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DALLAR
PHINO
INDKC
LACNE
Los AngelesNew Orleans
New EnglandKansas City
New England Patriots (11 - 5)Sun. 03/02 6:00pm ETLos Angeles Rams (13 - 3)
Seattle Seahawks (5)
22
Dallas Cowboys (4)
24
Sat. 05/01
8:00pm ET

Résumé…
Pass: R.  Wilson (SEA) - 18-27, 233 yds, 1 TD
Rush: E.  Elliott (DAL) - 26 car, 137 yds, 1 TD
Rec: T.  Lockett (SEA) - 4 rec, 120 yds
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Les Seahawks ont du attendre la dernière journée pour se qualifier, et les Cowboys doivent confirmer leur regain de forme, car ils n'ont plus gagné en playoffs depuis longtemps.
Pronostic : DAL by 6.
Philadelphia Eagles (6)
16
Chicago Bears (3)
15
Sun. 06/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: N.  Foles (PHI) - 25-40, 266 yds, 2 TD, 2 INT
Rush: J.  Howard (CHI) - 10 car, 35 yds
Rec: A.  Robinson (CHI) - 10 rec, 143 yds, 1 TD
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Ils ont beau être les tenants du titre, les Philadelphia Eagles ne feront pas le poids face aux Bears qui se sont révélés cette saison, en particulier grâce à Mitchell Trubisky.
Pronostic : CHI by 7.
Indianapolis Colts (6)
21
Houston Texans (3)
7
Sat. 05/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: A.  Luck (IND) - 19-32, 222 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: M.  Mack (IND) - 24 car, 148 yds, 1 TD
Rec: K.  Coutee (HOU) - 11 rec, 110 yds, 1 TD
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On attend un match serré, entre deux équipes de la même poule, qui se connaissent donc bien. Difficile de faire un pronostic, le match semble assez indécis.
Pronostic : IND by 3.
Los Angeles Chargers (5)
23
Baltimore Ravens (4)
17
Sun. 06/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: L.  Jackson (BAL) - 14-29, 194 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: M.  Gordon (LAC) - 17 car, 40 yds, 1 TD
Rec: K.  Dixon (BAL) - 3 rec, 53 yds
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Il est TRÈS rare de voir une équipe à 12-4 se déplacer chez une équipe à moindre bilan. Les Chargers seront donc assez logiquement favoris, même à Baltimore.
Pronostic : LAC by 5.
Dallas Cowboys (4)
22
Los Angeles Rams (2)
30
Sat. 12/01
8:00pm ET

Résumé…
Pass: D.  Prescott (DAL) - 20-32, 266 yds, 1 TD
Rush: C.J. Anderson (LAR) - 23 car, 123 yds, 2 TD
Rec: M.  Gallup (DAL) - 6 rec, 119 yds
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Ce sera la 9ème opposition de l'histoire en playoffs entre les deux équipes (avec 4 victoires partout), ce qui constitue le record. D'où une grande rivalité entre eux…
Pronostic : LAR by 7.
Philadelphia Eagles (6)
14
New Orleans Saints (1)
20
Sun. 13/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: D.  Brees (NO) - 28-38, 301 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: A.  Kamara (NO) - 16 car, 71 yds
Rec: M.  Thomas (NO) - 12 rec, 171 yds, 1 TD
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Ce sera difficile pour les tenants du titre de renouveler l'exploit réalisé la semaine dernière à Chicago. À moins que la chance ne leur sourit à nouveau…
Pronostic : NO by 8.
Indianapolis Colts (6)
13
Kansas City Chiefs (1)
31
Sat. 12/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: A.  Luck (IND) - 19-36, 203 yds, 1 TD
Rush: D.  Williams (KC) - 25 car, 129 yds, 1 TD
Rec: T.Y. Hilton (IND) - 4 rec, 60 yds, 1 TD
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Les Colts ont remporté les 4 matchs de playoffs qu'ils ont disputé dans l'histoire contre KC. Mais cette année, les Chiefs ont Mahomes, candidat MVP.
Pronostic : KC by 6.
Los Angeles Chargers (5)
28
New England Patriots (2)
41
Sun. 13/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: P.  Rivers (LAC) - 25-51, 331 yds, 3 TD, 1 INT
Rush: S.  Michel (NE) - 24 car, 129 yds, 3 TD
Rec: J.  Edelman (NE) - 9 rec, 151 yds
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Ce match semble le plus indécis du week-end. Néanmoins Philip Rivers a un bilan de 0-2 en playoffs contre NE (sans aucun TD lancé), et 1-5 en saison régulière.
Pronostic : NE by 4.
Los Angeles Rams (2)
26 OT
New Orleans Saints (1)
23
Sun. 20/01
3:00pm ET

Résumé…
Pass: D.  Brees (NO) - 26-40, 249 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: C.J. Anderson (LAR) - 16 car, 44 yds
Rec: B.  Cooks (LAR) - 7 rec, 107 yds
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New Orleans semble imbattable à domicile en playoffs (6-0 depuis 2006), pourtant la surprise pourrait venir des Rams, qui sont en plein renouveau.
Pronostic : LAR by 3.
New England Patriots (2)
37 OT
Kansas City Chiefs (1)
31
Sun. 20/01
6:30pm ET

Résumé…
Pass: P.  Mahomes (KC) - 16-31, 295 yds, 3 TD
Rush: S.  Michel (NE) - 29 car, 113 yds, 2 TD
Rec: S.  Watkins (KC) - 4 rec, 114 yds
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L'expérience de Tom Brady (41 ans, et PLEIN de records NFL) suffira-t-il face à la jeunesse du meilleur quaterback de la saison, Patrick Mahomes ?
Pronostic : KC by 6.
New England Patriots
0
Los Angeles Rams
0
Sun. 03/02
6:00pm ET

Résumé…
L'expérience est évidemment du côté de New England, mais les Rams sont une autre équipe depuis l'arrivée du coach Sean McVay et du quaterback Jared Goff.
Pronostic : LAR by 3.

Wildcard

Tableau des équipes qualifiées Bilan de la saison régulière 2018-2019

Seules cinq équipes parmi les 12 qualifiées sont de nouveau présentes en playoffs cette année, soit une de plus que le renouvellement record de la saison précédente (voir NFL Playoffs 2017-2018).
Pour Philadelphie, tenant du titre, ce fut limite et laborieux. En revanche, les quatre autres sont celles qui ont conservé la tête de leur division, et sont en plus les deux leaders de chaque conférence (donc exemptées de ce premier tour) : Kansas City et New England en Conférence Américaine, New Orleans et Los Angeles (Rams) en Conférence Nationale.

Ce premier tour comportera au moins deux matchs très intéressants, ceux de dimanche :
  • tout d'abord le match entre les Los Angeles Chargers et les Baltimore Ravens : les Chargers ont obtenu un excellent bilan de 12-4, mais comme ils sont dans la même poule que Kansas City (qui est devant avec le même bilan) cela ne leur donne finalement que le cinquième rang de la Conférence Américaine, et il devront donc jouer à l'extérieur, chez les Ravens qui ont pourtant un bilan inférieur (10-6). Ce pourrait être le match le plus serré des quatre de ce week-end, avec Los Angeles très largement favori (mais attention : Baltimore a remporté leur dernier duel il y a seulement deux semaines…).
  • d'autre part, on surveillera l'entrée dans ces playoffs des tenants du titre, les Philadelphie Eagles : aux deux-tiers de la saison régulière on les voyait déjà perdus, mais ils ont bataillé dur jusqu'au dernier match pour arracher finalement la dernière place qualificative de la Conférence Nationale. Ceci dit, la voie vers un nouveau titre risque d'être beaucoup plus compliquée cet année en partant du 6ème rang (bilan 9-7, le moins bon de tous les qualifiés des deux conférences) que la saison dernière en partant du 1er rang (et donc avec tous les matchs à domicile)… À commencer par ce match chez les Chicago Bears, qui ont fait une saison excellente (12-4).
Équipes qualifiées : saison 2018-2019
RangConférence Américaine (AFC)Bilan
1
Kansas City Chiefs
12 - 4
2
New England Patriots
11 - 5
3
Houston Texans
11 - 5
4
Baltimore Ravens
10 - 6
5
Los Angeles Chargers
12 - 4
6
Indianapolis Colts
10 - 6
RangConférence Nationale (NFC)Bilan
1
New Orleans Saints
13 - 3
2
Los Angeles Rams
13 - 3
3
Chicago Bears
12 - 4
4
Dallas Cowboys
10 - 6
5
Seattle Seahawks
10 - 6
6
Philadelphia Eagles
9 - 7
  • Dans ce début de match, les deux attaques semblent avoir du mal à progresser.
    Le fait marquant du premier quart-temps est en fait la blessure sérieuse (a priori à la cheville) du receveur de Dallas Allen Hurns, qui va provoquer une très longue interruption (près de 15 minutes), le temps de parfaitement sangler le joueur sur la civière, civière qui sera en outre évacuée du terrain sur une remorque et non portée à la main… sad

    Et les problèmes offensifs vont continuer au deuxième quart-temps. Ainsi, à 3 minutes de la mi-temps, on a eu un total de 9 possessions, pour un résultat de 6 punts hmm, 2 FGs réussis (un de chaque côté) et un FG manqué (par Dallas, de 58 yds). Ces dernières minutes vont être un peu plus intenses : d'abord un nouveau field-goal pour Seattle, et surtout le premier touchdown de la partie pour Dallas, une passe de Dak Prescott captée par Michael Gallup, qui a été rendue possible en particulier par une longue course de Ezekiel Elliott pour un gain de 44 yards unsure (plus longue action du match jusque là). Et on arrive donc à la mi-temps sur le score de 6 - 10.

    Amari Cooper Run
    NFL / Ryan Kang
    De retour des vestiaires, les deux équipes repartent sur un rythme plutôt lent, avec encore plusieurs punts de chaque côté. Il faut attendre la fin du troisième quart-temps pour voir une vraie belle action, de la part des Seahawks. Profitant d'une bonne position de départ sur l'une de leurs possessions, ils se rapprochent de l'embut et décident alors de tenter une "4ème & 6". Et ils sont récompensés de cette prise de risque puisque Russell Wilson lance une passe magnifiquement captée oui par Doug Baldwin pour un gain de 22 yards et donc un first-down en excellente position.
    Et quelques actions plus tard, c'est Russell Wilson lui-même qui se charge de marquer le TD à la course. Transformé à 2 points, car Seattle a perdu son "kicker" sur une blessure en fin de première mi-temps, et c'est malheureusement PAS un joueur qui se remplace (le "punter" Dickson peut faire office, mais c'est pas top). La transformation réussit et Seattle repasse en tête. 14 - 10.

