5%) dont 28-10 en playoffs. Il va participer à son 8ème Super Bowl en tant que "head-coach", deux de plus que le suivant dans le classement (Don Shula, 6), et a déjà 5 titres à son actif (et encore : on ne compte pas les deux autres SBs remporté en tant que coach défensif chez les Giants… cool).

Pour ce qui est des quaterbacks, l'écart semble encore plus grand… Nick Foles disputera son 4ème match de playoff (à part les deux de cette année, il a aussi joué un match en 2013), alors que pour Tom Brady ce sera son 37ème tonguesiffle !! Record de très loin, sachant que le deuxième du classement, Peyton Manning, n'en a que 27… hmm (même en élargissant aux autres positions sur le terrain, le kicker Adam Vinatieri n'a joué que 30 matchs de playoff). Si l'on considère maintenant les victoires en playoffs (27, pour 9 défaites), c'est 11 de plus que le deuxième du classement, le légendaire Joe Montana (16).
Enfin, il y a deux records À SUIVRE dans ce Super Bowl LII, car ils pourraient "passer un cap" :
  • 992 passes complètées en playoff : le cap des 1000 ( oui !) SERA réalisé lors du Super Bowl LII… Probablement avant la mi-temps, voire même avant la fin du premier quart-temps. (Note : le deuxième du classement est Peyton Manning avec 'seulement' 649… unsure).
  • 9721 yards à la passe en playoff : le cap des 10 000 est donc jouable, mais plus compliqué que les 1000 passes ci-dessus. Un match à 280 yds est un BON match. C'est tout à fait possible SI New England est "challengé" par Philadelphia, mais s'ils ont largement l'avantage, ils ne tenteront pas des passes uniquement pour passer ce cap honorifique.
Super Bowl LII
Quelques infos diverses :
  • Un mot sur le lieu : Minnesota est surnommé "l'état des 10 000 lacs", ce qui n'est PAS une légende, puisque le compte officiel est de 11 842. C'est une région d'une grande beauté naturelle oui, mais où il ne faut pas craindre le FROID. En janvier, le soleil se couche tôt et se lève tard, les températures MAXIMALES sont de l'ordre de -5°C et les températures minimales ont une moyenne à -13°Croll
    On parle souvent des "Twin Cities of Minnesota" : car deux villes s'entremêlent à cet endroit. Cela date du début, vers 1850, où les colons se faisaient la course pour s'octroyer les terres de chaque côté de l'embouchure du fleuve. Cela a donné Minneapolis (là où est situé le stade, et la plus connue des deux) 413 000 habitants, et St. Paul (capitale de l'état) 302 000 habitants.
  • DEUX JOUEURS, qui ont remporté le Super Bowl l'année dernière avec New England, se retrouvent cette année DANS LE CAMP ADVERSE : le défenseur Chris Long, et le running-back LeGarrette Blount. Comme en plus il s'agit de BONS JOUEURS, les médias mettent le paquet là-dessus… hmm
  • Les New England Patriots sont censés être la "home team" (à domicile) dans ce Super Bowl (ce sera donc : PHI - NE, et non l'inverse). Du coup, ils ont le choix du maillot. => MAIS ils ont choisi le maillot BLANC (celui normalement à l'extérieur), qui leur a plutõt réussi dans les précédents Super Bowl. On peut donc penser que les Eagles évolueront avec leur traditionel maillot vert.
Rappel : comme d'habitude, le résumé du Super Bowl est proposé sur une page séparée, dont seule la conclusion est affichée ci-dessous.

Conclusion


Philadelphia Eagles / Doug Pederson
NFL.com
Les Philadelphia Eagles remportent leur premier Super Bowl (cf. photo ci-contre), après deux échecs (dont le dernier en 2004-2005 contre ces mêmes New England Patriots). Sur l'ensemble des sports, voici les derniers titres obtenus par la ville de Philadelphie : baseball 2008, basket 1983, hockey 1975, et donc football avant ce soir, 1960 (c'était avant l'ère Super Bowl).