    Au début du quatrième et dernier quart-temps, les Cowboys parviennent également à scorer un TD grâce au "toujours là" Amari Cooper (une passe de 34 yards, cf photo ci-contre…), la conclusion étant au bénéfice d'Elliott. 14 - 17, le match reste serré avec plus de 12 minutes restantes.
    Mais alors que Dallas est sur le point de marquer, ils se font intercepter dans l'embut roll !! Les Seahawks ne profitent néanmoins PAS de ce "turnover" (le seul du match, toutes équipes confondues), et c'est au contraire les Cowboys qui se retrouvent quelques minutes plus tard en bonne position.
    Dak Prescott va alors courir pour vingt yards et obtenir un first-down à moins d'un yard de l'embut. Cela permet, facile, le TD décisif : 14 - 24. Bon, Seattle réussit certes un touchdown "de l'espoir", qui plus est converti à 2 points (22 - 24), mais personne n'y croit avec la blessure du kicker Janikowski. Et de fait, le miracle n'aura pas lieu sur le "onside-kick". Dak Prescott, avec Ezekiel Elliott en running-back, gagne ainsi un premier match en playoffs, après leurs débuts désastreux il y a deux ans.
  • Ce sont les Philadelphie Eagles qui ont le premier drive de la partie, conclu par un field-goal de 43 yds (3 - 0) après avoir déjà consommé environ 6 minutes de jeu. Les Bears prennent aussi pas mal de temps mais sont stoppés. La deuxième possession des Eagles débute contre leur propre ligne d'embut, ils ont donc tout le terrain à remonter. Ils ont fait la moitié du chemin (alors qu'on rentre DÉJÀ dans le deuxième quart-temps wink2 !), lorsque Nick Foles est intercepté. Ce premier turnover du match permet à Chicago d'égaliser par un FG de 36 yds (3 - 3).
    Sur le drive suivant, Nick Foles tente une passe longue un peu osée (entre plusieurs défenseurs des Bears… hmm) et se fait intercepter une deuxième fois, dans l'embut. On pense ensuite que Mitchell Trubisky, le quaterback des Bears, est intercepté à son tour DÈS L'ACTION SUIVANTE, mais la révision vidéo re-donne la balle à Chicago.

    Allen Robinson Catch
    AP Photo / David Banks
    Après une possession inefficace de chaque côté, la dernière revient à Chicago, qui progresse bien, en utilisant bien les temps-morts et profitant de quelques belles passes. Puis à 26 secondes de la fin, une action risque de faire parler d'elle. C'est à priori une passe captée par pour Chicago (à moins de 10 yards du but), mais ensuite le ballon lui est retiré des mains, donc fumble… C'est en tout cas ce que pensent les commentateurs… wink MAIS il se trouve qu'ensuite PERSONNE ne récupère ce "fumble éventuel". Ou plutôt si : un arbitre fier !! C'est une situation bizarre, et après une longue révision vidéo le corps arbitral décide de dire "passe incomplète". Bon… unsure En tout cas, les Bears marquent tout de même un field-goal dans les dernières secondes et rentrent aux vestiaires avec l'avantage au score : 3 - 6.

    Cette première mi-temps a été agréable à regarder, avec quelques belles passes, peu de pénalités, peu de punts, et de longs drives bien construits. Une vraie différence avec les deux matchs précédents…
    Le troisième quart-temps semble débuter de manière plus défensive, mais pourtant les Eagles parviennent à réaliser un bon drive (7 actions, 83 yds au total), et c'est le rookie Dallas Goedert qui capte le premier touchdown du match. 10 - 6. En fin de quart-temps, une superbe passe (qui couvre 45 yards tongue, plus longue action du match, cf. photo ci-contre) de Trubisky vers Allen Robinson va amener quelques actions plus tard un field-goal pour les Bears.
    10 - 9. Le dernier quart-temps risque d'être intéressant… smile

    Plusieurs autres longues passes réussies par Mitchell Trubisky amènent plus tard un touchdown aux Bears (par l'inarrêtable Allen Robinson), qu'il tentent logiquement de convertir à 2 points (pour avoir un TD transformé d'avance), mais la conversion échoue.
    Golden Tate TD
    USA Today Sports / Jerry Lai
    Chicago repasse néanmoins devant : 10 - 15.
    Une grosse défense permet ensuite de bloquer les Eagles, mais rien n'est fait pour autant (7 minutes restantes). On sent que le match pourrait se décider dans les dernières secondes, et chaque erreur risque de coûter cher… siffle Deux autres possessions plus tard, on est vraiment dans le "money time" puisqu'il ne reste plus que 1'10", et Philadelphie n'est plus qu'à quelques petits yards du TD de la victoire (un FG ne suffit évidemment pas). Chicago commence à utilser ses temps-morts pour conserver éventuellement une chance si les Eagles passent devant.

    Trois fois les Bears résistent et protègent leur ligne, tout va donc se jouer sur la 4ème tentative… Et Golden Tate capte le touchdown rigole !!! (cf. photo ci-contre, c'est limite mais ok). Evidemment les Eagles essaient de transformer à 2 points (car avoir deux points d'avance ne sert à rien) mais cela ne fonctionne pas.
    Le score est donc de 16 - 15, et il reste 0'56"
    Chicago n'a utilisé que deux temps-morts, il leur en reste donc un. Il faut désormais remonter suffisamment de terrain pour pouvoir tenter un field-goal. Cela commence bien : un bon kick-return les place sur les 40 yds. Puis une passe de Trubisky les fait progresser vers les 35 adverses. Dernier temps-mort. Ils essaient d'avancer encore un peu, mais finalement ils doivent tenter ce field-goal de 43 yards
    Le kicker de Chicago, Cody Parkey, a manqué 10 FGs cette saison, mais celui-là semble à sa portée… ET IL LE RATE !!! roll
    C'est tout bonnement incroyable : le ballon tape le poteau gauche, puis retombe sur la barre transversale et finit sa course du mauvais côté… blinkunsure Un manque de bol évident, il n'y a que cela à dire.
  • Avec deux équipes de la même poule (AFC South), qui se rencontrent donc deux fois à chaque saison régulière et qui se connaissent bien, on pouvait attendre un match intéressant et serré. D'autant qu'ils avaient "splitté" leurs deux duels de cette saison (c'est à dire une victoire chacun).

    Ces deux équipes ont eu un début de saison difficile (premier tiers), pour ensuite bien remonter dans les bilans et se qualifier. Notons que les Colts reviennent cette année en playoffs pour la première fois depuis 2014, où ils avaient atteint la finale de la Conférence (perdue contre New England). C'est aussi une saison de "comeback" pour leur quaterback Andrew Luck, qui avait manqué toute la saison dernière sur blessure. D'autre part, il faut signaler qu'Andrew Luck, bien qu'ayant fait toute sa carrière à Indianapolis, est né et a grandi à Houston. Tous les retours "hometown" sont donc particuliers… wink
    Quant au quaterback des Texans, Deshaun Watson, il fait ici ses débuts en playoffs.

    Et il semble bien que la différence d'expérience entre les deux quaterbacks ait été l'une des clefs du match… cool
    En effet, dès le début du match tout a semblé sourire à Luck alors que Watson n'arrivait à rien. Ainsi, les deux premières possessions pour Indianapolis ont résulté en des touchdowns, alors qu'en face les possessions correspondantes des Texans ont fini en punt ("3 & out") et interception… unsure
    Une interception de Luck au début du deuxième quart-temps semble relancer le match, mais Houston n'en profite pas, et ne marque aucun point sur ce turnover.
    C'est au contraire Indianapolis qui rajoute 7 points au compteur grâce à une nouvelle passe de touchdown d'Andrew Luck (18 yds). Et preuve finale de leur inefficacité, les Texans tentent une 4ème tentative dans les dernières secondes de la mi-temps (plutôt que de marquer 3 points faciles ; c'est une décision normale car ils sont largement menés…), et elle échoue. Donc 21 - 0 à la mi-temps, il n'y a pas de match… neutral

    Le "retour miraculeux" des Houston Texans en seconde mi-temps (crédible sur le papier, car ils ont le record de 9 comebacks cette saison) n'aura pas lieu… siffle
    Le troisième quart-temps n'est qu'une succession de punts (6 de suite !!! yikes) et le match devient soporifique. Il faut attendre le début du quatrième pour voir Houston ENFIN marquer grâce à une belle réception du rookie Keke Coutee. 21-7 à 11 minutes de la fin, c'est jouable…
    Mais personne n'y croit vraiment… wink Et cela n'arrive pas…
    Les Indianapolis Colts rencontreront au second tour les leaders de la Conférence Américaine, les Kansas City Chiefs.
  • Ce match oppose un quaterback bien connu, Philip Rivers pour Los Angeles, qui vient d'enchaîner une 11ème saison de suite à plus de 25 passes de TD (deuxième plus longue série ex-aequo), à un quaterback plutôt méconnu, Lamar Jackson pour Baltimore, qui dispute là son huitième match en tant que titulaire.

    Après plusieurs erreurs sans conséquence de la part des Ravens (deux "fumbles" mais récupérés), il en perdent un pour de bon, et cela permet une bonne postion pour les Chargers (à 15 yards de l'embut), mais ceux-ci ne convertissent pas totalement, se contentant d'un field-goal pour ouvrir le score (3 - 0).
    Puis vers la fin du premier quart-temps ils doublent la mise (un FG de 53 yards… tongue), cette fois en ayant profité d'un bon punt return. 6 - 0.
    Baltimore continue ensuite à pécher en attaque (déjà à leur cinquième possession et un maigre total de seulement 4 first-downs obtenus, sans reparler des trois fumbles dont un perdu…) puisque Jackson se fait intercepter vers le milieu du deuxième quart-temps (après un rebond, donc pas de chance, ce n'est d'ailleurs que sa première interception depuis 128 passes lancées…). Les Chargers doivent à nouveau se contenter d'un simple FG après ce deuxième takeaway, mais petit à petit l'écart continue cependant à grossir (9 - 0). Et ils ont même l'occasion de marquer un quatrième field-goal avant la pause, portant donc le score à 12 - 0.

    Melvin Gordon TD
    AP Photo / Nick Wass
    Le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux équipes ne nous ont pas franchement emballé en attaque pendant cette première mi-temps. Les statistiques de gain sont très faibles (130 yds pour Los Angeles, moins de 70 pour Baltimore), alors on se raccroche à d'autres chiffres plus "anecdotiques" : par exemple, ce n'est que la troisième fois qu'un kicker (en l'occurence Michael Badgley pour les Chargers) passe 4 FGs en première mi-temps d'un match de playoffs… siffle
    Les Ravens ont semblé particulièrement fébribles, pourtant devant leur public, et de leur côté les Chargers ont assuré le strict minimum en prenant les points quand il le fallait.

    Dès le retour du coup d'envoi de la seconde mi-temps, Los Angeles est déjà en bonne position pour marquer. Un autre FG ? Ben non non, car cette fois celui-ci est bloqué par la défense de Baltimore (ce qui arrive très rarement…). Peut-être que la chance est en train de tourner car quelques minutes plus tard les Ravens récupèrent à leur tour un fumble, ce qui leur donne du coup leur TOUTE PREMIÈRE action d'attaque dans le territoire adverse hmm !! Cela n'amène qu'un field-goal, mais c'est déjà cela (ils en loupent aussi un plus tard…). 12 - 3.
    Il faut attendre les dernières minutes du quart-temps pour voir enfin un first-down de la part de l'une ou l'autre équipe, c'est dire si l'attaque est au ralenti cet après-midi… neutral La passe de Rivers captée par Mike Williams, pour un gain de 28 yards, est tout simplement la plus longue action de ce match jusqu'à présent ! rigole

    En tout cas, cela amène Los Angeles à quelques yards de l'embut, et ils vont s'y reprendre à 3 FOIS ( unsure!!!) pour marquer enfin un touchdown… Le tout avec deux révisions vidéo (car chaque TD est obligatoirement revu, mais en plus, ceux-là étaient limites tous les deux), les deux CONTRE eux. Mais bref, finalement ils réussissent à passer la ligne sans contestation possible (une course de Melvin Gordon, cf. photo ci-dessus), et dans la foulée convertissent à 2 points. On entre alors dans le dernier quart-temps et le trou est fait : 20 - 3.

    Lors du drive suivant, le pauvre Lamar Jackson se fait huer par son propre publicmad Il faut rappeler que le quaterback historique de Baltimore, Joe Flacco, a été relégué sur le banc à la mi-saison à cause de piètres performances. Et c'est en fait Jackson qui a permis à Baltimore de se qualifier, avec 6 victoires en sept matchs. Mais vu son match d'aujourd'hui (3/10, 25 yds, INT ; au total d'équipe, qui comptabilise les 4 sacks du quaterback en yards négatifs, Baltimore en est à… 6 YARDS de passe au TOTAL blink !!), certains fans aimeraient bien que le coach Harbaugh tente le tout pour le tout en remettant Flacco sur le terrain (après tout, il reste un quart du match, et seulement deux TDs à marquer pour revenir presque à hauteur…).

    Michael Crabtree TD
    AP Photo / Nick Wass
    Mais cela n'arrivera pas… Il est probable qu'il l'aurait fait à la mi-temps s'il l'avait voulu (ce que les commentateurs suggéraient déjà à ce moment). Après un n-ième FG de Los Angeles (23 - 3), il ne reste désormais plus que 9 mins effectives, et Flacco est retourné s'assoir sur son banc…
    Il s'agit désormais pour Lamar Jackson de ne pas finir ce match EN NÉGATIF (actuellement, ils en sont à -2 yards de total à la passe…), chose évidemment historiquement nulle… (en playoffs, car c'est déjà arrivé en saison régulière). Le drive suivant le rassure sur ce point : des first-downs, certes un autre sack qui lui fait perdre des yards, MAIS aussi une superbe passe complétée de 29 yards qui le met définitivement à l'abri de se déshonneur. Et immédiatement après, Michael Crabtree (l'ancien de SF, d'ailleurs la dernière fois qu'il avait marqué un TD en playoffs c'était avec San Francisco il y a 6 ans, au Super Bowl XLVII contre… Baltimore !) capte une passe dans l'embut (cf. photo ci-contre) pour un touchdown de 31 yards smile ! (plus longue action du match). 23 - 10.

    Bon. L'honneur est sauf, mais les Ravens peuvent-ils aller chercher plus ? On ne sait jamais en Foot US : un turnover, ou une pénalité mal placée, peuvent relancer un match… wink Le "onside kick" ne donne rien (mais il est tenté par les Ravens, ce qui montre qu'ils veulent encore y croire), mais leur défense tient. Et sur le drive suivant Jackson improvise sous pression de la défense adverse et lance une passe un peu désespérée qui pourtant trouve Kenneth Dixon par-dessus un défenseur tongue !! C'est l'action du match lol ! (pour les téléspectateurs). Les Ravens se retrouvent d'un coup à 11 yards de l'embut, avec 2'43" et deux temps-morts (plus le "2 minutes warning" qui arrête automatiquement l'horloge).
    Bon : ne nous emballons pas trop, même en marquant, il faudra peut-être un onside kick RÉUSSI pour pouvoir continuer. De fait, il faudra une 4ème tentative (et donc déjà du temps de perdu), ET une révision vidéo (encore une, mais cette fois pour un score de Baltimore) pour confirmer, mais Baltimore revient effectivement à une possession d'écart : 23 - 17.

    Malheureusement, le TD a eu lieu juste APRÈS les 2 minutes restantes. C'est donc un temps-mort "gratuit" qui a été perdu. Baltimore décide néanmoins un kick "normal", rendant le ballon à Los Angeles et faisant confiance à sa défense (laquelle n'a pas été mauvaise, au contraire de l'attaque).
    Il est hallucinant de voir ce match, a priori à sens unique pendant les 3/4 du temps, se terminer sur une action décisive à 1'41" de la fin roll : si les Chargers gagnent le first-down, c'est le match, sinon il reste une petite chance aux Ravens. Finalement, Baltimore aura bien sa dernière chance (avec 45 secondes restantes, sans temps-mort, avec tout le terrain à remonter, mais cela aurait été un miracle, et se termine avec un n-ième fumble…

Divisional

Analyse du premier tour :
  • À part le premier match (IND - HOU) qui a été plutôt soporifique, les trois autres se sont terminés sur des scores serrés, mais le vrai suspens a surtout été lors du dernier match, à Chicago. Notons qu'il y a eu 3 victoires à l'extérieur, ce qui donnera deux rangs #6 et un rang #5 dans le deuxième tour (voir ci-dessous).
  • Il n'y a pas photo pour déterminer le meilleur match du week-end, c'est évidemment le dernier, PHI - CHI, et cela même sans parler du suspens final. C'est en fait le seul match qui a offert de belles actions d'attaque et des longs drives bien construits. Et puis il y a donc eu ce suspens intenable dans les dernières minutes (ou secondes), jusqu'à cette conclusion improbable tongue… (voir le résumé).
    (Note au passage : on a eu l'explication de la décision étrange des arbitres lors de la fin de la première mi-temps. Ce n'est pas parce qu'ils ne savaient pas quoi faire, c'est en fait un cas prévu dans les règles (un bouquin de 200 pages… fier). En fait, les arbitres se sont initialement trompés. Lors de la révision vidéo, ils s'en sont aperçus, la passe était bien bonne. Et donc fumble par la suite. MAIS comme personne n'a récupéré ce fumble, la règle dit que les arbitres doivent alors retourner à la décision initiale MÊME si celle-ci est faussesiffle).
  • Quant à la meilleure action de ce premier tour, on aurait pu la donner au couple Trubisky-Robinson pour cette passe de 45 yards (plus longue action du match), mais comme Chicago a finalement perdu, il est probable qu'on doive l'attribuer à Golden Tate pour son touchdown victorieux en 4ème tentative à une minute de la fin.
    D'autre part, l'action la plus marquante restera ce field-goal manqué à la fin, avec ce "double-rebond" sur les barres… unsure
Présentation du second tour :
  • Comme la saison dernière, seules 3 équipes se retrouvent deux années de suite dans ce tour Divisional : NE, PHI et NO. Seuls les New England Patriots se retrouvent exactement dans la même situation (c'est à dire deux années de suite à l'extérieur ou à domicile).
  • Étant donné les qualifications à l'extérieur lors du tour précédent, c'est à dire des équipes moins bien classées, on aura logiquement (en fait mathématiquement, car tout cela n'est qu'un calcul de statistiques wink2) des équipes à domicile encore plus favorites que d'habitude.
    • c'est particulièrement vrai pour la NFC : Los Angeles et New Orleans seront assez largement devant dans les pronostics (mais attention à ce que Philadelphie ne refasse pas le coup de Chicago… wink).
    • en AFC, en revanche il y a une petite exception : certes New England sera favori, mais seulement de peu. En effet, rappelons que les Los Angeles Chargers n'ont obtenu ce rang #5 qu'à égalité avec les Chiefs, soit l'équivalent de la première place de la Conférence. Les Patriots devront donc faire attention et faire confiance à leur expérience à ce niveau.
  • En fonction de ce qui précède, le match à particulièrement surveiller ce week-end sera celui de dimanche après-midi : LAC - NE.
  • Plus grand duel de l'histoire en playoffs (9ème rencontre tongue, mais la première depuis janvier 1986…), ce match présente une opposition entre deux des meilleures jeunes combinaisons "quaterback - running-back" de la NFL : Dak Prescott et Ezekiel Elliott côté Dallas, Jared Goff et Todd Gurley côté Los Angeles. Les deux équipes ont eu des revers ces dernières années et ont soif de victoires en playoffs wink2 :
    • Les Rams (rappel : qui étaient auparavant à Saint Louis) n'ont plus participé à une finale de Conférence depuis la saison 2001, et l'année dernière, ils ont seulement terminé une série de 12 ans SANS playoffs par une défaite dès le premier tour, chez eux face à Atlanta.
    • Quant à Dallas, ils n'ont gagné que 3 matchs de playoffs en 22 ans, et leur dernière victoire à l'extérieur remonte à janvier 1993 (à la grande époque). Leur dernière participation à la finale de Conférence date de la saison 1995, depuis ils ont perdu 5 fois de suite sad à ce tour Divisional.
    Amari Cooper TD
    NFL / Ryan Kang
    Los Angeles réalise un bon drive d'ouverture mais sont finalement stoppés à quelques yards de l'embut et doivent se contenter d'un field-goal (0 - 3). Les Cowboys progressent bien à leur tour (grâce en particulier à une 4ème tentative réussie), et c'est Amari Cooper qui capte une superbe passe de 29 yards (cf. photo ci-contre) pour un touchdown (Note : c'est la première fois depuis la saison 1996 que Dallas marque un TD sur sa première possession dans un match de playoffs). 7 - 3. Sur la possession suivante, c'est au tour des Rams de tenter et réussir une 4ème tentative pour étendre leur drive, mais ils échouent encore à peu près au même niveau et ne marquent à nouveau qu'un FG (7 - 6).