Ce Super Bowl LII était vraiment agréable à regarder, à cause évidemment du fantastique festival offensif qu'il nous a proposé (voir tous les records battus ci-dessous). Rappelons qu'à part les deux turnovers (l'interception au deuxième quart-temps et le fumble de la fin de match) et le drive un peu désespéré qui a conclut la partie, TOUS les drives ont conduit à des points marqués, et le plus souvent des touchdowns (9 en combiné smile).
À ce sujet, parmi les records listés ci-dessous, le plus impressionnant et/ou surprenant est probablement ce fameux "UN SEUL PUNT" de toute la partie blink fier !

Records établis ce soir :
  • Plus grand nombre de yards combinés en attaque, tous matchs confondus (saison régulière et playoffs) : 1151.
  • Plus grand nombre de yards combinés gagnés à la passe dans un match de playoff : 874.
  • Plus grand nombre de yards individuels gagnés à la passe dans un match de playoff : 505 (Tom Brady).
  • Plus grand nombre de points marqués par le perdant au Super Bowl : 33 (Patriots).
  • Tom Brady Sack
    NBC
    Plus petit nombre de punts dans un Super Bowl : 1.
  • Super Bowl le plus froid (même si on jouait à l'intérieur ; le précédent record, dans les années 80s, était dans les mêmes conditions) : -16°C (ressentie à -25°C unsure !!).
Alors bon, il faut aussi dire que ce déluge de yards gagnés par les deux équipes a quelque peu rendu la partie un peu étrange par moment, car on n'a pas l'habitude de voir ce genre de chose dans un match de cette importance. En effet, ce n'est pas avec seulement quelques longues actions qu'on a dépassé les 1100 yards combinés en attaque (seules deux actions de 50 et 55 yds, deux autres entre 40 et 50). C'est plutôt la plupart des actions en attaque qui se sont révélées positives, tout cela à cause de défenses incroyablement perméables : des trous béants pour les courses, des receveurs complètement démarqués, des placages ratés, etc… neutral Heureusement, ces problèmes défensifs étaient identiques pour les deux équipes, ce qui nous a permis d'avoir un match avec un bon suspense jusqu'au bout.
(Note : au niveau des petites critiques, je dois également signaler que j'ai trouvé que le grand Al Michaels, commentateur historique sur NBC, était "un poil" POUR New England… Mais bon, peut-être n'est-ce qu'une impression parce que je supportais Philadelphia pour ma part… wink).

Nick Foles MVP
NFL.com
Forcément, cela donne au final des statistiques assez importantes, en particulier pour les deux quaterbacks. Nick Foles, qui a totalement tenu sa place ce soir, termine à 28/43 pour 373 yards et trois TDs (1 interception). Il est très logiquement élu MVP de Super Bowl LII (cf. photo ci-contre).
Quant à Tom Brady, c'est 28/48 pour 505 yards et trois TDs. Il dépasse donc son propre record établi l'année dernière au Super Bowl LI (rappel : il n'y a eu que 3 SBs avec plus de 400 yds pour un quaterback ; Tom Brady l'a fait sur les deux derniers… siffle). Notons en outre que la fameuse "malédiction du MVP" tient toujours : depuis 2001, 8 fois le MVP de la saison régulière (titre honorifique que Brady a obtenu cette année pour la troisième fois) a fini la saison en participant au Super Bowl, et à chaque fois son équipe a perdu… yikes
Enfin du côté des audiences, le match a rassemblé 103.4 millions de téléspectateurs aux États-Unis (avec une pointe à 106.6 pour le spectacle de la mi-temps). Un chiffre qui en fait toujours le programme le plus regardé de l'année mais qui constitue le total le plus bas depuis neuf ans. Le Super Bowl restait en particulier sur quatre scores d'affilée à plus de 110 millions de téléspectateurs, avec un record à 114.4 lors de l'édition 2014-2015. En revanche, belle performance en France, avec une moyenne de 350 000 fans sur W9 (et une pointe à 500 000), soit la deuxième meilleure audience depuis que la chaîne diffuse l'évènement (soit 2010).
Rendez-vous la saison prochaine, le 3 février 2019 au "Mercedes-Benz Stadium" de Atlanta, Georgie, où aura lieu le Super Bowl LIII. big_smile Bye-bye !!
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