    On est déjà rentrés dans le deuxième quart-temps, et le match est lancé sur de bonnes bases smile, avec seulement 3 longs drives qui ont chacun rapporté des points pour l'une ou l'autre équipe. Alors que la défense des Rams contraint Dallas à son premier punt, l'attaque de Los Angeles repart de plus belle et en quelques belles actions (passes de 20 et 16 yds, course de 14 yds) construit un drive qui mène à un touchdown à la course de C.J. Anderson (7 - 13). Sur leur possession suivante, c'est au tour de leur running-back principal, Todd Gurley, de briller par une superbe course (cf. photo ci-dessous) de 35 yards ( blink !) pour un nouveau TD. 7 - 20.

    Malgré une possession supplémentaire de chaque côté (bon, celle de Los Angeles n'était que de 40 secondes, donc pas grand chose à espérer…), rien ne sera marqué avant la mi-temps.
    Après un bon début de match, les Cowboys ont été bien stoppés par la défense des Rams. Ils sont en particulier dominés dans deux statistiques : en temps de possession (10 mins contre 20), et surtout en yards à la course (normalement un point fort de Dallas), avec seulement 40 yards engrangés (contre déjà 170 pour Los Angeles).

    Todd Gurley TD
    NFL / Ric Tapia
    Et la seconde mi-temps ne commence pas mieux pour Dallas, car ils ouvrent le quart-temps par un "3 & out", alors que les Rams (grâce en particulier à une passe de 21 yds captée par Brendin Cooks) augmentent un peu leur avance par un FG (44 yds, 7 - 23).

    Sur le drive suivant, une belle passe de Dak Prescott vers Michael Gallup permet un gain de 27 yards pour les Cowboys, et surtout le même Gallup capte quelques actions plus tard (dont une 4ème convertie) une ÉNORME passe de 44 yards blink (de loin la plus longue du match, et même du week-end fier) !!
    Cela conduit au touchdown de l'espoir pour Dallas, par une petite course de Ezekiel Elliott, qui est ensuite converti à 2-points. 15 - 23, et les Cowboys sont revenus à une possession d'écart.
    Après avoir bloqué les Rams, Dallas se retrouve encore à tenter une 4ème tentative (ce qu'ils ont déjà réussi 2 fois ce soir) plutôt qu'un field-goal difficile (plus de 50 yds), mais cette fois cela ne passe pas. hmm
    Le dernier quart-temps se compose principalement de deux long drives (12 actions chacun, 7'30" et 5'00") :
    • Los Angeles : les Rams progressent doucement, et se rapprochent de l'embut tout en "mangeant du temps". Alors qu'il reste 1 yard à parcourir, le coach Sean McVay, decide de tenter la 4ème tentative au lieu de marquer 3 points. C.J. Anderson s'engouffre dans un trou créé par sa ligne offensive et marque le TD. 15 - 30.
    • Dallas : pour leur part, les Comboys doivent au contraire avancer rapidement, car même s'ils marquent, il faudra conserver du temps pour d'une part bloquer les Rams ET d'autre part marquer une deuxième fois. Cela fonctionne plutôt bien, car après avoir réussi deux fois des 4èmes tentatives (en fait la deuxième provient d'une pénalité contre les Rams), Dak Prescott se charge lui-même de marquer le TD, tout en laissant 2'11" au chrono. 22 - 30.
    Los Angeles Rams
    NFL / Ryan Kang
    Il reste pour Dallas à faire une bonne défense contre Los Angeles (et c'est jouable, avec encore leurs trois temps-morts + celui du "2 minutes"), mais ils n'y parviennent pas… neutral
    Les Rams remportent donc leur première victoire en playoffs depuis 14 ans (et donc la première depuis qu'ils sont retournés à Los Angeles), et participeront à leur première finale de Conférence depuis 17 ans.
    Côté statistiques, ils établissent le nouveau record de la franchise à la course en playoffs avec 273 yards. L'ancien record était de 269, contre ces mêmes Cowboys en 1986, lesquels encaissent également leur record à la course en playoffs (sur un total de 63 matchs disputés en playoffs, record NFL). Sur le plan individuel, C.J. Anderson a couru pour 123 yards et 2 touchdowns, tandis que Todd Gurley ajoute 115 yards et un autre TD (c'est la 4ème fois en playoffs que deux joueurs d'une même équipe passent le cap des 100 yds dans un match). Rappelons que le vétéran Anderson ne disputait là que son 3ème match avec les Rams, lui qui a été engagé il y a seulement un mois rigole pour pallier à une blessure de Gurley.
  • Lors de leur rencontre en week 11 cette saison, New Orleans l'avait largement emporté à domicile, 7 - 48, avec un différentiel de 350 yds en attaque, et en infligeant ainsi la plus lourde défaite de l'histoire d'un Champion en titre.
    Jordan Matthews TD
    AP Photo / Gerald Herbert
    Si on regarde les statistiques, il semble évident que le début du match risque d'être important :
    • les Eagles sont sur une série impressionnante de 19 victoires consécutives lorsqu'ils ont marqué au premier quart-temps (ce qui inclut un bilan de 7-0 cette saison).
    • quant aux Saints, ils sont sur un bilan de 5-0 cette saison lorsqu'ils menaient après un quart-temps, et 9-0 lorsqu'ils étaient en tête à la mi-temps (8 de ces victoires l'ont finalement été de plus de 10 points d'écart).
    Et comme si le paragraphe ci-dessus (note : qui a RÉELLEMENT été écrit avant la rencontre, puisque ces stats étaient dans le "preview"… wink) était prémonitoire, le match débute par une ÉNORME SURPRISE blink : sur la toute première action, Drew Brees tente une très longue passe… et se fait INTERCEPTER par la défense des Eagles rigole !!! C'est donc un peu comme si c'était Philadelphie qui avait le drive d'ouverture, et celui-ci se termine par une longue passe (37 yards) de Nick Foles vers Jordan Matthews, qui va au touchdown (cf. photo ci-contre). 7 - 0.
    Nick Foles TD
    AP Photo / Bill Feig
    Les Saints sont ensuite bloqués sur un "3 & out", tandis que la deuxième possession des Eagles est encore victorieuse : arrivés à quelques yards de la ligne, Nick Foles plonge lui-même pour un TD (cf. photo ci-contre). 14 - 0.

    Le drive suivant est relativement confus : partis très loin dans leur terrain, les Saints progressent d'abord grâce à une pénalité, puis par une bonne passe de Brees (la première un peu longue, 21 yds), mais ensuite le quaterback perd le ballon ! Ce fumble est heureusement récupéré par New Orleans (après une longue révision vidéo), mais c'est sur une 4ème tentative et ils sont donc obligés de punter.
    On entre dans le deuxième quart-temps et les Saints ne semblent toujours pas réveillés, avec des statistiques horribles en attaque. Alors c'est la défense qui réagit, en interceptant Nick Foles sur le drive suivant (note : par Marshon Lattimore, dont on reparlera en fin de match…).

    Michael Thomas Catch
    AP Photo / Bill Feig
    Comme la défense de Philadelphie continue à bien faire son boulot, New Orleans se retrouve à nouveau sur une 4ème tentative. Mais cette fois-ci ils "rusent" : ils font semblant de punter siffle et gagnent finalement le first-down fier !
    Cette tactique surprise (et risquée, car ils étaient loin dans leur terrain) leur permet donc d'étendre ce drive qui semblait condamné, et Drew Brees lance immédiatement après une belle passe (42 yds tongue captée par Michael Thomas cf. photo ci-contre, la moitié après réception) qui les amène à moins d'une trentaine de yards de la ligne adverse. Quelques actions plus tard, New Orleans prend un nouveau risque en tentant un TD plutôt qu'un field-goal facile, et ils sont encore récompensés ! Keith Kirkwood capte ce touchdown (cf. photo de gauche ci-dessous), et les Saints sont enfin dans la partie. 14 - 7.

    Les drives suivants ne donnent rien pour l'une ou l'autre des équipes, mais New Orleans a cependant le temps de marquer un FG avant la mi-temps (45 yds), qui intervient donc sur le score de 14 - 10.
    Il est assez étonnant roll de constater, après ce premier quart-temps catastrophique des Saints, que finalement les deux équipes sont désormais à égalité en statistiques : les Eagles n'ont que 2 yds d'avance à la course et 3 yds à la passe…
    Sur leur première possession de la seconde mi-temps (après avoir bloqué les Eagles), les Saints construisent un drive extrêmement long (18 actions oui !!), qui grâce en particulier à deux passes de 20 yds captées par Michael Thomas (dont une sur tentative "3 & 16" décisive) se termine par touchdown marqué par ce même Thomas. New Orleans passe donc devant (14 - 17), et comme ce drive a consommé 11'29" (ce qui est le record de la saison cool !!) on est déjà à seulement 1'40" restantes dans le troisième quart-temps lol !

    Keith Kirkwood TD
    AP photo / Bill Feig
    Un field-goal de 39 yds au début du dernier quart-temps augmente le score à 14 - 20, alors que les Eagles ne réussissent plus rien en attaque sad. Au premier quart-temps ils avaient joué 10 actions dans le terrain adverse, c'est 0 depuis ; c'est le contraire pour les Saints : 0 dans le premier et 20 actions depuis… wink2
    À 3 minutes de la fin, Philadelphie réalise une bonne action action défensive qui oblige les Saints à tenter un FG difficile (mais possible, 52 yards) et celui-ci échoue !! Il n'y a donc toujours qu'une seule possession d'écart au score, et le suspense n'est pas mort. wink

    Le drive décisif commence bien pour Philadelphie : un first-down obtenu par Ertz, puis un autre gagné grâce à une pénalité qui coûte 15 yds aux Saints, mais alors qu'il ne reste plus que 27 yards à couvrir, une passe de Nick Foles à l'intention de Alshon Jeffery passe au travers des mains de ce dernier et atterit dans celles de Marshon Lattimore blink !! Rappel : c'est déjà lui qui a réalisé la première interception au début du deuxième quart-temps… Indiscutablement l'homme du match, même s'il ne faut pas oublier les 171 yds (record de franchise, en 12 recs) de Thomas. Cette interception est quasiment synonyme de fin de match, car les Saints n'ont plus qu'à "manger" les deux dernières minutes. Les New Orleans Saints battent ainsi leur record de franchise en ce qui concerne un "comeback" en playoffs : 14 points ce soir (contre 10 établi en 2009 au Super Bowl).
  • Arrowhead Stadium
    AP Photo / Charlie Riedel
    Il fait froid ce soir à Kansas City, -1°C (ressentie -5°C), et il neige légèrement. Le terrain a été nettoyé mais il subsiste plusieurs traces blanches par endroits (cf.photo ci-contre).
    L'une des particularités de ce match est qu'il oppose les deux meilleurs quaterbacks de la saison régulière en terme de touchdowns marqués à la passe oui :
    • Patrick Mahomes (Chiefs) avec le record de 50 TDs (et "futur probable" MVP).
    • et Andrew Luck (Colts) avec 39 TDs (donc assez loin derrière, mais deuxième quand même).
    Ce qui nous fait un total combiné de 89 TDs, constituant un nouveau record historique NFL pour un match de playoffs.

    À la suite d'un drive de 90 yards (c'est à dire presque tout le terrain wink), Kansas City ouvre le score par un touchdown à la course de Damien Williams, qui échappe aux défenseurs adverses (cf. photo de gauche ci-dessous, 0 - 7), rendu possible par une passe précédente de Patrick Mahomes vers Sammy Watkins (pour un gain de 34 yds). Puis c'est avec une longue course de 36 yards que Tyreek Hill double la mise sur leur possession suivante (cf. photo de droite en bas). 0 - 14. Leur troisième drive est très long (15 actions roll !), à cheval entre la fin du premier et le début du deuxième quart-temps, et se termine par un field-goal de 39 yards (0 - 17).

    Damien Williams TD
    AP Photo / Charlie Riedel
    Pendant ce temps en face, Indianapolis débute TRÈS mal ce match en attaque puisque leurs quatre premières possessions ont été des "3 & out" yikes !! C'est ainsi encore à Kansas City de se retrouver en attaque. Mais cette fois les Colts réussissent à les arrêter. C'est donc le premier punt de la soirée pour les Chiefs, et celui-ci est contré blink (un cas assez rare, qui vient ici d'une nette erreur de positionnement de la part de Kansas City) ! Et comme en plus cela se produit près de la ligne d'embut, le ballon est récupéré par Zach Pascal et donne un touchdown à Indianapolis… 7 - 17.
    (Note : il y a une erreur dans les statistiques, puisque ce TD n'est PAS comptabilisé dans les "Defensive / Special Teams TDs").
    Cette erreur de leur escouade spéciale ne semble pas affecter l'escouade d'attaque de Kansas City, qui repart sur un nouveau long drive (10 actions, 75 yds), et qui se termine par une course dans le coin de Patrick Mahomes lui-même (7 - 24).

    Il reste 1'40" dans cette première mi-temps, l'occasion pour les Colts de se réveiller un peu sur un dernier drive rapide. De fait, ils gagnent 70 yards sur cette seule possession (ils étaient à seulement 21 sur l'ensemble des quatre précédentes) et 4 first-downs (contre 0 avant). Malheureusement, ils ne parviennent qu'à 5 petits yards de la ligne et préfèrent prendre le field-goal plutôt que tenter un touchdown hypothétique sur la dernière action de la mi-temps. Et l'expérimenté Adam Vinatieri, 23 saisons (et 32 matchs de playoffs, seul Tom Brady fait mieux avec 37), qui détient le record NFL de 56 FGs marqués en playoffs (sur 68 tentés) et le record de points marqués en playoffs avec 237, manque ce field-goal facile de 23 yds (le plus court qu'il ait jamais loupé) sad !!

    Tyreek Hill TD
    AP Photo / Charlie Neibergall
    La seconde mi-temps débute par des possessions infructueuses (deux de chaque côté), et il faut attendre la fin du troisième quart-temps pour avoir de nouveau un peu d'action. Les Chiefs commettent un fumble, récupéré par Indianapolis. Et comme ce turnover survient dès le début de la possession de Kansas City, ils sont encore sur leurs propres 20 yards (position normale pour débuter un drive). On se dit alors que Indianapolis va profiter de cette excellente position de départ pour revenir dans le match, mais deux actions plus tard Andrew Luck se fait voler le ballon siffle ! Décidément, rien ne semble fonctionner pour les Colts ce soir… hmm

    On repart ensuite sur des possessions qui ne donnent rien (3 punts de suite), puis Indianapolis réalise un bon drive, pour être à nouveau stoppés en 3ème tentative (ils en sont à 0/8 dans ces situations ce soir… neutral). Alors comme il ne reste déjà plus que 6 minutes à jouer, ils décident de jouer une "4ème & 9", un peu désespérée. Et ce choix un peu osé est finalement payant, puisque non seulement ils réussissent à prolonger leur drive, mais qu'en plus sur l'action d'après Andrew Luck lance une passe de 29 yards (cela doit être la plus longue réussie pour lui ce soir…) qui est captée par T.Y. Hilton pour un touchdown. Bon, ensuite Vinatieri (qui est vraiment dans un mauvais jour) manque la transformation, un petit point manquant qui pourrait compter en fin de match. 13 - 24.
    Ce point ne manquera finalement pas (ni d'ailleurs les trois autres manqués en fin de première mi-temps), puisque Kansas City parachève sa victoire dès le drive suivant, conclu par un touchdown à la course de Darrel Williams. 13 - 31. Kansas City met ainsi fin à 25 ans de frustration en playoffs, puisque la dernière fois qu'ils ont participé à une Finale de Conférence, c'était en janvier 1994
  • Les Patriots marquent un touchdown dès le drive d'ouverture (une petite course du rookie Sony Michel), et les Chargers répondent avec une ÉNORME passe de 43 yards roll pour un TD de Keenan Allen (cf. photo de gauche ci-dessous) ! C'est la 12ème passe de TD en playoffs pour Philip Rivers, qui égale ainsi Dan Fouts en tête des tablettes de l'équipe. 7 - 7.

    Keenan Allen TD
    AP Photo / Charles Krupa
    Sur la possession suivante, Julian Edelman devient le 10ème meilleur receveur en yards de l'histoire en playoffs (1072 yards ; il terminera en fait le match à la 8ème place de ce classement, avec 1140 yds), et Sony Michel marque son deuxième touchdown personnel (cf. photo de droite ci-dessous). 7 - 14.

    Pour l'instant équilibré (note : c'est la première fois depuis la finale de Conférence NFC 2009 que les 3 premiers drives ont donné des TDs), le match tourne ensuite en faveur des Patriots. En effet, alors que les Chargers sont obligés de punter sur leurs deux possessions suivantes, New England continue de marquer des touchdowns à l'issue de chacune des leurs. Sur la suivante, Julian Edelman en profite pour obtenir sa 94ème réception en playoffs, ce qui en fait le deuxième meilleur de l'histoire sur cette statistique (rappelons que le record NFL est quasiment inatteignable, puisque Jerry Rice le détient avec… 151 réceptions tongue !).

    Ce drive se termine par une passe de 15 yards délivrée par Tom Brady et captée dans l'embut par Phillip Dorsett (7 - 21). Malgré la très longue expérience des New England Patriots en playoffs (Brady dispute cet après-midi son 38ème match de playoffs, record NFL pour un joueur, le coach Bill Belichick son 40ème), c'est néanmoins la première fois que l'équipe marque 3 TDs sur leurs trois premières possessions.
    Sony MMichel TD
    AP Photo / Elise Amendola
    Et comme signalé plus haut, ils font encore mieux puisqu'ils marquent également un touchdown sur la quatrième cool ! Cette fois, c'est encore Sony Michel qui fait le principal du travail avec une énorme course de 40 yards ( siffle !), mais c'est finalement Rex Burkhead qui inscrit le TD à la course. 7 - 28.

    Après un nouveau punt de Los Angeles, leur défense parvient ENFIN à bloquer les Patriots (et en plus, rapidement, sur un "3 & out") qui doivent donc frapper leur premier punt du match. Malheureusement pour les Chargers, le joueur chargé de recevoir ce punt laisse tomber le ballon (ce genre de fumble est appelé "muff catch"). Si dans un premier temps les arbitres jugent que la balle est sortie du terrain (et reste alors aux Chargers), il y a révision vidéo sur réclamation des Patriots et celle-ci leur donne raison, à savoir qu'ils ont bien récupéré ce fumble. Cela leur redonne donc une nouvelle possession, qui plus est en très bonne position, et ils en profitent pour marquer à nouveau un TD, encore une course de Sony Michel qui en est à son troisième personnel wink. 7 - 35.

    Melvin Gordon TD
    AP Photo / Charles Krupa
    C'est le score à la mi-temps de ce match qui semble totalement à sens unique jusqu'à présent (en fait les probabilités sont déjà à plus de 99% pour NE… hmm). Au troisième quart-temps, New England ajoute 3 points au tableau par un field-goal (on est presque surpris de les voir être bloqués, après un long drive de 14 actions, à seulement 10 yds de l'embut…), tandis que Los Angeles relance un peu l'intérêt de la seconde mi-temps par un touchdown marqué à la course par Melvin Gordon (cf. photo ci-contre). 14 - 38.

    Alors que l'on est entré dans le dernier quart-temps, les Patriots doivent encore une fois se contenter d'un FG sur leur drive suivant (14 - 41), mais cela suffit à maintenir un écart de 4 "scoring", et le match est plié (d'ailleurs les commentateurs vont passer une bonne partie du quatrième quart-temps à discuter de la future finale de Conférence plutôt que du match actuel). On peut cependant donner crédit aux Chargers de jouer jusqu'au bout avec deux touchdowns marqués en trois possessions : d'abord une passe captée par Virgil Green (transformation à 2-points, 22 - 41), puis une passe vers Antonio Gates (la transformation à 2-points échoue). 28 - 41, score final.

    En plus des multiples records personnels battus, égalés ou étendus (Brady, Edelman mais également James White avec ses 15 réceptions en un match), l'équipe des New England Patriots a passé plusieurs caps oui :
    • 35ème victoire en playoffs, deuxième ex-aequo avec Dallas (Pittsburgh = 36).
    • 15ème qualification en Finale de Conférence, deuxième ex-aequo avec San Francisco (Steelers = 16).
    • 8ème Finale de Conférence consécutive, plus longue série historique (ils avaient déjà le record à 7).

Conférence

Analyse du deuxième tour :
  • Aucune victoire à l'extérieur, donc ce sera #2 contre #1 dans les deux conférences. Notons qu'entre les saisons 2000 et 2012, 9 fois des équipes ont réussi à atteindre le Super Bowl après avoir joué dans un match wildcard (c'est à dire du premier tour des playoffs), soit des équipes de rang #3 à #6 dans l'une ou l'autre des conférences. Deux équipes l'ont fait deux fois : les New York Giants en 2007 et 2011, et les Baltimore Ravens en 2000 et 2012. Mais depuis la saison 2013, aucune équipe ne l'a fait, et ce ne sera donc pas encore le cas cette année…
  • Il n'y aura pas non plus de "back-to-back" (2 Super Bowls remportés d'affilée), puisque les tenants du titre ont été éliminés. Les derniers à l'avoir fait sont les New England Patriots, en 2003 et 2004. Il faut dire que la tâche des Philadelphia Eagles était ardue, car ils étaient les derniers qualifiés de leur conférence, et la dernière fois qu'une équipe de rang #6 a remporté le SB, c'était Green Bay lors de la saison 2010.
  • Si deux des matchs de ce deuxième tour se sont terminés avec seulement une possession d'écart au score, il était difficile d'y voir un vrai suspense jusqu'au bout, et donc difficile de sélectionner un meilleur match. C'est également le cas des meilleures actions… On aura remarqué les touchdowns à la course de Tyreek Hill (KC, 36 yds) et Todd Gurley (LAR, 35 yds), et les passes captées par Michael Gallup (DAL, 44 yds) et Michael Thomas (NO, 42 yds).
Présentation des Finales de Conférence :

Comme l'année dernière, New England est la seule équipe à se retrouver à ce stade de la compétition deux saisons de suite. En fait, pour les Patriots c'est la 8ème fois d'affilée tongue, ils étendent leur propre record. Et ils seront encore sous les projecteurs dimanche soir à Kansas City en tant que match le plus attendu.
  • Conférence Nationale (NFC)
    • Les deux équipes se sont rencontrées en saison régulière, c'était en novembre, et Los Angeles avait perdu sur le score de 35 - 45 au Superdome (c'est à dire à La Nouvelle Orleans, où aura aussi lieu cette Finale).
    • Coachs : les deux se prénomment Sean wink, mais sont très différents en terme d'âge et d'expérience. Du côté des Saints, Sean Payton a 55 ans, il est coach depuis 13 ans, ce sera sa 3ème Finale NFC et a déjà gagné un Super Bowl. Pour les Rams, Sean McVay n'a que 32 ans, ce n'est que sa deuxième saison en tant que coach principal et sa première Finale de Conférence. Notons que c'est la même disparité en ce qui concerne les quaterbacks de chaque équipe : Drew Brees a fêté ses 40 ans mardi dernier alors que Jared Goff a 24 ans.
  • Conférence Américaine (AFC)
    • Comme pour l'autre Conférence, ce sera un "re-match" de la saison régulière, c'était lors de la week 6 à New England et les Patriots s'étaient imposés sur le fil (40 - 43) grâce à un field-goal à la dernière seconde. Ce match, diffusé en prime-time dans le cadre du Sunday Night, avait donné des statistiques de folie en attaque unsure : 946 yds combinés, Brady 340 yds (2 TD, 2 INT), et Mahomes 352 yds (4 TD, 2 INT).
    • Mais cette fois le match aura lieu à Kansas City, pas Foxborough, et cela pourrait faire la différence. Depuis le début de l'ère Brady/Belichick, les Patriots ont un bilan de 20-3 en playoffs lorsqu'ils sont à domicile, mais seulement 3-4 à l'extérieur. Les deux dernières fois qu'ils ont du jouer une Finale à l'extérieur, ils ont perdu. De leur côté, les Chiefs hébergeront pour la première fois une Finale AFC. Cette saison, leur bilan à domicile est de 8-1.
    • Coachs : Andy Reid (Chiefs) a un bilan de 1-4 en Finale de Conférence (il était alors en NFC, coach des Eagles de Philadelphie). Sa dernière Finale date de 2008. De son côté, Bill Belichick (Patriots) en est à 8-4 à ce stade de la compétition. Ce sera sa 8ème Finale consécutive.
  • Garrett Griffin TD
    AP Photo / Carolyn Kaster
    Le premier drive de la partie est pour les Saints. Ils progressent bien, grâce en particulier à Alvin Kamara, qui capte une passe de 21 yds (sur une 3ème tentative), puis une autre de 14 yds juste après, et ils sont proches de marquer le touchdown (ballon relâché par D.Arnold, qui avait pourtant capté dans l'embut), mais c'est finalement un field-goal qui ouvre le score (c'est déjà bien, car ils n'avaient plus marqué de points sur leur drive d'ouverture lors de leurs 6 derniers matchs… neutral). 0 - 3.
    Les Rams sont quant à eux bloqués sur leur premier drive, et s'apprêtent à concéder un "3 & out", mais justement, sur cette 3ème tentative, la passe de Jared Goff est déviée et atterit dans les mains de D.Davis. Ce turnover précoce est le premier encaissé par Los Angeles depuis 211 actions (en 3 matchs), et comme il intervient au début d'un drive, il re-donne la possession à New Orleans en EXCELLENTE position : la ligne des 16 yards adverses siffle !! C'est pratiquement un nouveau scoring d'assuré, et heureusement pour les Rams leur défense permet que ce ne soit à nouveau que 3 points. 0 - 6.

    Todd Gurley TD
    AP Photo / David J. Phillip
    Los Angeles concède cette fois un vrai "3 & out", ce qui fait qu'en deux possessions, ils n'ont joué que 6 actions, n'ont gagné aucun first-down et un total combiné de… 5 petits yards hmm ! Les Saints passent quant à eux le cap des 100 yards gagnés sur le drive suivant (ils sont particulièrement efficace sur les 3èmes tentatives, avec un ratio de 4 converties sur 5). Ce drive, étendu grâce à une pénalité sur une 4ème tentative, se termine par un touchdown capté par Garrett Griffin (cf. photo de droite ci-dessus). 0 - 13.
    Fin du quart-temps, et il est assez drôle de constater que celui-ci se déroule exactement comme la semaine dernière ici-même MAIS dans l'autre sens : en effet, c'était alors Philadelphie qui avait totalement dominé le premier quart-temps, ne laissant quasiment rien aux Saints, alors que c'est eux ce soir qui infligent la même chose à Los Angeles rigole. Et tout comme l'avaient alors fait les Saints pour tenter de débloquer la situation, les Rams font un "fake punt" (le botteur se chargeant de lancer une passe) qui leur permet de convertir une 4ème tentative (et du coup d'obtenir leur premier first-down de la soirée). Après une bonne progression, il doivent néanmoins se contenter d'un FG. 3 - 13.

    Taysom Hill TD
    AP Photo / Carolyn Kaster
    Suivent plusieurs drives infructueux grâce à une bonne défense des deux côtés, mais la dernière possession est pour Los Angeles, avec environ deux minutes à jouer. Brandin Cooks capte une passe de Jared Goff pour un gain de 36 yards (plus longue action pour les Rams jusqu'ici) et cela permet une course de touchdown de Todd Gurley dès l'action suivante (cf. photo de gauche ci-dessus). La mi-temps est donc sifflée sur le score de 10 - 13.
    Sur la première possession de la seconde mi-temps, Mark Ingram court pour 16 yds, l'une des 12 actions de ce long drive, qui se termine par une course de touchdown de Taysom Hill (cf. photo ci-contre).
    Les Saints refont le trou, 10 - 20.
    Los Angeles répond immédiatement (un drive avec entre autres une belle passe vers Cooks, 25 yds, et une longue course de Josh Reynolds, 14 yds) en marquant un TD à leur tour (une passe vers Tyler Higbee). 17 - 20.

    Gerald Everett Catch
    AP Photo / David J. Phillip
    Le troisième quart-temps est passé très vite, et tout peut encore se passer au dernier lol. Les défenses sont d'abord à l'œuvre (un punt assez rapide de chaque côté), puis Jared Goff réussit une énorme passe de 39 yards (plus longue du match, les deux équipes combinées cool !) vers Gerald Everett (cf. photo de gauche ci-contre), et une autre un peu plus tard vers Josh Reynolds (33 yds), ce qui place les Rams en très bonne position puisqu'ils ne sont plus qu'à 7 yds de la ligne. Ils sont finalement bloqués à quelques centimètres, et le coach Sean McVay préfère égaliser par un field-goal plutôt que de tenter un TD sur 4ème tentative. 20 - 20.

    Il reste 5'03" à jouer, et la possession qui vient est la plus importante de la partie pour les deux équipes : l'attaque de New Orleans doit évidemment marquer, mais le plus tard possible, tandis que la défense de Los Angeles doit les bloquer le plus rapidement possible.
    Au moment du "2-minutes warning", Drew Brees tente une ÉNORME passe et celle-ci est captée par Ted Ginn Jr (un des vétérans) pour un gain de 43 yards tongue !!!

    Désormais à seulement 13 yards de l'embut, les Saints sont déjà quasiment assuré du field-goal, et les Rams doivent absolument empêcher le TD en utilisant leurs deux temps-morts restants pour garder un peu d'horloge. Ils n'en ont besoin que d'un pour bloquer New Orleans, qui reprend logiquement la tête par un FG. 20 - 23, avec 1'41" à jouer (et donc un temps-mort restant pour Los Angeles).
    Greg Zuerlein Winning FG
    AP Photo / David J. Phillip
    Les Rams ont donc un dernier drive, soit pour l'égalisation soit pour la victoire. Ils parviennent jusqu'à la moitié du terrain, et même au-delà sur l'action suivante, ce qui les met dans la "zone de frappe" de leur buteur, Greg Zuerlein. Et avec 19" restantes, ce dernier est donc amené à tenter un field-goal assez long (48 yds), mais faisable (son record est à 61), en particulier dans un stade fermé. Et il le réussit, ce qui envoie du coup les deux équipes en prolongation. 23 - 23.

    Ce sont les Saints qui gagnent le tirage au sort et qui ont donc la première possession (rappelons qu'avec les nouvelles règles des prolongations les deux équipes doivent avoir au moins une fois le ballon, SAUF si un touchdown est marqué lors de la première possession). New Orleans progresse pas trop mal au début mais Drew Brees est intercepté blink par John Johnson… Le ballon est donc maintenant aux Rams, et comme c'est la deuxième possession, eux n'ont besoin que d'un field-goal pour l'emporter. Et quelques actions plus tard, Greg Zuerlein est de retour sur le terrain, sauf que cette fois la tentative de FG, encore plus longue, de 57 yards, n'est plus seulement pour obtenir l'égalisation et la prolongation, mais bien pour la victoire.
    Le field-goal passe, et qualifie les Los Angeles Rams pour le Super Bowl LIII fier. Score final : 26 - 23.
    Notons que c'est la première défaite pour Drew Brees à domicile en playoffs (bilan 6-0, désormais 6-1) et que cela faisait 6 ans qu'une équipe n'avait plus gagné une Finale de Conférence à l'extérieur (les deux conférences combinées, soit 10 finales de suite…).
  • Encore plus que la semaine dernière, il fait très froid oui ici, au Arrowhead Stadium : -7°C (ressentie -15°C à cause d'un vent de plus de 20 km/h). Rappel : nous sommes vers le centre-nord-est des USA, à la limite du Missouri et du Kansas, et contrairement à ce que son nom semble penser la ville est rattachée à l'état du Missouri.
    Un mot à propos de l'expérience des deux équipes : 36 joueurs de New England ont déjà participé à au moins une Finale AFC (pour un total combiné de 123 matchs), alors qu'AUCUN joueur de Kansas City n'a la moindre expérience à ce niveau… neutral

    Sony Michel TD
    AP Photo / Jeff Roberson
    C'est Tom Brady qui commence en attaque, lui qui dispute sa 13ème Finale de Conférence (avec un bilan de 8-4, mais dont seulement 2-3 à l'extérieur). Et ce premier drive est parfait, débutant avec 2 first-downs obtenus sur les deux premières actions, avec 3 conversions sur 3ème tentative pour étendre la possession, et finissant par une course pour un touchdown de Sony Michel (cf. photo ci-contre), 7 - 0.
    Ce long drive (15 actions) a déjà consommé en temps plus de la moitié du premier quart-temps (8'05" soit le plus long des "opening drives" de New England cette saison)…
    C'est ensuite au tour de Patrick Mahomes, mais le jeune quaterback de Kansas City, qui quant à lui découvre le haut niveau (ce n'est pas un rookie, mais presque, puisque c'est sa première saison complète), débute mal : plusieurs passes imprécises et un "sack" subi pour une grosse perte de 14 yards.
    Les Patriots repartent donc en attaque, et à la fin du premier quart-temps ils sont déjà dans les 10 yards adverses. Décidemment, les premiers quart-temps sont à sens unique cette année (après le PHI-NO et le LAR-NO) : cette fois, les statistiques en faveur de New England sont de 119 yds contre -11 (à cause du sack), 10 first-downs contre 1, et 12'38" de possession contre 2'22"… sad

    Tyreek Hill Catch
    AP Photo / Elise Amendola
    Heureusement pour les Chiefs, leur défense intercepte Brady (dans l'embut) alors qu'on pensait le TD quasiment acquis pour les Patriots (ou au moins un FG). C'est la première interception du quaterback légendaire depuis… 78 passes tentées dans la "red-zone" (c'est à dire les vingt derniers yards) en playoffs (la dernière remontait au Super Bowl XLIX, saison 2014).
    Ce turnover n'est néanmoins coûteux que "potentiellement" car les Chiefs ne parviennent toujours pas à progresser et doivent rapidement rendre le ballon aux Patriots. Il faut attendre leur possession suivante (NE a punté aussi) pour que les Chiefs deviennent ENFIN POSITIFS au total des yards, grâce à une passe de Mahomes (12 yds) lancée de manière un peu désespérée, alors qu'il était sur le point d'être sacké une nouvelle fois (un pied déjà pris par le défenseur… rigole). C'est peut-être cette action un peu miraculeuse qui a rappelé à Patrick Mahomes qu'il était le meilleur quaterback de la saison : sur l'action suivante, il lance une BOMBE de 42 yards tongue (cf. photo ci-contre), captée par Tyreek Hill (note : qui a établi le record de l'équipe en saison régulière avec 1479 yds). Mais la pression défensive des Patriots est toujours là : il est encore sacké, ce qui empêche Kansas City non seulement de continuer ce bon drive, mais également de marquer au moins un field-goal.

    Sammy Watkins Catch
    AP Photo / Charlie Riedel
    Les Patriots ont le dernier drive de la mi-temps, et le convertissent par un touchdown à la passe (29 yds) de Phillip Dorsett. 14 - 0. Depuis qu'Andy Reid est le coach de Kansas City, JAMAIS (jusqu'à aujourd'hui donc wink) son équipe n'a été réduite à ZÉRO POINT à l'issue de la première mi-temps d'un match (que ce soit en playoffs ou en saison régulière, c'est à dire sur 51 matchs)… De l'autre côté, lors de ses deux matchs de playoffs cette saison (en combinant la semaine dernière et aujourd'hui) New England a des stats totales IMPRESSIONNANTES en première mi-temps roll : 592 yds gagnés contre 175 pour les adversaires (dont seulement 32 pour KC ce soir), 40 first-downs contre 9 (3 pour KC aujourd'hui), et surtout 49 points contre 7 (0 donc ce soir pour KC).

    Après cette première mi-temps CATASTROPHIQUE, les Chiefs se doivent de réagir devant leur public (rappel : dont une bonne partie n'a jamais vu leur équipe à ce niveau de la compétition, puisque la dernière finale de conférence date de 1994…). Une TRÈS LONGUE passe de Mahomes vers Sammy Watkins (cf. photo de gauche ci-contre) permet déjà de gagner… 54 yards blink (de très loin la plus longue passe captée de ces playoffs…), et juste après la passe vers Travis Kelce (12 yds) donne le touchdown. 14 - 7.
    Après une bonne défense de chaque côté, New England réussit à augmenter l'écart au score (FG, 47 yds). 17 - 7. Lors de la possession suivante, Mahomes est obligé de s'employer lui-même à la course pour étendre le drive, puis les Chiefs bénéficient d'une pénalité "pass interference" qui les amène à 1 yard de l'embut. Et sur l'action suivante, Damien Williams capte le touchdown. 17 - 14.

    Damien Williams TD
    AP Photo / Jeff Roberson
    On vient de rentrer dans le dernier quart-temps, et Kansas City a partiellement refait son retard, non seulement au score mais également en statistiques : déjà 145 yds gagnés dans cette seconde mi-temps (rappel : 32 en première). Sur le drive suivant les Patriots parviennent à peu près à 30 yards du but, mais la défense des Chiefs les contraint à tenter une 4ème tentative. Un choix assez logique du coach Bill Belichick : un FG ne leur donnerait que six points d'avance, ce qui est moins qu'un touchdown transformé, et puis il reste quand même plus de 9 minutes à jouer, et beaucoup de choses peuvent encore arriver fier. D'autre part, il n'y a que quelques centimètres à gagner ("4th & inches")… Mais cela échoue et arrête donc ce drive.
    Kansas City récupère donc le ballon, mais leur quaterback est toujours sous la pression défensive des Patriots (il a déjà été sacké 4 fois ce soir) et ils sont encore obligés de punter. Mais sur ce punt la balle rebondit devant les mains de Julian Edelman, puis est récupérée par les Chiefs : c'est autorisé uniquement si la balle a été touchée par un Patriot, ce qui a été jugé initialement par les arbitres. Néanmoins, la vidéo montre (avec force zooms et ralentis pendant plusieurs minutes… cool) que la balle a FRÔLÉ ses deux mains, puis son épaule… Bref, la possession est rendue à New England.
    Cependant, deux actions plus tard, le même Julian Edelman, en tentant de capter une passe de Brady, ne peut que la toucher du bout des doigts, et cette déviation profite à Daniel Sorensen qui intercepte donc (et en plus il gagne 24 yds après avoir pris ce ballon). Quelques actions plus tard, Damien Williams capte le TD (cf. photo de droite ci-dessus) qui donne la tête à Kansas City pour la première fois du match. 17 - 21.

    Cela ne doit pas trop inquiéter Tom Brady : lors de sa longue carrière, lorsqu'il menait de 14 points ou plus à la mi-temps (ce qui était le cas ce soir) son bilan est de… 72-1 (saison régulière ou playoffs) !! Sa seule défaite dans ces conditions fut lors de la Finale AFC de 2006… Et il reste la moitié du quatrième à jouer. Il repart donc en attaque et mène son équipe jusqu'aux 10 yards adverses, où ils doivent à nouveau tenter une "4ème & inches". La décision de Belichick est à la fois aussi logique que la précédente (un FG les laisserait derrière au score), mais également encore plus risquée (un échec donnerait aux Chiefs de bonnes chances de "manger" le temps restant). Cette fois, la tactique est payante : Sony Michel s'infiltre dans la défense et court jusqu'au touchdown (cf. photo de gauche ci-dessous). 24 - 21, 3'32" à jouer.

    Sony Michel TD
    AP Photo / Elise Amendola
    Kansas City progresse grâce en particulier à une autre pénalité "pass interference" particulièrement coûteuse pour New England, puis Sammy Watkins capte une belle passe de Mahomes et court vers la ligne… Il est finalement stoppé à 2 yards de l'embut. Mais Damien Williams convertit cela en un touchdown (son 3ème personnel, deux à la passe et celui-ci à la course), et Kansas City repasse en tête alors que l'on atteint le "2-minutes warning". 24 - 28.
    New England a donc la dernière possession, sachant qu'un FG n'est pas suffisant. Et après plusieurs actions confuses (des pénalités, une révision vidéo, etc…), ils se retrouvent à 4 yards, 42 secondes à jouer, le suspense est TOTALunsure Et Rex Burkhead MARQUE LE TD lol !! 31 - 28.

    Bon. Il reste néanmoins 32 secondes au chrono, Kansas City est sur leurs propres 30 yards (soit 70 yds à gagner…). Après quelques bonnes passes complétées par Patrick Mahomes, les Chiefs sont devant une décision difficle (à 16 secondes restantes…) : soit tenter un FG égalisateur synonyme de prolongation, soit continuer d'avancer, au moins d'une action. Mais sachant qu'ils n'ont plus de temps-mort, ils n'auront pas le temps de faire rentrer le botteur sur le terrain s'ils ne réussissent pas le touchdown. Un FG sera donc sufisant, cela fait 31 - 31, et par conséquent prolongation (la deuxième de l'histoire en AFC, après celle de 1986).

    New England gagne le tirage et c'est Tom Brady qui débute en attaque, lui qui a déjà gagné deux fois des matchs de playoffs en prolongation (pour aucune défaite). Une passe vers Chris Hogan, puis une autre pour Edelman (20 yds) permet déjà de passer la ligne médiane. Julian Edelman gagne encore 15 yds, et franchement on croit au touchdown à chaque passe tentée par Brady… Rob Gronkowski puis Rex Burkhead amènent les Patriots à 5 yards, et finalement c'est ce dernier qui court pour le TD victorieux. Score final : 37 - 31.

Super Bowl

Retour sur les Finales de Conférence :
  • Si les premiers tours n'avaient pas proposé de "vrais" suspenses (à part le match PHI-CHI en wildcard, avec cette fameuse surprise finale… rigole), les deux Finales de Conférence ont vraiment été EXCELLENTES sur ce point fier !!
    Avec d'ailleurs un scénario presque identique : un gros déficit au début pour l'une des équipes (0-13 en NFC, 14-0 en AFC), puis une remontée, et finalement une prolongation tongue pour décider du représentant de la conférence au futur Super Bowl. En NFC, les Rams ont du faire deux de ces remontées, et n'ont JAMAIS mené dans le match avant le field-goal gagnant en prolongation. Et en AFC, tout s'est joué dans un quatrième quart-temps HISTORIQUE blink : 4 changements de leader, 4 drives consécutifs avec un TD, et un total record de 38 points marqués en combiné…
  • Super Bowl LIII
    USA Today
    C'est grâce à ce 4ème quart-temps de folie que l'on peut aisément choisir cette Finale AFC comme le meilleur match de cette semaine. Quant aux meilleures actions, il est évident que ce sont les actions qui ont donné la victoire en prolongation à chacune des équipes qui sont les plus importantes (un FG pour les Rams, un petit TD à la course pour les Patriots). Notons que les actions les plus longues de chaque match ont été réalisé par les équipes qui ont perdu : passe de 43 yds captée Ted Ginn Jr (NO), et passe de 54 yds captée par Sammy Watkins (KC).
  • C'est la première fois de l'histoire que LES DEUX Finales de Conférence se décident en prolongation oui. Pour la Finale AFC ce n'est que la deuxième fois : Denver avait battu Cleveland en 1986. Rappelons que les prolongations sont un fait rare : sur les 127 matchs de ma base (14 saisons, depuis 2005), il n'y a que 5 prolongations, DONT les deux de cette année.
  • On a également eu deux victoires à l'extérieur (note : ce seront donc les deux #2 qui s'affronteront au Super Bowl LIII). La dernière fois que cela s'est produit, c'était lors de la saison 2012. Et en fait, depuis il n'y avait eu AUCUNE victoire à l'extérieur à ce niveau (en 5 saisons, soit 10 Finales).
Quelques autres faits de ces Finales :
  • Conférence NFC :
    • L'un des gros sujets de discussion après le match a été ce fameux "no-call" des arbitres contre les Rams vers la fin du temps règlementaire… En effet, les Saints auraient du bénéficier d'une pénalité pour "pass-interference", qui leur aurait permis de continuer au moins un peu leur drive et de "manger" du temps au chrono. Mais les arbitres n'ont pas sifflé unsure cette pénalité pourtant évidente unsure (même sans les ralentis), et comme ce genre d'action n'est PAS éligible à une révision vidéo, New Orleans a du rendre le ballon aux Rams, qui ont ensuite égalisé. Bon, il est néanmoins difficile de dire si cette erreur flagrante d'arbitrage aurait donné la victoire aux Saints… siffle
    • Le cas du "running-back" vedette de Los Angeles, Todd Gurley (élu meilleur joueur offensif la saison dernière), a aussi fait l'objet de plusieurs articles. Rappelons qu'il revient d'une blessure au genou qui l'a privé des derniers matchs de la saison régulière, au point que les Rams ont été obligé d'engager C.J. Anderson en urgence. Les deux coureurs se partagent certes le temps sur le terrain, mais force est de constater que Gurley ne semble vraiment pas être revenu à son meilleur niveau : sur cette finale, ses stats totales ont été de seulement 5 actions pour 13 yards (contre 17 et 49 yds pour son "remplaçant"). Espérons que les deux semaines de repos avant le Super Bowl lui seront profitables… neutral
  • Conférence AFC :
    • Les Kansas City Chiefs ne sont pas passés bien loin de retourner ENFIN au Super Bowl : leur dernière participation remonte en fait au Super Bowl IV (une victoire) en… 1970 tongue !! C'est presque un record, puisqu'ils ne sont devancés que par les New York Jets (un an de plus, SB III). Rappelons néanmois qu'il y a également un certain nombre d'équipes qui ne sont jamais allés à la grande Finale. Pour leur coach Andy Reid (20 saisons, dans plusieurs équipes différentes), c'est aussi une nouvelle occasion manquée, pour lui qui détient un triste record hmm : 25 matchs disputés en playoffs SANS avoir gagné de Super Bowl (et 195 victoires en saison régulière, 2ème plus fort total sans victoire au SB).
    • Pour le jeune quaterback Patrick Mahomes, il pourra ("sans doute", car ce n'est pas encore fait…) se consoler en devenant, à 23 ans, l'un des plus jeunes MVP de saison régulière. Il rejoindrait ainsi trois "légendes" oui : Jim Brown (21 ans en 1957, 22 ans en 1958), Walter Payton (23 ans en 1977) et Dan Marino (23 ans en 1984). En tout cas, même sans titre MVP, Mahomes peut se targuer d'avoir établi des stats record dans ses 17 premiers matchs : 5381 yds à la passe (avant : 4591), 50 TDs à la passe (avant : 41), et un "rating" de 111.7 (avant : 107.9).

Présentation du Super Bowl LIII


Ce sera donc un "re-match" du Super Bowl XXXVI de la saison 2001, où les Patriots s'étaient imposés face aux Rams sur le score de 17 - 20 grâce à un field-goal à la dernière seconde.
Ce Super Bowl, disputé début février 2002, est connu pour plusieurs raisons :

Super Bowl LIII
Espn.com
- déjà, il avait lieu peu de temps après les attaques du 11 septembre, et donc dans un climat particulier. Ces attentats avaient poussé la NFL a décaler d'une semaine la fin de la saison régulière, donc les playoffs et par conséquent le SB. Premier Super Bowl à être joué début février, il est à l'origine de la semaine supplémentaire de repos entre les Finales de Conférence et la grande finale qui sera instaurée à partir de 2004.
- de plus, ce sera la première victoire de New England (après deux échecs), et surtout la première d'une longue série de participations pour le fameux duo "Belichick-Brady" (coach-quaterback).
- enfin, ce fut une grosse surprise blink tellement les St. Louis Rams étaient très largement favoris. Leur quaterback Kurt Warner était MVP de la saison 2001 tandis qu'en face Tom Brady n'en était qu'à sa deuxième saison.

Après ce match de 2002, les deux équipes ont suivi des trajectoires radicalement différentes :
  • New England Patriots :
    • Pour New England, ce match a été le début d'une collaboration TRÈS fructueuse rigole entre le coach Belichick et le quaterback Brady puisqu'ils ont désormais tous les deux le record de participations à leur poste respectif avec 9 Super Bowls disputés (en comptant ce SB LIII). Parmi ceux-ci, ils en ont gagné 5 (et donc 3 défaites pour l'instant), tout en établissant un nombre incroyable de records divers et variés.
      Parmi ces records en Super Bowl, Tom Brady détient 14 records individuels siffle, dont surtout les trois plus importants (meilleurs totaux de l'histoire) : 2576 yards à la passe, 235 passes complétées (sur 357 tentatives), et 18 touchdowns marqués. D'autre part, en cas de nouvelle victoire cette année, il pourrait devenir le SEUL joueur de l'histoire à avoir 6 bagues de Champion (il partage actuellement le record avec Charles Haley, qui a gagné avec les 49ers et les Cowboys).
    • Notons que cette longue série des Patriots, et leur domination régulière en AFC, leur a également attiré une certaine animosité neutral parmi les fans adverses… Comme un peu ce que l'on avait vu envers d'autres équipes qui ont eu une image "d'imbattables" dans d'autres sports, comme les New York Yankees en MLB ou les Chicago Bulls en NBA du temps de Michael Jordan.
      Dans le cas de New England, il faut aussi rappeler que leur réputation a été écornée par deux grosses polémiques pendant cette longue période de succès : le "Deflategate" et le "Spygate"… hmm
    • Super Bowl LIII
      Espn.com
      En tout cas, la "dynastie" Belichick-Brady se poursuit… wink C'est leur troisième participation à un SB consécutif, chose que seulement deux franchises ont fait jusqu'à présent : les Miami Dolphins (3 aussi) et les Buffalo Bills (4, on se souvient des années 90s…). Notons en outre que New England est désormais à égalité avec Pittsburgh pour le record de victoires en playoffs (36), qui pourrait donc être battu ce dimanche.
  • Los Angeles Rams :
    • Pour les Rams, le parcours pendant cette même période a été une longue descente aux enferssad Lorsqu'ils ont perdu ce fameux Super Bowl XXXVI, ils sortaient d'une saison 2001 avec le meilleur bilan de la ligue (14-2), et participaient à leur deuxième SB en trois saisons (après l'avoir gagné lors de la saison 1999). Ensuite, sur les 15 saisons suivantes, ils n'ont signé qu'une seule saison avec un bilan positif et n'ont gagné aucun match de playoff (3 défaites en tout) ! Ils sont devenus la risée de la NFL et ont enchaîné sept coaches, avant de déménager à nouveau vers Los Angeles (d'où ils étaient venus vers St. Louis en 1995).
    • Puis, alors qu'ils avaient encore un bilan catastrophique de 4-12 il y a deux ans, ils ont embauché le coach Sean McVay et recruté le jeune quaterback Jared Goff. Et tout a changé… fier
      Maintenant, l'équipe est de nouveau l'une des meilleures de la ligue, McVay (33 ans) est le plus jeune coach à mener son équipe au Super Bowl, et Goff (24 ans) est devenu le plus jeune quaterback à gagner une Finale NFC ! Il est assez drôle de noter que lors de ce fameux match de 2002, Sean McVay avait alors 16 ans alors que pour sa part Jared Goff avait 7 ansrigole
Le résumé est disponible sur la fiche complète du match : Super Bowl LIII.
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